Hartmut Kristen : L’hybride oui, le GT1 non, le proto peut être ?
by Antho
Avec quatre victoires lors des quatre dernières éditions des 24 Heures du Nürburgring, Porsche est un peu dans son jardin sur la Nordschleife. Et si le constructeur allemand a dû se contenter de la troisième ligne sur la grille, l’ambiance était plutôt bon enfant lors de la conférence de presse. L’occasion d’évoquer plusieurs sujets avec Hartmut Kristen, le Directeur de Porsche Motorsport.
Hartmut Kristen, quel est votre sentiment avant les 38e 24 Heures du Nürburgring ?
« On doit être prêt…. Je pense qu’on l’est. L’équipe a fait du bon boulot, donc je suis plutôt relax ! »
Quel rôle va avoir la GT3-R « Hybrid » ici ?
« Pour nous, c’est un laboratoire en course. Plus loin nous irons, meilleur ce sera. Plus haut nous finirons, meilleur ce sera. Peut être qu’une course sans problème ne serait pas la plus enrichissante car ce n’est pas dans ce type de situation que nous apprenons le plus. Mais si on peut faire un Top 10, nous serons satisfaits. »
Vous ne comptez pas sur elle pour gagner, ou viser le podium ?
« Ce n’est pas comme cela que nous avons fixé l’objectif. Nous nous concentrons sur l’aspect technologique de cette auto. Je ne dis pas que l’équipage de la n°9 n’a pas le potentiel pour viser cette place, mais c’est la n°1 qui a été mise en place pour cela. Nous avons une seule « Hybrid », qui va courir contre une vingtaine de GT3-R ou GT3 Cup S, sept Audi et des BMW, en ayant fait son premier roulage en janvier. »
Quel est l’objectif à plus long terme ? Avoir davantage de GT3-R « Hybrid » ?
« Non pas nécessairement. Il y a beaucoup de choses à faire avec cette voiture. Tout dépend de comment on l’utilise. Pour l’instant, c’est d’une manière assez simple. On va voir pour franchir un autre palier. Nous allons notamment travaillé sur le poids pour alléger le système. C’est en tout cas un long processus. »
A l’avenir, Porsche est-il intéressé par le GT1 ?
« Non ! »
Pourquoi ?
« Nous ne croyons pas à ce concept. Nous ne pensons pas qu’il est nécessaire d’avoir du GT1, du GT2, du GT3 et du GT4. Nous avons toujours dit que nous sommes favorables à une catégorie unique, et tous les constructeurs présents en GT2 étaient de cet avis. »
Une question habituelle pour conclure : quid du projet de prototype ?
« C’est quelque chose de complètement différent. Nous devons prendre toutes les solutions en considération, voir ce que nous ferons de la 918 Spyder. Nous voulons également voir comment vont évoluer les règlements, y compris concernant les nouvelles technologies. Cela n’aurait pas d’intérêt de venir avec une technologie traditionnelle. »
Avez-vous fixé une date butoir ?
« Nous en parlons constamment avec la direction. Nous discutons de ce qui a le plus de sens, de quelles sont les priorités. Jusqu’à présent, cela n’a pas été le cas. »
La présence d’Audi peut-elle être un problème ?
« Ce n’est pas un problème, mais c’est quelque chose que nous prenons en considération dans la logique du groupe. Nous nous demanderons logiquement si nous n’allons pas dépenser deux fois un budget pour faire quelque chose de similaire. »
Propos recueillis par Anthony Megevand




