Louis Rousset (Forestier Racing by Panis) : « Le Mans, c’est dix jours hors du temps »
Pour sa première participation aux 24 Heures du Mans, Louis Rousset quitte la Sarthe avec la troisième place en LMP2 sur l'Oreca 07 / Forestier Racing by Panis.
Entre la découverte de l'épreuve, la gestion délicate des relais nocturnes et l'émotion suscitée par l'événement, le jeune pilote français, ancien lauréat de l'opération MyRacingCoach, qui partageait son volant avec Esteban Masson et Oliver Gray revient sur une expérience fondatrice dans sa carrière.
Quel bilan tirez-vous de cette découverte des 24 Heures du Mans ?
Si je prends tout dans sa globalité, première participation et premier podium. je pense que voilà. Je ne peux pas être frustré de cette troisième place. Toutefois, je ne peux pas nier que l'équipe avait des ambitions de victoire, mais cette troisième place est déjà très bien. Je remercie toute l'équipe et mes coéquipiers qui ont fait vraiment un travail exceptionnel.
Vos deux coéquipiers vous ont-ils aidé à gérer l'événement grâce à leur expérience ?
Esteban et Oli m'ont vraiment impressionné, ils ont fait aucune erreur et avaient une performance incroyable. Moi, j'ai un peu plus souffert pendant la nuit où j'avais un peu de mal. Je pense que ça nous a coûté quelques précieuses secondes.
Qu'est-ce qui vous a manqué durant ces relais nocturnes ?
C'est un tout. Sur une course de 24 heures, on ne veut pas faire d'erreur, on veut ramener la voiture. Je me suis peut-être mis à sous-piloter et ainsi, on rentre dans une mauvaise dynamique. C'était ma première fois de nuit aussi, et avec le trafic entre les GT et les Hypercars, ce n'est pas évident. Mais je suis content d'avoir ramené la voiture.
Est-ce que le trafic avec les Hypercars a été difficile à gérer ?
Notre ingénieur a fait un super boulot et nous prévenait. Aujourd'hui, entre les drapeaux bleus et le système dans la voiture qui donne une information supplémentaire, c'est vraiment bien fait. Le plus dur, c'est de gérer les petits détails : deviner quand on va se faire doubler pour ne pas perdre de temps et savoir quand doubler les GT pour optimiser le chrono.
L'événement était-il conforme à vos attentes de pilote ?
C'est plus que ce que je m'attendais, c'est incroyable. J'ai jamais vu ça sur un circuit, je suis choqué de l'ampleur de l'événement. Le vivre, c'est une énorme claque. La parade, le monde... ce sont dix jours hors du temps. En rentrant à la maison, il va me falloir un petit temps pour me remettre dans la vie normale.
Avec l'envie de revenir l'année prochaine, évidemment ?
Bien sûr, et pour la gagne...
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