Lilou Wadoux : « Toujours mieux d’être ici que dans son canapé »
À quelques jours du départ des 24 Heures du Mans, Lilou Wadoux aborde l'épreuve avec davantage de repères que l'année passée en catégorie LMGT3. La pilote française, engagée avec le même équipage et la même structure Richard Mille AF Corse que l'an dernier, estime disposer de solides bases pour relever le défi sarthois, tout en constatant une hausse significative du niveau de la concurrence.
« C'est toujours sympa de revenir ici », a-t-elle confié à Endurance-Info. « C'est quand même la course de l'année, encore plus quand on est Français. On va voir ce qu'on peut faire pendant la semaine et en course, mais c'est toujours mieux d'être ici que dans son canapé. »
L'un des principaux atouts de l'équipe cette année réside dans la stabilité de son équipage. Après une saison complète à travailler ensemble, les automatismes sont désormais bien en place, d'autant plus que le trio formé avec Custodio Toledo et Riccardo Agostini roule en parallèle en European Le Mans Series.
« C'est notre deuxième année ensemble en ELMS, donc on se connaît plutôt bien », explique la pilote Ferrari Competizioni GT. « On a déjà accumulé quelques kilomètres et beaucoup de travail ensemble. Je dirais qu'on est assez proches, donc trouver un compromis sur les réglages de la voiture et travailler ensemble sera plus simple.
L'an dernier, c'était une première pour nous. Le Mans reste quelque chose de particulier. Je pense qu'on est un peu mieux préparés que l'année dernière. »
Alors que la catégorie LMGT3 poursuit sa montée en puissance, la pilote constate un niveau global supérieur à celui observé en 2024.
« Je dirais que le niveau est encore plus élevé que l'année dernière », analyse-t-elle. « Nous sommes en dehors du WEC et nous arrivons un peu comme des pièces rapportées. Nous n'avons pas l'expérience des deux premières courses du championnat ni le même vécu que les équipages engagés à l'année. »
L'équipage dispose également cette année de la version Evo de sa Ferrari 296 GT3, une évolution technique qui pourrait apporter un gain précieux dans les conditions particulières du Mans.
« Je dirais surtout que c'est mieux en course », détaille Lilou Wadoux. « La voiture est plus efficace dans le trafic. Elle dispose aussi une nouvelle boîte de vitesses qui est un peu mieux adaptée à la plupart des circuits. On verra au Mans, mais oui, il y a moyen que ce soit mieux. »
Dans une épreuve où la gestion du trafic constitue l'une des clés de la performance, cette amélioration pourrait représenter un avantage significatif sur la durée.
En parallèle de son programme d'endurance, Lilou Wadoux découvre cette saison le très compétitif GT World Challenge Europe (Endurance) en compagnie d'Arthur Leclerc et Sean Gelael.
« J'aime beaucoup le GT World Challenge », affirme-t-elle. « C'est un format que j'apprécie : beaucoup de voitures, beaucoup de niveau et des performances très proches. »
Les premiers rendez-vous de la saison n'ont cependant pas toujours permis de concrétiser le potentiel affiché, comme elle le confirme : « Au Paul Ricard, il nous manquait de la vitesse. À Monza, nous avons fait une bonne course, mais avec tout ce qui s'est passé, le résultat final ne reflète pas vraiment notre performance. Malgré tout, je pense qu'on a réalisé une bonne course. »
La prochaine échéance sera les 24 Heures de Spa, l'un des rendez-vous majeurs du calendrier GT mondial.
Pour la Française, l'un des principaux défis de son adaptation au GT World Challenge réside dans la maîtrise des pneumatiques Pirelli, réputés pour leurs spécificités.
« Quand on ne connaît pas le championnat depuis des années, il faut s'adapter aux Pirelli », souligne-t-elle. « Ce sont des pneus assez particuliers. Plus on a de séances de roulage, mieux c'est. Je pense qu'en qualification, on peut avoir un petit avantage supplémentaire lorsqu'on connaît parfaitement les Pirelli, la voiture et l'environnement du championnat. »
Avant cela, toute l'attention reste tournée vers les 24 Heures du Mans. Forte d'une préparation plus aboutie, d'un équipage désormais rodé et d'une meilleure connaissance de l'environnement, Lilou Wadoux espère franchir un nouveau cap sur le double tour d'horloge sarthois après la 13e place de catégorie décrochée en 2025. Outre le pack Evo de la Ferrari, l'autre nouveauté de l'édition 2026 est la livrée de la Ferrari qui passe de la France au Brésil.
Commentaires (2)
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fasthib
8 juin. 2026 • 15:59
Xa
8 juin. 2026 • 16:17
Elle a la chance de jouer dans une compétition mondiale, la plus grande course du monde, c est tout se qu elle trouve a dire…