Une GT1 de course homologuée pour la route : la Lamborghini Murciélago R-GT
A quelques semaines de Rétromobile, RM Sotheby's a mis à son catalogue une auto assez spéciale. Le lot 188 est une Lamborghini Murcielago R-GT GT1 développée par Reiter Engineering, la structure de Hans Reiter.
Présentée au salon de Francfort 2003, la Lamborghini Murciélago R-GT marque une étape clé dans le retour de la marque de Sant’Agata Bolognese au plus haut niveau de la compétition GT. Développée en collaboration avec Reiter Engineering et Audi Sport, cette version radicale de la Murciélago répond aux règlements FIA et ACO de la catégorie GT1, ce qui lui permet de s'exprimer sur différents circuits à travers le monde.

Sous sa carrosserie spectaculaire se cache un V12 atmosphérique de 6,0 litres, associé à une boîte de vitesses séquentielle. Contrairement au modèle de série à transmission intégrale, la R-GT adopte une architecture à propulsion, optimisée pour la course.
En 2004, l’exemplaire présenté chez RM Sotheby's — châssis n°61 — est acquis par Team JLOC, l’écurie officielle du Lamborghini Owners’ Club japonais. L’objectif est clair : engager la Murciélago en Super GT, puis viser les 24 Heures du Mans. Longtemps engagée sur les circuits japonais, la voiture connaît son apogée sportive lors de l’Asian Le Mans Series 2009.

Cette saison inaugurale, disputée sur deux courses de 500 kilomètres à Okayama, voit la Murciélago R-GT triompher dans la catégorie GT1. Pilotée par Atsushi Yogou et Hiroyuki Iiri, elle remporte la première manche avant de décrocher la deuxième place lors de la course suivante, un résultat suffisant pour offrir à l’équipage le titre de champion GT1.
Après sa carrière en compétition, le châssis 61 demeure au sein de Team JLOC avant d’être exporté en Europe et conservé dans une collection privée. En 2021, le propriétaire actuel entreprend un projet aussi ambitieux qu’inhabituel : rendre cette GT1 homologable pour un usage routier. La transformation est confiée à BBM Sport, la structure de Bob Berridge et Steve Briggs, qui réalise une reconstruction complète et méticuleusement documentée. Toutes les modifications nécessaires à l’immatriculation au Royaume-Uni sont intégrées, permettant une mise en circulation officielle en 2022 sous le numéro UK V5C.
Estimation : 650 à 800 000 euros

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Guyom
12 jan. 2026 • 13:08