Le bilan LMP2 2018 et les perspectives 2019, part 1…

#28 IDEC SPORT (FRA) ORECA 07 GIBSON LMP2 PAUL LAFARGUE (FRA) PAUL LOUP CHATIN (FRA) MEMO ROJAS (MEX)

La finale de l’European Le Mans Series 2018 à Portimão vient de se terminer avec la victoire de la Ligier JS P217 #22 United Autosports de Filipe Albuquerque et Phil Hanson. Il est désormais temps de jeter un dernier regard dans le rétro sur la saison qui vient de s’écouler, mais aussi de se projeter vers 2019 !

G-Drive-Racing (ORECA 07) #26 Roman Rusinov, Jean-Eric Vergne et Andrea Pizzitola : victoire à Monza, Red Bull Ring et Silverstone,  pole position à Spa, champion ELMS avec 100,25 points.

Bilan 2018 : cette année, G-Drive Racing a fait sensation avec l’engagement d’une ORECA 07 avec un superbe équipage dont l’ancien pilote de F1, Jean-Eric Vergne. Très vite, l’équipe trouve ses marques dans ce championnat, très bien soutenue par TDS Racing en charge de la logistique et de la technique, structure championne ELMS 2012. Au final, l’écurie russe a dominé les débats remportant à elle seule la moitié des courses. Xavier Combet se montre bien entendu ravi de ce sacre. « Je suis évidemment très content et ça me fait penser à notre premier titre en 2012. Ça faisait un moment que nous courrions après un nouveau, stoppés par quelques péripéties alors que nous en étions proches. Nous sommes champions d’Europe, cela concrétise les performances affichées car nous avons gagné trois courses et signé une belle pole position à Spa-Francorchamps. Nous sommes très fiers pour les pilotes, les gens qui travaillent et croient en nous. »

Perspectives 2019 : Rencontré à Portimão, Xavier Combet n’a pas pu nous assurer la présence d’une voiture l’année prochaine en ELMS. Cependant, si l’écurie veut honorer son invitation aux prochaines 24 Heures du Mans, elle n’a peut être pas beaucoup le choix !? Si tel est le cas, elle tentera de conserver sa couronne ! 

Racing Engineering (ORECA 07) n°24 de Norman Nato, Paul Petit et Olivier Pla, victoires au Paul Ricard, 2e au championnat Equipes avec 66 points.

Bilan 2018 : Racing Engineering est une toute nouvelle équipe qui arrive du GP2 Series. Peu habituée aux exigences de l’endurance, elle démarre pourtant fort la saison en remportant la 1e manche au Paul Ricard puis décroche une belle 2e place au Red Bull Ring. Malheureusement, une rupture du disque de frein à Silvertsone, alors que l’auto était deuxième, a mis la structure espagnole hors course pour le titre. La fin de saison fut plus difficile notamment à Portimão où le trio s’est battu avec un set-up difficile à trouver, notamment sur les bosses. Olivier Pla et ses coéquipiers s’emparent néanmoins de la place de vice-champion méritée au vue de leur saison, grâce à une 5e place au Portugal. « Il ne faut pas oublier que c’est la première saison de l’équipe en endurance. Il y a eu des hauts avec la victoire en France ou notre 2e place au Red Bull Ring et des bas. Nous avons sauvé notre 2e place au championnat, c’est le principal et nous pouvons en être satisfaits. »

Perspectives 2019 : Racing Engineering devrait continuer l’année prochaine en ELMS avec une ORECA 07 même si rien n’est encore confirmé. Deux LMP2 pourraient même être alignées. Les 24 Heures du Mans sont aussi dans le viseur du team principal, Alfonso De Orleans Borbon. Il faudra compter sur cette belle équipe qui va s’aguerrir aux spécificités de l’Endurance. 

IDEC Sport Racing (ORECA 07) #28 de Memo Rojas, Paul-Loup Chatin et Paul Lafargue remplacé par Gabriel Aubry à partir de Spa-Francorchamps, deux pole positions au Paul Ricard et Red Bull Ring, 3e au championnat avec 64 points.  

IDEC Sport Racing (Ligier JS P217) #27 de Patrice Lafargue, Erik Maris et divers pilotes (Nicolas Minassian, Aurélien Panis, William Cavailhes), 19e au championnat avec 1.5 points.

Bilan 2018 : cette année marquait un grand tournant pour l’écurie française avec l’engagement de deux châssis différents. Sur la voiture de pointe, la #28, les trois hommes ont fait une super saison ELMS (avec deux 2e places), mais aussi une belle course aux 24 Heures du Mans avec la pole à la clé. Une fois de plus, Paul-Loup Chatin a montré sa pointe de vitesse et a été le fer de lance de l’équipage. Au final, en lice pour la place de vice-champion, une 6e place n’est malheureusement pas suffisante au Portugal mais IDEC Sport a tout de même terminé sur le podium championnat. « Je pense même que nous avons fait une très bonne saison, l’équipe a progressé course après course. Depuis le début de l’année, nous avons été présents aux avant-postes, peu importe le circuit, peu importe les conditions. Au Portugal, nous étions venus pour la place de vice-champion ou finir sur le podium du championnat. Au final, nous sommes 3e, c’est une très bonne chose ! » 

Pour la #27, le leitmotiv était « de prendre le plus de plaisir possible ». comme le disait Erik Maris à Monza au mois de mai. Au final, sur les six manches, seules quatre ont été disputées avec des fortunes diverses, mais là n’est pas le plus important. 

