24H Nurburg : Retour gagnant pour BMW et la M3 !

2010-05-16 15:13:00
by Antho

Les 24 Heures du Nürburgring 2010 promettaient d’être belles. Elles l’ont été à n’en pas douter. Porsche, Audi et BMW ont offert une édition qui restera certainement dans les mémoires, sans oublier Ferrari. C’est finalement BMW qui l’emporte, après un final à suspens. Pour son retour, la firme bavaroise ne pouvait espérer mieux, la M3 de Muller/Farfus/Alzen/Lamy coupant la ligne d’arrivée en vainqueur. Une semaine après les 1000km, le Portugais fait coup double et empoche un cinquième succès sur la Nordschleife, rejoignant ainsi le recordman Marcel Tiemann. Véritable surprise de l’épreuve, la Ferrari du Hankook-Team Farnbacher, confiée à Farnbacher/Simonsen/Keen/Seefried, obtient une magnifique seconde place, tandis que l’Audi/Phoenix de Rostek/Ludwig/Bronzel/Winkelhock complètent le podium. Trois marques différentes composent donc le tiercé. Une mention spéciale à la Porsche Hybride, qui a impressionné pour ses débuts sur une épreuve de 24 Heures. Elle a occupé les commandes l’épreuve jusqu’au début de la 23e heure !

 

Hier à 15h, c’est la Porsche/Manthey n°1 qui avait pris le meilleur départ, passant du septième au premier rang en quelques virages ! Quadruple tenante du titre, cette voiture allait longtemps mener les débats, comptant jusqu’à près de quatre minutes d’avance, avant une septième heure fatale : un concurrent perdait le contrôle de sa monture, tapait le rail et ricochait sur le malheureux Marc Lieb. Dans le même tour, le dauphin du quatuor Bernhard/Dumas/Lieb/Tiemann abandonnait également : l’Audi n°100 de Ekstrom/Jarvis/Scheider/Werner sortait de la piste à Pfanzgarten. Un peu plus tôt, une autre R8 LMS avait dit adieu à ses espoirs de bon résultat : la n°98 de Basseng/Rockenfeller/Stippler/Stuck (probablement suite à un problème moteur). Après un tiers de course, tous les espoirs de la firme d’Ingolstadt reposaient sur la n°99 de Biela/Fässler/Kaffer/Hennerici et la n°2 de Abt/Collard/Luhr/Mies. Après un début timide, n°99 répondait aux attentes en donnant la réplique à la Porsche Hybride. Mais au petit matin, elle devait rendre les armes, après un changement d’essieu arrière puis une rupture de boîte. La n°2 prenait la relève avant, elle aussi, d’abandonner sur problème de transmission à la vingtième heure !

 

C’est donc la Porsche Hybride de Bergmeister/Lietz/Holzer/Ragginger qui allait mener la danse. Après être venu à bout des nombreuses Audi. Retardée durant la première heure par une crevaison lente, puis un peu plus tard par une pénalité d’une minute, l’Hybride remontait grâce à sa faible consommation, bouclant un à deux tours de plus que ses concurrentes par relais. La victoire lui tendait les bras serait-on tenté de dire. Mais dans la 21e heure, un collecteur d’échappement cassait, remettant la BMW n°25 dans le tour. Et c’est finalement dans les premières minutes de la 23e que tout s’arrêtait, le moteur cessant de rugir brusquement ! Comme les autres Porsche connurent chacun leur lot de problèmes (boîte, sorties, radiateur etc), et que Audi avait déjà baissé pavillon ou presque, c’est vers BMW qu’il fallait se tourner pour trouver le vainqueur.

 

Certes, le départ des M3 aurait pu être plus brillant. La n°26, confiée à Werner/Muller/Priaulx/Adorf, sortait violemment de la piste dans la première heure, hypothéquant ses chances de succès. La voiture sœur, la n°25 de Muller/Farfus/Alzen/Lamy, anticipait son premier pit-stop pour changer de pneus, avant de remonter progressivement dans la hiérarchie grâce à une excellent consommation. De retour dans le quarté à la mi-course, puis dans le tiercé, le dernier quart allait être le sien. Malgré une petite alerte au niveau de l’embrayage, puis lors du dernier pit-stop, la M3 tenait bon et s’en allait vers la victoire, cinq ans après son dernier succès ! Sa jumelle aura fait une course exemplaire pour revenir jusqu’à la septième place, un petit exploit compte tenu du temps perdu dans la première heure.

 

Qui pour terminer deuxième ? Et bien une Ferrari que l’on attendait pas à pareille fête. Pour sa première participation aux 24 Heures du Nürburgring, force est de constater que la F430 a impressionné ! Elle a compensé son manque de vitesse de pointe par une fiabilité parfaite : fiabilité mécanique, mais fiabilité des pilotes aussi, Farnbacher/Simonsen/Keen/Seefried étant irréprochables. Voilà en tout cas une deuxième position presque inespérée pour le Hankook-Team Farnbacher !

 

Si les changements de leaders se sont multipliés, la bagarre a également eu lieu pour les places d’honneurs, à commencer par la troisième marche du podium. Longtemps quatrième, avant le problème de la Porsche Hybride, la BMW Z4 n°76 du Scubert Motorsport s’est finalement inclinée devant l’une des Audi rescapée, celle de Rostek/Ludwig/Bronzel/Winkelhock. Le constructeur aux quatre anneaux sauve donc ce qui peut l’être, avec également la cinquième place du Black Falcon. Notons que les troisième, quatrième et cinquième terminent dans le même tour.

 

Il faut redescendre au sixième rang pour trouver trace de la première Porsche, celle du H&R Spezialfedern (Alzen). Elle précède une autre GT3 Cup S, celle du Rowe Motorsport. La BMW Z4 du Dorr Motorsport et la Porsche de la Scuderia Offenbach complète le Top Ten. La Nissan/Falken, habituée de l’épreuve, se classe 12e, devant la Porsche GT3 RS de sérié alignée par Porsche AG. L’histoire retiendra que cette auto était venue au Nürburgring par la route depuis Weissach. Enfin, le premier Scirocco, pilotée par Al-Attiyah/Ickx/Depping/Niedzwiedz termine 16. La meilleure Lexus LF-A, la n°50, fini également dans le Top 20, tout comme la plus rapide des Opel OPC. Le classement complet est ici.

 

Voilà qui conclut notre couverture d’une édition que l’on oubliera pas de sitôt. Avec, au risque de se répéter, une salutation particulière aux vainqueurs bien sûr, mais aussi à la Porsche Hybride, qui méritera d’être revue.

 

Anthony Megevand

 

 

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