Boutsen VDS partagé entre satisfaction et frustration au Paul Ricard
Pour son premier rendez-vous de la saison en GT World Challenge Europe Endurance Cup, l’équipe Boutsen VDS affichait de légitimes ambitions sur le tracé du Circuit Paul Ricard. Engagée avec deux Porsche 911 GT3 R, la structure belge, qui débutait avec la Porsche, espérait concrétiser une préparation hivernale prometteuse face à une concurrence particulièrement relevée.
Sur le papier, les deux équipages avaient fière allure. La Porsche n°2, alignée en classe Pro, est confiée cette saison à Alessio Picariello, Dorian Boccolacci et Morris Schuring. De son côté, la n°10 engagée en Gold Cup réunit Robin Knutsson, Gilles Magnus et Alessandro Ghiretti, un trio lui aussi capable de viser les avant-postes.
Mais les qualifications allaient rapidement contrarier les plans de Boutsen VDS. Victime d’un problème de capteur d’accélérateur en Q1 avec Morris Schuring, la n°2 se retrouvait reléguée à une lointaine 53e position sur la grille. Un contraste avec la performance de la voiture sœur, qualifiée en 6e position de sa classe. Un début de meeting loin des attentes pour l’équipe dirigée par Olivia et Olivier Lainé.
Le départ de la course de six heures allait empirer la situation. Dans le tumulte du départ, la Porsche n°10 pilotée par Robin Knutsson était impliquée malgré elle dans un accrochage. Le Suédois de 24 ans devait se résoudre à abandonner sa monture après seulement quelques mètres alors qu’il n’était strictement pour rien dans le grabuge du départ.
Élancée depuis le fond de grille avec Dorian Boccolacci au volant, la Porsche n°2 entamait alors une longue remontée. Consciente de la difficulté à progresser dans le trafic à la régulière, l’équipe optait pour une stratégie décalée, profitant de la neutralisation qui venait d'éliminer la voiture soeur de l'équipe pour effectuer un arrêt anticipé. Un choix qui allait s’avérer déterminant.
Pointée à la 42e position après une demi-heure de course, la n°2 gagnait progressivement du terrain grâce à une prestation solide et sans faute de ses pilotes. Au fil des relais, Morris Schuring, Alessio Picariello et Dorian Boccolacci parvenaient à se rapprocher du top 10, malgré un contexte toujours défavorable.
À une heure et demie de l’arrivée, la Porsche n°2 pointait aux portes du top 10, laissant entrevoir un résultat remarquable compte tenu des circonstances. Mais une nouvelle neutralisation allait venir bouleverser la fin de course. Souhaitant profiter de cette phase pour effectuer un arrêt, l’équipe se heurtait à une voie des stands encore fermée, entraînant une pénalité qui compromettait ses chances de gain supplémentaire.
Au terme des six heures, la Porsche n°2 franchissait la ligne d’arrivée en 11e position au général, 8e de la catégorie Pro, signant au passage le meilleur résultat des Porsche engagées.
À l’arrivée, Morris Schuring ne cachait pas un mélange de satisfaction et de frustration : « Une course folle. Les conditions de piste étaient idéales avec une belle météo printanière et des températures agréables, le tout dans un cadre magnifique. J’ai vraiment apprécié. »
Le jeune Néerlandais revenait également sur l’épisode décisif de la fin de course : « Nous étions dans le top 10 lorsqu’une nouvelle neutralisation s’est produite en fin de course. Nous voulions en profiter pour faire un arrêt au stand, mais à ce moment-là, la voie des stands était toujours fermée, ce qui nous a valu une pénalité par la suite. Sans cela, la huitième position était pour nous. »
Malgré ce scénario contrarié, Boutsen VDS quitte le Circuit Paul Ricard avec des motifs de satisfaction. Prochain rendez-vous début mai à Brands Hatch pour l'ouverture de la saison Sprint.
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