Perspectives 2019 : Toujours dans le coup en 2018, mais pas encore vainqueur à cause de malchances diverses comme aux 24 Heures du Mans, il faudra compter sur cette équipe l’année prochaine où deux voitures seront présentes sur la grille de départ ! Sur la #28, un trio de pilotes de pointe sera présent et visera, au moins, une première victoire sinon plus ! 

United Autosports (Ligier JS P217) #22 de Filipe Albuquerque et Phil Hanson, victoires à Spa-Francorchamps et Portimão, 4e au championnat avec 54 points

United Autosports (Ligier JS P217) #32 de Wayne Boyd, Hugo de Sadeleer et Wil Owen, 10e au championnat avec 23 points.

Bilan 2018 : Le début de saison a été très compliqué pour United Autosports. En effet, équipe vice-championne 2017 ne compte que 16.5 points après trois manches (pour la #22). Après la performance réalisée par Panis-Barthez Compétition qui signe la pole position à Silverstone, les hommes de United Autosports ont choisi de faire confiance à Michelin à partir de Spa-Francorchamps. Bien leur en a pris avec deux victoires pour le duo Albuquerque / Hanson, ce dernier devenant au passage le plus jeune vainqueur d’une manche ELMS, à 19 ans ! Ces progrès sont expliqués par le Portugais lui-même : « Suite au joker utilisé cet hiver, nous étions nulle part en début de saison et nous ne comprenions pas pourquoi nous étions si loin des ORECA. Nous avons tout analysé minutieusement, avons pris en compte les performances de l’équipe Panis-Barthez Compétition et décidé de changer de pneus, passant de Dunlop à Michelin. La voiture est complètement différente et, depuis, nous avons réalisé deux top 3 en qualifications et signons deux victoires consécutives. » Au final, l’écurie coiffe DragonSpeed pour la 4e place du championnat et avait un rythme pour terminer vice-champion, mais l’arrêt prématurée de la course en Belgique et l’attribution de la moitié des points, ont eu raison de leurs efforts.

Perspectives 2019 : United Autosports sera de nouveau présente en ELMS avec deux voitures confirmées. Pour rappel, une autre JS P217 sera engagée en WEC à partir de septembre ! Si des pilotes tels que Filipe Albuquerque seront toujours là, il faudra compter sur cette écurie pour le titre 2019 ! En attendant, United Autosports va disputer l’Asian Le Mans Series 2018/2019 avec deux LMP2 et deux LMP3 ! 

ORECA 07/DragonSpeed #21 de Ben Hanley, Henrik Hedman et Nicolas Lapierre, une pole position à Silverstone, 5e du championnat avec 50.5 points.

Bilan 2018 : Cette écurie fait toujours partie des outsiders grâce à leur deux pilotes de pointe Nicolas Lapierre et Ben Hanley. Cependant, la présence de Henrik Hedman, pilote Bronze, fait que la victoire au général est souvent impossible tellement le niveau cette année était relevé. Deux 2e places viennent récompenser les hommes de l’équipe américaine managée par Elton Julian (Silverstone et Spa). La #21 a été en lutte jusqu’à la dernière manche au Portugal. Nicolas Lapierre : « Nous avons été jusqu’à la finale de Portimão en position d’être vice-champion. C’était notre objectif, nous voulions finir sur le podium du championnat avec notre équipage qui inclut un vrai Bronze. C’était ambitieux, mais nous savions que c’était à notre portée. A Portimão, nous avons été percutés par une LMP3. C’est dommage, nous avions un bon rythme et c’est d’autant plus frustrant que ni Racing Engineering ni IDEC Sport n’était dans un bon jour. »

Perspectives 2019 : Certes, Nicolas Lapierre est parti sous d’autres cieux (Cool Racing), mais l’équipe américaine devrait normalement être de nouveau présente en ELMS avec une ORECA 07. Avant cela, DragonSpeed disputera les 24 Heures de Daytona. 

Panis-Barthez Compétition (Ligier JS P217) #23 de Timothé Buret, Julien Canal, Will Stevens, 1 pole position à Silverstone, 6e au championnat avec 45.5 points.

Le début de saison a été compliqué et marqué par la malchance si bien que peu de points ont été marqués au championnat. Le déclic est venu lors de la manche de Silverstone où Wil Stevens réalise un pole position exceptionnelle, avec plus de 6 dixièmes d’avance sur ses concurrents. Depuis, les bons résultats se sont enchaînés : 3e à Spa et 2e à Portimão. Olivier Panis : « Cette année, l’écurie a passé un vrai step en terme de performance. Même si les résultats n’ont pas été là en début d’année, nous pouvons affirmer que Panis-Barthez Compétition joue désormais dans la cour des grands, que l’écuire  a fait un travail fantastique, personne n’a jamais baissé les bras même dans les moments difficiles de début de saison et après l’immense déception de passer juste à côté de la victoire au Mans. » L’un des hommes clés de l’équipage a sans aucun doute doute le Britannique Will Stevens, encore très bon le week-end dernier au Portugal. « Il s’agit de notre deuxième podium de suite, je suis content de finir la saison de cette façon et je tiens à remercier Ligier ainsi que toute l’équipe Panis-Barthez Compétition pour le travail fourni. »

Perspectives 2019 : Après un passage par l’Asian Le Mans Seires cet hiver et peut-être les 24 Heures de Daytona, l’équipe Panis-Barthez Compétition sera de retour en ELMS l’année prochaine avec une voiture confirmée, plus peut être une seconde. En tout cas, c’est la volonté d’une équipe qui pourrait jouer aux avant-postes en 2019 en fonction de l’équipage choisi.