Benoît Tréluyer : Patience, ça progresse...

2010-05-06 08:00:00
by Claude

"Patience, ça progresse..." Le titre choisi par Benoît Tréluyer pour commenter sa performance lors du dernier week-end sur le Fuji Speedway peut surprendre car la troisième manche du SUPER GT n'a pas été favorable au français, à son coéquipier Satoshi Motoyama -les champions GT500 2008- et à leur Nissan GT-R n°23...

 

Rappelons les données de Fuji : neuvième temps des qualifs pour la Nissan n°23, avec Benoît au volant, la voiture était repêchée pour le Super Lap réservé aux huit meilleurs chronos à la suite du déclassement de la Honda n°100 de Takuya Izawa. L'allençonnais réalisait dans ce Super Lap une excellente performance, avec le quatrième chrono, devancé seulement par les trois Lexus qui allaient prendre le endemain les trois premières places en course.

 

Benoît Tréluyer : "En performance pure, nous étions bien, même si à distance respectable des Toyota qui inauguraient un nouveau kit aéro « faible traînée » leur permettant de rouler 5 km/h plus vite que tout le monde en ligne droite. Malgré tout, nous étions plutôt confiants pour la course car nos longs relais étaient des plus solides. Tout marchait donc bien, même un peu mieux que nous ne l'espérions. Dès lors, l'objectif était de marquer des points... "

 


Hélas, lors des huit minutes de warm up avant la course, le champion Super GT 2008 ressentait des vibrations de plus en plus importantes à l'occasion des trois tours qu'il couvrait : "J'ai aussitôt suspecté un problème de transmission et je suis rentré au stand, souligne Benoît. L'écurie a vérifié la voiture pendant 10 minutes en espérant que les vibrations soient liées à autre chose mais elle dut se résoudre à la changer. Bilan, nous avons pris le départ avec deux tours de retard."

 

Dès lors, tout espoir d'un bon classement était perdu et la course était transformée en séance de roulage pour la Nissan NISMO : "Au cours de mon premier relais, note toutefois le Français, je me suis retrouvé 4'' devant les voitures de tête et j'ai pu tenir le rythme. