Olaf Manthey : « Je suis plus relax… »
by Antho
Olaf Manthey est l’une des figures emblématiques des 24 Heures du Nürburgring. Avec son team, il a conduit Porsche à la victoire lors des quatre dernières éditions. Et si la voiture tenante du titre s’élancera de la septième position, cela ne semble pas le déstabiliser outre mesure. Entretien avec le patron du Team Manthey…
Olaf, comment vous sentez-vous à la veille du départ des 24 Heures du Nürburgring ?
« Plutôt relax ! En fait, je suis plus relax que lors des quatre dernières années. J’ai le sentiment que nos deux courses de préparation en VLN se sont bien passés. Les années précédentes, nous rencontrions des problèmes. Cette fois, aucun. La voiture est performante et semble solide pour couvrir une longue distance. »
Cette édition est-elle plus difficile que les quatre dernières ?
« Je pense que oui. L’an dernier, nous nous étions battus avec Audi. Cette fois, il faudra battre Audi et BMW. Schnitzer a montré par le passé qu’ils sont capables de gagner ce type de course. Donc ce seront des sérieux adversaires ! »
Qu’est ce qui fera la différence ? La consommation ?
« Oui, nous devons voir où sont les autres sur ce point. Nous ne sommes pas certains de faire neuf tours avec la GT3-R. L’an dernier, Audi était capable d’en faire neuf. De ce qu’on a vu en VLN, BMW pourra aussi le faire… »
Il faudra donc attaquer fort…
« Si nous faisons huit tours, il faudra vraiment attaquer très fort. Cela représente deux arrêts en plus, soit six minutes ! On peut faire neuf tours en roulant moins vite, mais il faudra être capable de suivre Audi. Il faut trouver la bonne solution… »
En plus de la GT3-R n°1, vous fêtes roulé la version hybride. Une fierté ?
« C’est un honneur d’avoir été choisi par Porsche pour engager cette voiture. C’est une voiture laboratoire, donc nous verrons. Elle a montré sa performance et a déjà fait un podium en VLN, mais cette fois il faudra tenir encore plus longtemps. »
On voit Team Manthey en VLN et aux 24 Heures du Nürburgring. Pourquoi pas dans un autre championnat ?
« Nous avons beaucoup d’autos à gérer. Six ici aux 24 Heures, et entre huit et neuf en VLN. Il faut donc une bonne équipe de mécaniciens pour les gérer. Cela fait déjà beaucoup pour nous, mais nous verrons dans le futur. Pourquoi pas le GT Open ou d’autres séries… »
Vous avez déjà participé au Mans. Vous ne souhaitez pas y revenir ?
« Nous étions venus avec Porsche, avec la 996 GT3-R en 1999 et, bien évidemment, nous aimerions y rouler à nouveau. Mais nous ne voulons pas être dans la plus petite catégorie et passer notre temps à regarder dans les rétroviseurs. »
Donc si un jour Porsche construit un prototype, vous pourriez être intéressé ?
« On pourrait l’être effectivement (sourire)… »
Propos recueillis par Anthony Megevand




