WEC / Le Mans
24H du Mans - Les infos d'après-course
15 juin. 2026 • 20:00
- Toyota égale Bentley au palmarès des 24 Heures du Mans avec une sixième victoire. Le constructeur japonais signe sa troisième victoire en Hypercar au Mans, tout comme Ferrari.
- Mike Conway et Kamui Kobayashi décrochent leur deuxième victoire dans la Sarthe après 2021. Les deux équipiers l'avaient emporté José Maria Lopez. Le Britannique avouait que la n°7 a connu une course « compliquée » notamment avec le souci de capteur de couple. « Pendant longtemps, cela se présentait très bien pour la n°8, et la concurrence était très forte. Cadillac, BMW… Il y a eu des moments où chaque adversaire était fort. Tout le monde a eu son moment. Même à trois heures de l’arrivée, nous ne savions pas vraiment ce qui allait se passer. Robin (Frijns sur la BMW n°20 - BMW M Team WRT) a rendu les trente dernières minutes très tendues. Je pense que Nyck fermait les yeux dans la chambre des pilotes pendant la dernière heure, caché de tout le monde. Moi, je faisais les cent pas dans la salle des pilotes, et j’ai dû faire quinze pauses toilettes dans la dernière demi-heure. »
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- Nyck de Vries épingle en revanche sa première victoire et rejoint au palmarès Jan Lammers, dernier Néerlandais à avoir remporté les 24 Heures du Mans au général en 1988 avec la Jaguar XJR-9 partagée avec Andy Wallace et Johnny Dumfries. Un seul autre Hollandais a remporté la course dans l'histoire : Gijs van Lennep (1971 et 1976 avec Porsche).
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- Comme la GR010, la TR010 Hybrid remporte les 24 Heures du Mans à sa première sortie sur l'épreuve. La voiture reste toutefois une grosse évolution de la GR010 et n'est pas une nouvelle voiture à part entière.
- Chez Toyota, la superstition aurait-elle participé au retour au sommet ? Un oiseau a ainsi fait ses besoins sur la bannière à côté de l'hospitalité dans le paddock et Kazuki Nakajima, vice-président de Toyota Racing, a refusé que celle-ci soit nettoyée. Autre signe, Philippe Leloup, membre de l'équipe, portait la montre avec laquelle le constructeur avait remporté ses précédents succès.
- Le record du tour en course en Hypercar est à mettre à l'actif de Ryo Hirakawa en 3'25"041 au 306e passage avec la Toyota n°8. 1"022 plus vite qu'en 2025.
- Toyota n'a pas seulement gagné les 24 Heures du Mans le week-end dernier mais s'est aussi imposé en Nascar sur le Tricky Triangle de Pocono (Pennsylvanie) avec Denny Hamlin (Joe Gibbs Racing).
- Avec 10"913 de marge sous le damier entre le premier et le deuxième équipage, l'édition 2026 des 24 Heures du Mans est celle avec le plus faible écart de l'ère Hypercar. On avait atteint 14"084 en 2025 entre Ferrari et Porsche et 14"221 entre Ferrari et Toyota. Selon le site des 24 Heures du Mans, c'est la quatrième arrivée la plus serrée de l'histoire.
- Dans le clan Alpine, on a choisi de débuter la course en pneus rôdés. Ces trains de pneus n'avaient en fait qu'un seul tour de piste. Philippe Sinault, Team Principal de l'équipe, nous confiait que ce choix avait été réalisé pour viser une fin de course avec des trains neufs.
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- Le clan français, qui dispute sa dernière édition des 24 Heures du Mans avec le retrait prévu en fin de saison, n'a pas connu une édition fluide. Soucis de maintien de température de freins sur les deux A424, couteau de barre anti-roulis cassé et problème de batterie sur la n°36 ... Mais Frédéric Makowiecki voulait toutefois retenir la progression de l'équipe. « Nous avons pu montrer par moments un niveau de performance intéressant, mais sur ce type d’épreuve, il faut être fort sur l’ensemble des 24 Heures du Mans et ne pas rencontrer de soucis. Il nous manquait un peu de rythme par rapport aux leaders du peloton. En revanche, je suis vraiment fier de l’équipe. Je pense que nous avons véritablement franchi un cap par rapport aux années précédentes même si nous savons que la dernière marche est toujours la plus difficile à gravir. »
- Ferdinand Habsburg, pilote de l'A424 n°35, évoluait pour l'initiative Race for Meals. Chaque tour parcouru a servi pour un geste en faveur des enfants les plus vulnérables, avec une récolte de fonds destinés à fournir des repas scolaires dans les régions les plus démunies du monde.
