Jamie Chadwick : « Je cherche un programme plus complet »
Après une deuxième saison en LMP2 chez IDEC Sport, Jamie Chadwick poursuit son apprentissage de l’endurance tout en réfléchissant à la suite de sa carrière. Soutenue par Genesis Magma Racing via le Trajectory Programme, la Britannique a également pu découvrir le prototype GMR-001 cette année. Portimão marque son dernier rendez-vous 2026 avec l'European Le Mans Series en compagnie de Laurents Hörr et Valerio Rinicella sur l'Oreca 07 n°18.
Pour 2027, Jamie Chadwick souhaite avant tout multiplier les opportunités de roulage, avec un intérêt particulier pour le GT3. Entre bilan de saison, progression personnelle et perspectives d’avenir, Jamie Chadwick fait le point.
Quel bilan tirez-vous de cette deuxième saison en LMP2 ?
La saison est passée très vite. Il y a des similitudes avec l'année dernière, notamment le fait de rester au sein de la même équipe. Disputer une deuxième saison dans le championnat permet de tirer profit de tout ce que l'on a appris lors de la première.
Sur le plan des performances, nous avons été très compétitifs et, personnellement, je me suis sentie plus performante que l'an dernier. La saison précédente avait donné de très bons résultats, même si je manquais parfois de rythme sur mes relais. Cette année, il a été plus difficile de concrétiser les performances par des résultats. Malgré cela, le bilan reste très positif, notamment avec cette nouvelle composition d'équipage.
Vous venez de la monoplace. Comment avez-vous vécu le fait de partager une voiture avec deux coéquipiers ?
L'année dernière, c'était la première fois que je partageais une voiture avec deux autres pilotes. J'ai eu beaucoup de chance de travailler avec Mathys (Jaubert) et Daniel (Juncadella), qui sont aujourd'hui engagés dans le programme Hypercar de Genesis. C'étaient d'excellents coéquipiers pour découvrir cette façon de travailler.
Cette saison a été tout aussi enrichissante avec Laurents (Hörr), qui possède une grande expérience, et Valerio (Rinicella), qui s'est montré très rapide pour sa première année. Il faut évidemment accepter certains compromis et composer avec des approches différentes de la course. Mais c'est aussi ce qui rend cette expérience intéressante. J'apprécie vraiment le travail d'équipe et le fait de construire quelque chose ensemble.
Le soutien de Genesis est-il important dans votre progression ?
Il est même essentiel. Dès la première année du projet, Genesis nous a apporté une aide considérable. Au moment où nous nous battions pour le titre, nous disposions de nombreux ingénieurs, davantage que certaines équipes n'en comptaient au total. Ce soutien s'est poursuivi cette saison. J'ai également eu la possibilité de participer à plusieurs séances au volant de l'Hypercar. C'est une expérience extrêmement enrichissante. Le programme est encore jeune, mais il s'appuie sur des personnes qui possèdent beaucoup d'expérience. On voit l'équipe progresser et se développer, et c'est intéressant de pouvoir suivre cette évolution de l'intérieur.
Vous avez roulé en Hypercar et même en Formule 1 sur une Williams. Cela reste tout de même une très belle année. Quid de 2027 ?
Pour la Formule 1, je peux dire que ma vie est accomplie ! (Rires.) Plus sérieusement, rien n'est encore confirmé pour la saison prochaine. Les discussions sont en cours et nous étudions les différentes possibilités. Mon objectif est de participer au plus grand nombre de programmes de course possible, avec un intérêt particulier pour le GT3.
La catégorie LMP2 est une catégorie fantastique, mais se limiter à l'ELMS ou à l'IMSA réduit le nombre d'opportunités. En GT3, il existe énormément de championnats et de week-ends de course. Cela permet de rouler davantage et de multiplier les expériences. On constate aussi que beaucoup de pilotes engagés en Hypercar possèdent une solide expérience du GT.
Gardez-vous de bons souvenirs de vos débuts en British GT4, il y a une dizaine d'années ?
Bien sûr ! Cela remonte à longtemps, mais je garde d'excellents souvenirs de cette période, qui correspondait à mes débuts en sport automobile. La catégorie GT3 a énormément évolué depuis. Le niveau de compétition est aujourd'hui très élevé et c'est une voie que j'aimerais explorer la saison prochaine, éventuellement en parallèle d'un programme en LMP2.
À l'époque, vous aviez choisi la monoplace en disputant la British F3. Le GT3 n'était donc pas une option ?
J'avais 17 ans lorsque l'occasion de courir en monoplace s'est présentée. Cela a orienté la suite de ma carrière et j'ai naturellement suivi cette voie. Plus tard, mon expérience en monoplace aux États-Unis m'a donné très envie d'y retourner. J'aime les circuits, la culture et l'environnement de la compétition américaine. C'est un univers qui m'attire beaucoup et que j'aimerais retrouver si une opportunité se présente.
Un programme de fin d'année est prévu ?
Rien n'est confirmé pour le moment. Je ne prévois pas de participer à l'Asian Le Mans Series à ce stade, même si ce championnat m'intéresse beaucoup.
La situation pour le futur dépend aussi de plusieurs paramètres, notamment de l'évolution des catégories de pilotes. Lorsqu'un pilote passe de Silver à Gold, cela peut avoir des conséquences sur la composition des équipages et sur les possibilités de programme. Il faut donc tenir compte de nombreux éléments avant de prendre une décision.
Qu'en est-il de l'ELMS pour la saison prochaine ?
La situation est encore incertaine. J'aimerais continuer en ELMS, mais je cherche également à construire un programme plus complet. Disputer seulement six courses dans une saison ne représente pas suffisamment de temps de roulage à mes yeux. Je veux pouvoir courir davantage, continuer à progresser et multiplier les expériences. C'est pour cette raison que le GT m'intéresse particulièrement : il offre beaucoup de possibilités et permet d'envisager différents championnats.
Commentaires
Connectez-vous pour commenter l'article