Ma belle histoire des 24 Heures du Mans 2026 avec Debard Automobiles
Tirer la belle histoire des 24 Heures du Mans 2026 avec Debard Automobiles n’a rien d’un exercice facile. Des belles histoires, on peut en trouver plusieurs. Sur le sujet, je suis d’ailleurs en parfait accord avec mes deux collègues. Il me fallait donc trouver autre chose pour ne pas être redondant.
Une belle histoire peut aussi être personnelle, et la mienne l’est à 100 %. Je la dédie à mon père car, sans lui, rien de tout cela ne serait arrivé. Sans cette passion transmise très jeune, rien n’aurait été possible. Tout a découlé de lui, qui, chaque année, allait au Mans.
Dans les années 70 et 80, aller aux 24 Heures du Mans, même si la ville n’est qu’à 200 kilomètres de chez moi, c’était comme partir à l’autre bout du monde : pas d’internet, pas de réseaux sociaux, pas de BoP opaque, pas de téléphone portable, pas de GPS, pas de télévision par satellite. Bref, une autre vie.
Je l’ai déjà expliqué dans ces colonnes : j’ai dû quémander auprès de mes parents pour aller au Mans. Ce n’est pas comme demander à sortir plus longtemps avec ses copains ; cette course n’a lieu qu’une fois par an. Si vous manquez l’occasion, vous êtes bon pour attendre douze mois.
Gamin, je pense que j’avais 0 % de chance de travailler un jour dans le monde du sport automobile. Moi, je dévorais les récits de Jean-Marc Teissèdre, ceux qui parlaient du Mans et des autres courses d’endurance. Je peux vous dire qu’être bloqué chez mes grands-parents devant la télévision alors que mon père était au Mans, c’était ce qu’on appelle aujourd’hui une vraie VDM.
Les pilotes paient pour participer aux 24 Heures du Mans ; moi, j’ai dû payer avec mes bulletins scolaires pour y aller, même si mon père a bien aidé à compléter le budget… pardon, les notes.
J’ai aujourd’hui la chance d’habiter dans la maison de mes grands-parents maternels, cet endroit que je considérais comme une « prison » à la mi-juin tant je vivais cela comme une punition.
Sans mon père, il n’y aurait pas eu de 24 Heures du Mans chaque année et, de fait, pas d’Endurance-Info pour moi.
Je ne suis pas un acheteur compulsif de miniatures, car chacune d’elles doit me raconter une histoire. J’étais encore trop jeune pour aller au Mans en 1979. Cette année-là, c’était donc la case « prison » chez mes grands-parents. Je regardais à la télévision la Porsche 936 aux couleurs Essex et la Porsche 935 K3 victorieuse. Je n’ai donc pas vu courir ces voitures de mes propres yeux, mais elles sont aujourd’hui, là, sur mon buffet, à quelques mètres de l’endroit où je les regardais sur le petit écran d’un téléviseur qui pesait trois tonnes.
Oui, le buffet était déjà là, lui aussi, en 1979, dans cette même pièce. Il a simplement eu droit à un relooking.
Tout le monde possède une belle histoire personnelle avec les 24 Heures du Mans, que l’on soit pilote, commissaire, spectateur, mécanicien ou autre.
Une partie de la boucle s’est refermée le 8 juin 2016, soit juste dix ans après la création d’Endurance-Info, lorsque mes parents sont venus au Mans entre la Journée Test et la semaine des 24 Heures. Cette fois-là, j’avais un pass média autour du cou, une carte de presse dans ma poche et aucun besoin de justifier un bulletin scolaire pour être présent au Mans. Mes parents ont pu accéder aux stands et même bénéficier d’une visite privée d’un stand LMP1, habituellement interdit au public comme aux médias.
Alors, pour tout cela : MERCI.
Commentaires (3)
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jesnault
18 juin. 2026 • 10:07
CYRP
18 juin. 2026 • 10:11
lenoirphi@gmail.com
18 juin. 2026 • 10:50