- Prometteuse en essais et surtout véloces sur un tour, les Aston Martin Valkyrie n'ont pas confirmé en conditions de course. Pas dans le rythme pour la victoire sur les longs relais, les LMH anglaises n'ont pas été épargnées par les soucis, avec notamment un problème de triangle de suspension sur la n°009 en fin de course. Mais un autre avatar a freiné la n°009 en début d'épreuve. « Nous avons tenu le coup en début d'épreuve, puis nous avons eu problème de ravitaillement qui nous a fait perdre beaucoup de terrain, nous confie le Danois. Nous nous sommes alors retrouvés à nous battre pour rester dans le tour. Et c'est un effet boule de neige. Honnêtement, ici, quand on n'y arrive pas, c'est difficile de se dédoubler. J'ai l'impression que nous n'avons pas vraiment eu l'occasion de faire nos preuves de la bonne manière. Mais nous avons beaucoup progressé par rapport à 2025. »
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- Mathieu Jaminet nous confiait une pointe de déception au terme de ces 24 Heures du Mans où la Genesis GMR-001 n°19 - Genesis Magma Racing a vu l'arrivée à neuf tours du vainqueur. « Lorsque que nous avons le souci sur notre voiture avec Paul-Loup (arrêt nécessitant un reset de la voiture), nous étions autour de la 8e place ce qui était beau pour nos débuts. Nous avions assez de rythme la nuit pour se battre mais après nous avons commencé à avoir nos problèmes et nous avons perdu quelques tours. Une autre course a débuté. Il fallait essayer d'apprendre au maximum, faire des tests sur les pneus et essayer de partir avec le moins de questions mais le plus de réponses pour l'année prochaine. Nous avons atteint l'objectif d'aller au bout avec une voiture. Au-delà des douze premières heures, je pense que nous avons marqué les esprits tout au long de la semaine. Depuis la Journée Test, pendant les essais libres, puis en qualification, nous avons été assez transparents. Nous avons montré notre jeu, nous avons poussé, nous avons été devant. La qualification a été assez exceptionnelle. Je ne pense pas que beaucoup de monde aurait misé sur une sixième place au départ pour notre voiture, ni sur deux voitures Genesis dans le top 10. »
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- Cyril Abiteboul, président de Hyundai Motorsport, a confié après l'arrivée qu'un souci de radio était apparu sur la GMR-001 n°19 à trois tours du but, obligeant à ressortir les bons vieux panneaux.
- Comptant parmi les questions d'avant-course, le quadruple relais a bien fait son apparition en course en Hypercar, après l'ouverture validée par Michelin Motorsport après analyse des pneus utilisés lors des premiers relais. « Avec une température de piste de 44 °C, nos partenaires disposaient clairement de deux options pour le départ de la course : sélectionner les pneumatiques Durs, qui offrent une parfaite stabilité des performances dans la durée lorsque les températures sont élevées, ou opter pour le mélange Medium, capable de soutenir un rythme très élevé dans le cadre d’une stratégie plus agressive, explique Pierre Alves, manager Endurance de Michelin Motorsport. Cela a été une grande satisfaction de constater que, même dans ces conditions de forte chaleur, les deux spécifications ont fait preuve d’une grande polyvalence et ont permis d’enchaîner trois relais, quel que soit le mélange de gomme choisi. » La Ferrari 499P n°51 - Ferrari AF Corse a été la première à choisir cette stratégie, en couvrant 49 tours (670 kilomètres) avec un train Medium. La Toyota TR010 Hybrid n°8 a elle enchaîné 47 tours sur des gommes Tendres dans la nuit.
- Michelin a signé sa 35e victoire au Mans, la 29e victoire consécutive depuis 1998. Ce qui permet au manufacturier clermontois de dépasser Dunlop au palmarès des victoires sur l'épreuve.
