Cinq questions à… Rémy Brouard

BROUARD Rémy (fra), team principal team Jackie Chan DC racing, portait during the 2018 FIA WEC World Endurance Championship, 6 Hours of Spa from May 2 to 5 , at Spa Francorchamps, Belgium - Photo Florent Gooden / DPPI

Nom : Rémy Brouard

Nombre de participations : 35 (spectateur), 5 comme DG de l’ACO, 6 comme team manager ou team principal

Regardiez-vous les 24 Heures du Mans à la télé quand vous étiez jeune? Etiez-vous intéressé par cette course ? 

« Je regardais la course à la télévision en noir et blanc à la fin des années 60. C’est certainement devant le petit écran que j’ai pris le virus en suivant Jacky Ickx et Hans Herrmann en découdre dans les deux derniers tours. Nous n’habitions pas Le Mans, mais bien l’île-de-France, et il n’y avait pas d’autoroute pour aller au Mans. »

Quels sont vos premiers souvenirs des 24 Heures du Mans ? 

« J’avais 11 ans en 1971, je me souviens être dans la courbe Dunlop, de nuit sur les épaules de mon père à regarder passer à fond les Porsche 917 et Ferrari 512M. Nous étions venus uniquement le soir car mes parents étaient commerçants et travaillaient beaucoup. »

Quel est votre équipage rêvé aux 24 Heures du Mans ?

« Je ne vais pas aller chercher loin puisque ce serait Thomas Laurent, Ho-Pin Tung et Oliver Jarvis, soit le trio qui est monté sur la deuxième marche du podium au Mans l’an dernier. Si je devais remonter plus loin dans le temps, je prendrais Cevert/Beltoise ou Pescarolo/Larrousse. »

Quelle est la voiture des 24 Heures du Mans qui vous a marqué ?

« Toutes les Matra, qu’elles soient 650, 660 ou 670. Plus récemment, la Mazda 787B et la Peugeot 905. Je ne peux pas oublier non plus la Chevrolet Corvette de Marie-Claude Beaumont et Henri Greder. »

Quel pilote des 24 Heures du Mans vous a fait rêver ?

« Tous ! Je suis admiratif et j’ai un profond respect pour les différents pilotes. Qu’ils soient professionnels, gentlemen ou stars de la F1, ils font tous partie de l’histoire du Mans. Depuis deux ans, je vois aussi des petits jeunes débuter tels que Thomas Laurent, Gabriel Aubry ou les trois malaisiens du Jackie Chan DC Racing. Ils sont tous extrêmement concentrés et sérieux, à l’écoute des conseils. On dirait qu’ils sont skieurs dans la zone de départ. Ils répètent inlassablement leurs gammes tout en restant humbles face à ce ‘big one’ qu’est Le Mans. Cette course est un vrai monument pour les pilotes. »