Matthieu Vaxiviere : « Les 24 Heures de Spa sont un tremplin pour revenir en GT »
Absent des plateaux GT ces dernières années, Matthieu Vaxiviere s'apprête à retrouver une discipline qu'il connaît bien à l'occasion des 24 Heures de Spa. Le pilote français, qui sort d'un podium LMP2 Pro-Am aux 24 Heures du Mans, sera au départ de la classique belge sur une Ferrari 296 GT3 EVO engagée par AF Corse dans le cadre d'un programme qui pourrait marquer une nouvelle orientation dans sa carrière.
Après plusieurs saisons consacrées principalement aux prototypes et à son rôle de pilote de développement et de réserve pour Alpine , Matthieu Vaxiviere souhaitait retrouver le GT. Une volonté qu'il a lui-même concrétisée en prenant contact avec Amato Ferrari durant l'hiver.
Pour son retour en GT, Matthieu Vaxiviere évolue en Pro-Am pour épauler Miguel Molina, Peter Dempsey et Custodio Toledo.
« C'est un deal qui s'est fait cet hiver avec Amato, a expliqué le Français à Endurance-Info. J'ai dit à Amato Ferrari que je souhaitais revenir en GT parce que maintenant je suis libre de toute activité. »
Cette prise de contact a débouché sur une opportunité de participer aux 24 Heures de Spa avec AF Corse, une épreuve qu'il considère comme idéale pour relancer sa présence dans la discipline. « Il a pensé à moi pour les 24 Heures de Spa, précise-t-il. Je pense que ça sera un bon tremplin pour revenir. »
À plus long terme, Vaxiviere envisage même de combiner ses activités en LMP2 avec un programme GT plus conséquent.
« L'idée serait de pouvoir faire un programme complet en GT en parallèle de l'ELMS », laisse-t-il entendre.
Même pour un pilote aussi expérimenté, le retour en GT3 nécessite une période d'adaptation. Matthieu Vaxiviere n'avait plus piloté de Ferrari depuis pas mal d'années et découvre une voiture très différente de celles qu'il a connues auparavant.
« Il faut du roulage et puis c'est une voiture que je connais pas du tout », reconnaît-il. Au-delà du pilotage pur, le Français souligne à quel point la catégorie GT3 a évolué au fil des années. Les écarts de performance étant extrêmement réduits, le moindre détail peut désormais faire la différence.
« Maintenant, chaque détail compte, explique le pilote AF Corse. Avant, tu faisais un baquet et tout allait bien... Là, si tu n'es pas bien calé pour le freinage, ça ne va pas. Il faut vraiment peaufiner le freinage. J'ai dû mettre deux bouts de mousse pour bien freiner et relâcher mes fesses. »
Engagé dans la catégorie Pro-Am, Vaxiviere adopte une position particulièrement mesurée quant à ses attentes immédiates. Bien qu'il soit l'un des pilotes professionnels de l'équipage, il estime avoir encore beaucoup à apprendre sur cette Ferrari GT3.
« Le pilote classé Bronze a plus d'expérience que moi dans cette voiture, sourit-il. Durant le Prologue, je n'avais pas trop envie d'aller dans les détails techniques parce qu'il fallait déjà que je revienne à mon niveau pour juger. »
Cette édition des 24 Heures de Spa marquera la cinquième participation du Français à l'épreuve belge. Une course qui occupe une place particulière dans son parcours de pilote.
Ses premiers souvenirs remontent à bien avant ses débuts dans la classique ardennaise.
« C'est une course que je regardais tout le temps à la télé, se souvient-il. S'il y en avait bien une que je voulais faire tous les ans, c'était celle-ci. »
Son histoire avec Spa a débuté en 2012 lorsqu'il y disputait la course sur une Porsche 911 GT3 Cup de l'équipe Martinet by Almeras.
Avec 9 GT3 engagées dans la classe Pro-Am uniquement présente aux 24 Heures de Spa, Matthieu Vaxiviere et ses coéquipiers ont le potentiel pour se faire une place de choix.
Commentaires
Connectez-vous pour commenter l'article