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Jean-Philippe Dayraut : "DKR Engineering et Laurents Hörr méritent cette victoire !" »

European Le Mans Series
24 Heures du Mans
7 juin. 2021 • 12:00
par
david bristol
Jean-Philippe Dayraut a disputé sa 2e course ELMS ce week-end lors des 4 Heures du Castellet. Ce pilote possède un beau palmarès avec, entre autres, six titres en Trophée Andros, une 2e et 3e place à Pikes Peak, un titre de Champion de France de Supertourisme (2001), il a été vice-Champion Porsche Carrera Cup en 2005 et 2ème du Championnat de France GT sur Corvette C6.R GT1.

Alors que l'on ne l'avait plus vu sur un circuit depuis un moment, le pilote désormais classé Bronze pilote la Duqueine LMP3 #4 de DKR Engineering avec Laurents Hörr. Les deux hommes ont gagné dans le Var ce week-end !
DKR

Vous êtes de retour en Endurance. Comment cela s’est fait ?

 

« DKR Engineering m’a contacté il y a un mois. J’ai un peu hésité car je n’ai pas roulé depuis un moment, mais je sais que c’est une équipe sérieuse, j’ai gagné des courses avec Kendy Janclaes et son équipe en GT. J’ai finalement dit oui, pourquoi pas, même si je ne connaissais pas cette catégorie LMP3. Mais comme je l’ai dit, je les aime bien, je sais que c’est sérieux et professionnel. »

 

Comment s’est passée la manche du Red Bull Ring, un circuit que vous ne connaissiez pas et avec une voiture que vous découvriez ?

 

«On partait en pole et, malheureusement, je me suis fait accrocher en tout début d’épreuve. Cela nous a coûté un tour, mais aussi la course ! On méritait vraiment d’être sur le podium car la voiture était bien et notre équipage homogène. DKR Engineering cherche une victoire en ELMS, il faut absolument que l’on en décroche une. Il ne faudra pas faire de faute et bien rouler ici au Castellet. Cette équipe la mérite et Laurents aussi ! »

 

Interview réalisée avant le départ de la course et donc la victoire…   

 

Duqueine DKR Red Bull Ring

 

Est-il prévu que vous fassiez le reste de la saison ?

 

« Je me fais plaisir pour être honnête. J’ai fait une première course au Red Bull Ring et une 2e ici au Castellet que l'on gagne. On verra bien s’il y a une troisième, cela dépendra d’où on en est au championnat (ils sont désormais 2e en LMP3 à 27 points de COOL Racing, ndlr), du budget, etc… Je veux vraiment me concentrer sur le LMP3 car j’ai une société à faire tourner. Bien sûr, l'écurie veut un résultat, je fais donc du mieux que je peux, mais je viens là détendu et pour prendre du plaisir. Je n’ai pas d’obligation, on fait cela au coup par coup. »

 

JP Dayrault

 

Cette Duqueine M30-D08, comment est-elle à piloter ?

 

« Je ne connais que celle là, je n’ai jamais piloté la Ligier JS P320. Elle m’oblige à faire des efforts de pilotage car, comme je l’ai dit, cela fait un petit moment que je n’avais plus roulé. Cela se conduit un peu comme une monoplace alors que je suis plus habitué aux berlines. C’est une technique, mais grâce aux acquisitions de données, j’arrive à mieux comprendre ce que mon talentueux coéquipier fait et j’essaie de m’en rapprocher. Quand cela se passe bien, je suis à peu près à une seconde, une seconde et demie de lui. J’essaie de rester dans cette fourchette.  Après, ce n’est pas une voiture très physique, je n’ai pas de souci, je tiens. Cependant, c’est vrai que rouler deux heures en fonction des températures, cela peut être un peu plus difficile car il faut faire attention aux voitures que l’on double et celles qui nous rattrapent. De plus, il fait chaud dans l’auto, donc là cela devient plus physique et rouler deux heures comme cela, je ne l’avais jamais fait. En tout cas, c’est une auto sympa, une vraie voiture de course. »

 

Podium LMP3 LE Castellet 2021

 

Remontons 20 ans en arrière maintenant. En 2001, vous avez disputé votre seule et unique édition des 24 Heures du Mans sur une Viper GTS-R. De quoi vous rappelez vous ?

 

« J’avais été sélectionné par Oreca et l’équipe de France cette année là. J’avais disputé les essais Préqualificatifs. La voiture n’était pas facile à piloter, c’était une « auto d’homme », on se brulait les pieds, c’était un peu un « tracteur » quand même. Elle avait un gros moteur, on allait très vite en ligne droite, mais dans les virages, c’était assez physique à emmener. Malheureusement, il y a eu un gros accident après une vingtaine de minutes de course à Arnage. David Terrien est alors sorti de la piste et je n’ai jamais pu prendre le volant en course. C’est un regret car nous avions une bonne auto, j’avais envie de rouler de nuit et au petit matin. C’est un bon souvenir quand même car disputer les 24 Heures du Mans avec ORECA, Hugues de Chaunac, c’était super. On voyait l’organisation d’une usine ainsi que l’ampleur et la médiatisation de cette course. J‘ai 52 ans, je ne sais pas, peut être qu’un jour je les referai (rire). »

 

Le Mans 2001 Viper GTS R Equipe de France

 

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