Schumacher CLRT et Côme Ledogar aux 24H de Spa : un retour ciblé, une ambition intacte
Cette année, Schumacher CLRT se consacre à ses programmes en Porsche Supercup et Porsche Carrera Cup Germany. Toutefois, l'écurie de Côme Ledogar retrouve la scène GT3 internationale à l'occasion des 24 Heures de Spa. Un rendez-vous que l'équipe française avait inscrit de longue date dans son calendrier et qu'elle aborde avec une préparation différente de celle de ses rivales habituées aux joutes du GT World Challenge Europe.
L'édition 2026 doit faire oublier le début de course de l'année passée où Laurin Heinrich avait terminé sa course dans une McLaren. Retenu en IMSA, l'Allemand n'est pas de la partie cette année. Matt Campbell et Ayhancan Güven sont épaulés par Frédéric Makowiecki. Sur le papier, le trio a de quoi jouer la gagne sans la pression du championnat. Une initiative qui avait réussi à GPX Racing en 2019.
Pour Côme Ledogar, ce retour en catégorie Pro n'est pas le fruit d'une opportunité de dernière minute.
« Ça a toujours été dans les papiers, explique le vainqueur de l'épreuve 2021. C'est une course qui était prévue depuis le début de l'année. »
Une arrivée sans course de préparation
Contrairement à la majorité des équipes engagées en GT World Challenge Europe, Schumacher CLRT débarque dans les Ardennes belges sans avoir disputé de course en GT3 cette saison.
Un choix qui pourrait apparaître comme un handicap mais que Côme Ledogar analyse avec nuance. « Je ne sais pas si c'est mieux, sourit-il. En tout cas, tu n'as pas la fatigue, tu as l'énergie nécessaire pour bien faire. »
Le patron d'équipe estime même que cette situation a permis à son équipe de préparer son rendez-vous belge dans des conditions idéales.
« On arrive ici, on n'a pas grand-chose à faire sur la voiture, affirme-t-il. La voiture est prête. »
Pour autant, il refuse d'affirmer que cette préparation plus sereine réduit automatiquement la pression.
« Il arrive que quand tu es pris par le temps, tu n'as pas trop le temps de réfléchir », glisse-t-il avec humour.
Une connaissance déjà acquise de la Porsche GT3 R Evo
Si la Porsche 911 GT3 R EVO constitue l'une des nouveautés techniques du plateau, Schumacher CLRT possède déjà une expérience précieuse du modèle.
L'équipe française a en effet participé à son développement avant son homologation définitive. Une expérience qui offre une certaine familiarité avec la voiture même si le Français préfère relativiser son niveau de connaissance.
Le GT3 oui, mais à sa manière
Si Schumacher CLRT effectue son retour en GT3 à Spa, Côme Ledogar ne cache pas que son avenir ne passe pas nécessairement par un engagement permanent dans la discipline.
La raison est simple : le modèle économique dominant du GT3 moderne repose largement sur des équipages intégrant des pilotes amateurs ou "gentlemen drivers", un fonctionnement qui ne correspond pas à la philosophie de Schumacher CLRT.
« Je ne passe pas le cap d'accepter de faire rouler autre chose, reconnaît-il. C'est le côté qui me plaît le moins du sport automobile. Quand tu as un pilote qui te casse un splitter, il faut passer des heures à regarder les vidéos le lundi pour savoir quel est le pilote, à qui le facturer... Je ne sais pas faire Ce n'est pas du tout une critique mais je ne sais pas faire. »
Un constat sans détour qui explique pourquoi Schumacher CLRT ne cherche pas à devenir une structure GT3 à plein temps sur l'ensemble des championnats européens. « À partir de là, on n'a pas de gros avenir en GT3 », admet-il.
L'attrait intact des grandes courses internationales
Pour autant, Côme Ledogar n'a rien perdu de son intérêt pour certaines épreuves d'envergure mondiale. L'Intercontinental GT Challenge continue notamment de faire partie des programmes capables de le séduire.
« Ça m'attire toujours autant, confie-t-il. Faire un container, partir à l'autre bout du monde, faire Bathurst par exemple, ça peut faire rêver. »
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