Dorian Boccolacci : « La Porsche Carrera Cup France a été un fil conducteur »
Dans le contingent des pilotes Porsche à être passé par la Carrera Cup France, Dorian Boccolacci possède une trajectoire quelque peu à part.
Au contraire de Julien Andlauer, ou encore Mathieu Jaminet, qui ont rapidement tourné leur avenir vers le GT, le Cannois a gravi les échelons de la pyramide monoplace jusqu'en F2 en 2019, un peu sur la trajectoire de plus anciens pensionnaires comme Patrick Pilet, arrivé jusqu'en Formule Renault 3.5.
D'abord passé par le GT3 en 2020, c'est vers la Porsche Carrera Cup, via les séries France, Allemagne et Supercup que le Français a entamé la deuxième phase de sa carrière.
Deux fois vice-champion avec Martinet by Alméras, Dorian Boccolacci décroche finalement le titre Cup France en 2023 avec CLRT.
Un tremplin vers le giron Porsche, dans lequel il a officiellement été intégré depuis cette année, après un passage en tant que Selected Driver de Porsche Motorsport Asia Pacific et une campagne complète en GT World Challenge Asia en 2025.
Preuve que la Porsche Carrera Cup peut servir tant pour détecter les jeunes talents que pour rebondir après plusieurs années en compétition.
« Cette arrivée en Porsche Carrera Cup France a clairement été un moment décisif pour moi, décrit Boccolacci, présent lors de la finale de la saison 2026 au Paul Ricard en tant que coach chez GP Racing Team. Si on parle aussi à Ayhancan Güven ou encore à Alessandro Ghiretti, cela a été aussi un moment décisif.
Après la Formule 2, j'étais passé en GT l'année suivante et cela s'était bien passé, puisque j'avais pu retrouver des contrats avec les sponsors que j'ai pu emmener de la F2 en GT, mais qui allaient me suivre seulement une année pour faire la transition.
Dans ma tête, mon objectif c'était clairement de passer professionnel. Via l'équipe de Philippe Alméras et avec Pierre Martinet, qui soutiennent beaucoup de pilotes, cela m'a permis de pouvoir continuer le sport auto, faire deux saisons en Porsche Cup.
C'était important de faire un championnat où toutes les voitures sont les mêmes, et où le pilote se démarque avec le travail de l'équipe.
J'ai ainsi pu commencer à rentrer un petit peu dans la famille Porsche avec une nouvelle saison avec CLRT où nous avons gagné tout en revenant aussi en GT World Challenge en GT3. Tout cela a été un fil conducteur.
Tout est parti à partir du moment où je suis passé en Porsche Carrera Cup France et chacune des personnes que j'ai rencontrées a eu un rôle spécial et important pour moi.
Je les remercie énormément parce que c'est eux qui m'ont permis de pouvoir continuer et aujourd'hui de vivre de ma passion. »
La bonne école
Venu de la monoplace et son pilotage très spécifique, le Français met par ailleurs en avant le caractère formateur de la 911 GT3 Cup dans sa progression vers le GT3.
« On sent l'ADN avec le moteur derrière en porte à faux et on sait comment ça se pilote dès que l'arrière commence à embarquer, explique Boccolacci.
Et généralement les pilotes qui roulent très bien en Porsche Cup se battent aux avant-postes en Porsche Super Cup. Les championnats sont relevés et aussi regardés par les autres constructeurs, c'est très regardé. C'est la meilleure école monomarque. »
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