- 48 changements de leader sont à comptabiliser pour la catégorie Hypercar. La Cadillac n°12 a mené 128 tours, contre 44 pour la Toyota n°7 lauréate. 52 changements de leader sont intervenues en LMP2 avec l'Oreca n°30 - Duqueine Team en tête durant 181 tours, contre 49 pour l'Oreca n°43 - Inter Europol Competition vainqueur. 48 changements de leaders en LMGT3 avec 154 tours menés pour la Corvette Z06 LMGT3.R n°33 - TF Sport dominatrice.
- La meilleure Vmax en Hypercar restera pour la Cadillac n°38 et la Ferrari n°51 à 351,8 km/h. L'Oreca n°14 - TDS Racing a été flashée à 326,5 km/h et la Mercedes-AMG LMGT3 EVO n°79 - Iron Lynx à 304,5 km/h.
- Le rapport technique n°12 publié ce lundi après les vérifications techniques indique que « toutes les voitures ont été jugées conformes à leurs réglementations respectives, sous réserve de contrôles finaux des pièces collectées lors de l'événement sur les voitures 7, 8, 20, 12, 33, 78, 23. »
- Le classement définitif de la course n'a pas encore été publié, mais le trio Kamui Kobayashi - Mike Conway - Nyck de Vries devrait bien prendre les commandes du classement général du WEC avec 75 points, contre 71 pour Rene Rast et Robin Frijns. Absent à Spa, Sheldon van der Linde compterait 61 points, le trio Sébastien Buemi - Brendon Hartley - Ryo Hirakawa 55 points.
- Inter Europol Competition a joué de la stratégie de sauvegarde en carburant pour décrocher son doublé hier dans la Sarthe. Jérôme Plassart, directeur technique de l'équipe polonaise, nous a confié que les deux Oreca ont visé la barre des 12 tours de relais pour sauver du carburant dès le début de course.
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- La déception était grande dans le clan Duqueine Team après l'élimination de l'Oreca n°30 longtemps leader en LMP2 avec Doriane Pin, Julien Andlauer, Richard Verschoor avant un vraisemblable problème de freins dans les Hunaudières qui a contraint le dernier cité à immobiliser la voiture en bord de piste. « Mener la course pendant plus de 20 heures puis la perdre à cause d'une panne mécanique à seulement trois heures de la fin… celle-ci fait mal, a commenté Doriane Pin sur les réseaux sociaux. Mais au-delà du résultat final, nous nous souviendrons du travail incroyable de l’équipe, de la superbe voiture que nous avions et de chaque tour passé à nous battre aux avant-postes. Il y a beaucoup de raisons d’être fier et beaucoup de choses à apprendre. Nous reviendrons plus forts. » La voiture restera celle qui a le plus mené en LMP2 sur cette édition.
- S'il en est un qui pouvait en revanche avoir le sourire, c'est bien Laurin Heinrich. Le pilote Porsche, principalement engagé en IMSA avec la 963 - Porsche Penske est venu découvrir les 24 Heures du Mans et le LMP2 le week-end dernier ... avec un succès au bout en Pro-Am avec l'Oreca n°4 - Crowdstrike Racing by APR avec Alex Quinn et George Kurtz. « Nous avons travaillé très dur lors de la préparation pour ne pas nous tromper pendant la course et c'est exactement ainsi que nous avons gagné la course, commentait Heinrich. Vous savez, nous avons fait une course extrêmement propre, sans pénalités, pas de limites de piste, pas d'erreurs de la part des pilotes. La LMP2 est en fait très spécifique. La GTP est plus proche d'une GT que la LMP2 ne l'est de la GTP. Cela a nécessité une vraie adaptation pour ajuster le style de pilotage, mais je suis friand d'essayer de m'adapter à de nouveaux scénarios, de nouvelles situations. Être polyvalent fait de vous un meilleur pilote en fin de compte. »
- Lauréate avec la Z06 LMGT3.R n°33 - TF Sport de Nick Catsburg, Ben Keating et Jonny Edgar, la marque Corvette décroche sa 10e victoire de classe dans la Sarthe depuis 2001. C'est le premier succès de la voiture au Mans, et la première pour Corvette depuis 2023 ... déjà avec Ben Keating et Nick Catsburg.
