WEC / Le Mans

Ferrari a « tout essayé » mais cède son trône au Mans

WEC
24 Heures du Mans
16 juin. 2026 • 17:00
par
Pierre Tassel
© MPS Agency

La prédiction du clan Ferrari en amont de la Journée Test s'est donc vérifiée une semaine plus tard en course aux 24 Heures du Mans.

Peu confiant quant aux capacités de la 499P de jouer les avant-postes à la régulière, les équipages alignés sur les LMH italiennes n'ont en effet pas été dans le coup en termes de performance pure face à Toyota, BMW et Cadillac.

5e sous le damier à 2'22", la n°51 d'Alessandro Pier Guidi, James Calado et Antonio Giovinazzi, pénalisée d'un drive-through en début de course pour un contact dans les Esses de la Forêt avec l'Oreca 07 n°9 - Proton Competition, n'a pu empêcher Toyota de récupérer son trône. Mettant ainsi fin à trois années victorieuses dans la Sarthe.

Au moment d'analyser l'épreuve, Mauro Barbieri, responsable performance de Ferrari, rejoint la vision de ses pilotes.

« C'était clair dès les essais, peut-être même avant, que le plateau était déséquilibré et que nous n'étions pas parmi les meilleurs, souligne l'Italien après l'arrivée.

Malgré tout, nous avons tout essayé, aussi pendant la semaine, avec différentes philosophies de réglages, pour tenter de réduire l'écart. Malheureusement, nous n'avons rien trouvé de suffisamment efficace pour combler un tel écart. »

Rapide en ligne droite, la Ferrari 499P a visiblement manqué de performance dans les zones plus lentes comme l'indique Mauro Barbieri qui espérait pouvoir suivre le rythme en profitant de l'aspiration, mais sans succès.

Au regard des choix de pneus durant la course, le clan italien a en effet utilisé toutes les possibilités à sa disposition, avec jouant notamment avec les pneus durs, via des montes différenciées (un pneu medium à l'avant-droit au départ, régulièrement un pneu dur à l'arrière-gauche ou deux pneus durs sur le train arrière).

« Là encore, l'écart avec les trois meilleurs constructeurs était trop important, poursuit Barbieri. Je pense que nous étions dans la même catégorie que l'Alpine. Et les six dernières heures de course l'ont montré, car nous avions un rythme très similaire à celui de la n°35 qui a finalement réussi à dépasser la 83.

Je pense aussi que les pilotes ont attaqué à fond pendant 24 heures, prenant des risques énormes. Je pense que nous pouvons être fiers de nous, car au final, nous avons fait une bonne course. Nous avons optimisé ce que nous avions, sans commettre de grosses erreurs. »

La question de suivre la stratégie décalée de Toyota n'aurait pas fonctionné pour la 499P selon Barbieri qui indique que c'était un choix« juste et très efficace en ayant le rythme. » « En roulant en air libre, on peut aller plus vite que le peloton. Nous pensions que la meilleure façon d'essayer de réduire l'écart avec les concurrents était de profiter de leur aspiration. Nous étions dans le peloton, car nous manquions aussi d'accélération. »

Du côté de la n°50, le problème d'extincteur durant la nuit a ruiné les espoirs des vainqueurs 2024, avant un problème électrique durant la matinée, qui a définitivement arrêté la 499P en bord de piste.

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