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Mathys Jaubert (Genesis) : « Très bien accompagné par mes équipiers »

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3 jan. 2026 • 16:00
par
EI
© Hyundai Motorsport

 Comptant parmi les révélations de l'année en Endurance, désigné Espoir de l'année par les lecteurs d'Endurance-Info, Mathys Jaubert est l'une des étoiles montantes de la discipline.

 

Venu de la Caterham avant de se tourner vers la Porsche Carrera Cup, France et Supercup, le Français a intégré avec brio le Trajectory Program du Genesis Magma Racing en 2025, disputant ainsi l'ELMS et les 24 Heures du Mans sur une Oreca 07 couvée par IDEC Sport.

 

Troisième du championnat grâce à trois succès de catégorie dont deux au général, le natif de Salon-de-Provence a su convaincre l'encadrement de l'entité satellite de Hyundai Motorsport et est devenu pilote officiel Genesis. Il pilotera donc dès cette année la GMR-001 en WEC.

 

Engagé sur la finale de l'Ultimate Cup Series au Paul Ricard, Mathys Jaubert a tiré le bilan de sa campagne en Porsche Carrera Cup France et aussi ses premiers pas avec Genesis.

 

Revenons d'abord sur la saison 2025. Comment la jugez-vous même s'il n'y a pas eu le titre sur la scène nationale ?

 

Nous avons bien progressé avec l'équipe. CLRT domine depuis pas mal de temps, et l’hiver dernier nous avons beaucoup travaillé. Nous avons aussi récupéré d'autres ingénieurs qui viennent d'horizons différents du proto et du GT3. Ça nous a apporté aussi de choses nouvelles sur la voiture. Et même si nous n’avons que peu testé cette année en Supercup (Imola et les tests de pré-saison. Ndlr), nous avons réussi à être compétitifs. Globalement, nous étions toujours dans le top 5.

 

En Supercup, j'ai fait quelques erreurs durant l'année. J’ai un peu loupé la qualification à Zandvoort et cela m'a mis dans une position inconfortable pour la course. J'ai eu aussi un problème d'embrayage sur les trois derniers weekends en Supercup, que nous avons résolu pour Valencia pour la Cup France.

 

En Cup France, nous n’avions rien à perdre car j'avais loupé les deux premières courses. Tout s'est joué au Paul-Ricard. Même avec un peu de retard, ça pouvait encore le faire. Mais cela ne s'est pas passé comme voulu.

 

Globalement, pour moi, l'objectif de l’année était de montrer que la voiture était performante, que l'équipe Alméras préparait toujours des bonnes voitures capables de jouer la gagne et nous y sommes parvenus.

© PCCF / A. Goure

La Genesis GMR-001 est une voiture en plein développement contrairement à la Porsche 911 GT3 Cup ou à l’Oreca 07. Est-ce quelque chose qui vous plaît de construire quelque chose d’une quasi feuille blanche ?

 

Oui, clairement. J'ai été très bien accompagné par mes coéquipiers. André et Pipo  (Lotterer et Derani. Ndlr) m'ont soutenu et nous avons ciblé directement les points qu'il fallait travailler. Ça passe par le comportement de la voiture mais ça finalement c'est la dernière chose.

 

Le début, c'est principalement l'environnement, l'habitacle, les systèmes, les boutons sur le volant, toutes ces choses qui en fait sont toutes nouvelles. Autant de choses qui ont été travaillées en amont par Pipo et André mais qu'avec Dani (Juncadella. Ndlr) et les autres pilotes, nous allons finaliser.

 

Amenez-vous une petite touche personnelle, car vous pouvez avoir aussi des idées qu’eux n'ont pas forcément et inversement ?

 

On va dire que Dani apporte des choses de ce qu'il avait par exemple chez Corvette ou chez Mercedes en GT3. Ces touches personnelles passent aussi via toute la gestion de l'équipe. Nous avons des gens qui arrivent d’un peu partout ; des ingénieurs de chez Porsche, de BMW. Justin (Taylor, l'ingénieur en chef de GMR. Ndlr) qui vient de chez Cadillac. Cela nous apporte plein de bonnes choses et plein d'idées.

© Hyundai Motorsport

André et Pipo ont largement dégrossi les réglages de la voiture. Avez-vous identifié de votre côté quelque chose qui vous a tout de suite marqué ?

 

Oui, notamment en ce qui concerne l'habitacle. J'ai un gabarit qui est plutôt petit et il y a des choses qui ne m'allaient pas du tout. J'avais des problèmes au niveau des jambes par exemple où nous n'avions aucun support. Mes jambes se baladaient et sur les circuits avec des grandes courbes comme par exemple des S Porsche, cela pouvait devenir très compliqué de conduire.

 

Le grip sur le volant me gênait, peut-être parce que j'ai des plus petites mains. Après sur les systèmes, moi j'ai l'habitude des voitures qui roulent depuis longtemps et qui qui sont rodées depuis longtemps. Et là, de nombreuses choses étaient différentes, comme la boîte et la répartition de la puissance.

 

Allez-vous pouvoir rouler en dehors du programme Genesis ?

 

J'aimerais faire autre chose, comme du GT3. En plus, j'ai la chance d'être toujours Silver en 2026. Je vais essayer de saisir l'opportunité mais c'est compliqué de trouver des baquets dans un monde que je ne connais pas vraiment. L'objectif c'est de rouler donc en Sprint, en Endurance, peu importe...

L'interview de Mathys Jaubert datant d'août dernier autour du LMP2 est à retrouver ICI.

Commentaires (1)

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David Giraud

3 jan. 2026 • 18:11

J'ai l'impression que l'équipage Loterer-Derani-Jaubert me semble moins homogène que Chatin-Juncadela-Jaminet mais cela me semble intéressant à suivre. Je me demande au bout de combien de d'épreuves il ne sera plus le 2ème pilote en course.