- En LMGT3, Vista AF Corse aura connu une course à deux visages avec l'abandon pour la Ferrari 296 LMGT3 n°54, partie un peu plus tôt dans le bac au niveau des Esses de la Forêt en début de nuit, et la cinquième place de la n°21 de François Heriau, Alessio Rovera et Simon Mann. Un petit manque de performance pure et le cap des relais de 11 tours ont été des freins dans la progression de l'équipage face à la concurrence capable d'atteindre régulièrement cette barre comme la Corvette n°33 - TF Sport lauréate. « Le dernier Safety Car a bien resserré les positions à la fin, et cela a mis tout le monde dans un sprint final, commentait François Heriau. De notre côté, nous savions qu’en performance pure, il nous en manquait un peu sur cette édition des 24 Heures. Nous ne savions pas trop si nous allions pouvoir garder le rythme sur la fin, notamment face aux Corvette, Aston Martin et Lexus. Il nous en manquait un peu, mais nous avons fait une course parfaite de notre côté : aucune erreur, aucune sortie, aucune pénalité. Nous pouvons donc être satisfait du travail réalisé. Nous avons fait le job, et nous n’avons pas de regrets. Après, ce n’est pas non plus de la satisfaction pure. Quand on vient ici, avec les résultats que nous avons pu obtenir en tant qu’équipage et en tant qu’équipe, on vise forcément la victoire ou le podium. Donc non, ce n’est pas totalement satisfaisant. Mais nous pouvons au moins être contents du travail accompli, parce que nous n’avons rien à nous reprocher. »
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- Si la boîte de vitesses a fait des siennes sur la BMW M4 LMGT3 EVO n°69 - Team WRT, la n°32 de Darren Leung, Augusto Farfus et Sean Gelael a vu l'arrivée en 7e position, loin de la 2e place obtenue par le même équipage en 2024. « Je pense que nous pouvons être fiers de ce que nous avons fait, avoue le Britannique. Nous avons fait une bonne course. Déçu ? Oui. Peut-être que je commence à être un peu impatient. J'ai l'impression qu'il n'y a qu'un nombre limité de fois où vous vous relevez, redoublez d'efforts et vous améliorez et vous revenez et vous n'êtes pas récompensé. Dans l'ensemble, je pense que nous avons réalisé une assez bonne course. Il y a eu quelques petits incidents, qui n'auraient jamais vraiment impacté les résultats. Je n'ai jamais vu une BMW être forte lors des essais et des qualifications et incapable d'être forte en course. Il y a beaucoup de questions quant à la raison de cela. En regardant les choses, la BMW était beaucoup plus rapide que l'an dernier, donc nous avions raison d'avoir un peu d'espoir sur la base de ce que nous avons vu sur le papier et lors des essais. Mais quand il s'agissait de la course, ce n'était tout simplement pas le cas. Nous devons nous remettre au travail. »
- L'abandon de la Mercedes-AMG LMGT3 EVO n°79 - Iron Lynx est dû à une fuite d'huile. Lin Hodenius est passé trop fort sur un vibreur, endommageant le moteur.
- Chez Goodyear, le manufacturier du LMP2 et du LMGT3 rapporte que plusieurs équipes LMGT3 ont effectué quatre relais (40 tours) avant de changer de pneus tandis que les équipes LMP2 ont pu effectuer cinq relais. Une équipe a même conservé un seul train de pneus pendant 56 tours (761 km). Le rythme moyen le plus rapide sur 100 tours enregistré par une LMGT3 était de 1"2 seconde par tour plus rapide que lors de la course de l'année dernière, ce qui en fait les 24 Heures du Mans les plus rapides de l'ère LMGT3.
- Esteban Masson (Forestier Racing by Panis), Laurin Heinrich (Crowdstrike Racing by APR) et Eduardo Barrichello (The Heart of Racing) ont remporté le Goodyear Wingfoot Award en LMP2, LMP2 Pro-Am et LMGT3.
- 13 voitures n'ont pas vu l'arrivée sur cette édition contre 12 abandons, une voiture non classée et une disqualification (la Ferrari 499P n°50 - Ferrari AF Corse) en 2025.
- La photo des commissaires avait été faite en amont de l'épreuve.
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- 350 105 personnes ont été annoncées par l'ACO sur cette édition 2026 des 24 Heures du Mans. 332 000 spectateurs avaient été recensés en 2025.
- Le Prix de la Communication a été attribué à Guillaume Renard, membre de l'équipe de communication d'Alpine Endurance Team.
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- Les meilleurs moments peuvent être visionnés en vidéo ci-dessous.
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Starter
15 juin. 2026 • 20:51