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Thomas Drouet (HRT Ford) : « La Mustang GT3 EVO a fait un pas en avant »

GT World Challenge Europe
13 avr. 2026 • 16:00
par
Pierre Tassel, au Paul Ricard
© SRO / JEP

2026 marque une année d'importance pour Ford Racing. D'une part, le programme Hypercar poursuit ses préparatifs en vu de la saison 2027 en Championnat du Monde d'Endurance. D'une autre, la version EVO de la Ford Mustang GT3 fait ses débuts avec l'objectif de peaufiner une base qui a déjà su s'imposer, notamment aux Etats-Unis (24 Heures de Daytona et Indianapolis 2025 en GTD PRO).

Où en est le projet Hypercar Ford ?

Sur la scène européenne, si la Pony Car a dominé l'ADAC GT Masters en 2025, et poursuit son programme Nordscheleife (podium le week-end dernier en NLS3), sur le volet GT World Challenge Europe et son peloton très dense et relevé, les résultats de premier ordre se font encore attendre pour l'alliance établie avec HRT.

La première épreuve du Paul Ricard samedi dernier n'a pas souri sur le plan comptable aux deux Mustang GT3 EVO - HRT Ford Racing, avec les 25e et 26e places finales, mais le bilan doit être nuancé.

D'une, la voiture engagée en Silver Cup pour le champion ADAC GT Masters Finn Wiebelhaus associé à Eduardo Coseteng et Maxime Oosten aurait mérité nettement mieux, y compris un podium de classe, sans un accrochage subi avec l'Aston Martin Vantage GT3 n°11 - Comtoyou Racing.

Pour la voiture en Pro, qui avait manqué les essais libres 1 vendredi avec des pièces arrivées assez tard, le drive-through infligé pour un contact avec la Ferrari 296 GT3 EVO n°51 - AF Corse et les 30" pour dépassements des limites de la piste ont aussi pesé lourd dans le classement final.

© HRT
« Malgré les pénalités, nous n'avions pas, je pense, le rythme pour se battre où nous le souhaitions, nous indiquait Thomas Drouet, aligné sur la n°65 en Pro avec Arjun Maini et Fabio Scherer. Cela aurait été compliqué de faire un top 10.
 
Nous payons aussi le fait de ne pas avoir roulé en EL1. Heureusement, il y a eu le Prologue mais chaque séance est hyper importante, surtout avec une voiture récente avec un kit EVO.
 
En course, nous avons un peu subi la piste quand les températures ont changé. C'était plutôt une force que nous avions l'année passée puisqu'on dégradait moins que les autres.
 
Nous avons emmagasiné toutefois des données importantes qui vont servir pour le DTM (avec les essais officiels cette semaine, Ndlr).
 
Les pilotes reconnaissent cependant que le travail mené par Ford Racing va dans le bon sens sur ce kit 2026.
 
« On ne le voit pas beaucoup de l'extérieur, mais pas mal de choses ont changé, enchaîne le Français. Il y a quelques évolutions aéro, et pas mal de détails de performance et de fiabilité, et pour faciliter le travail. Nous sentons surtout quelques améliorations en matière de réglages. La fenêtre est un peu plus large. La voiture a fait un pas en avant et cela va dans le bon sens.
 
L'année dernière en course c'était bien. C'était en qualifs que c'était plus compliqué donc nous devons travailler sur ce point. Et malgré l'expérience de l'année dernière, nous devons redécouvrir certains points avec l'EVO, retester. »

 

Une année de confirmation

Engagé sur un double programme GT World Challenge Europe / FFSA GT (avec la Toyota GR Supra GT4 EVO2 - Akkodis-ASP), Thomas Drouet pourra compter sur une saison bien remplie entre endurance et sprint.

L'occasion aussi pour le champion de France FFSA GT 2021 de poursuivre son implication dans le projet Mustang GT3.

« C'est la suite logique parce que ça s'est bien passé l'année dernière, souligne le Landais. Je suis une partie intégrante du programme, nous développons beaucoup de choses surtout dans un championnat comme le GT World Challenge Europe qui est la référence. Pour moi, c'était clairement le but de rester avec eux.

Il y a beaucoup d'échanges avec les autres pilotes qui roulent en IMSA ou en NLS et les membres de Multimatic et de M-Sport ont des retours sur ce qu'il se passe aux États-Unis mais aussi en WEC (Proton Competition aligne les Mustang LMGT3 EVO, Ndlr).

J'ai ma chance de pouvoir avoir un rôle comme ça dans la voiture et je vois que le travail paye parce que quand j'arrive à me battre contre des pilotes Pro avec beaucoup moins d'heures de roulage, c'est que j'ai ma place. »

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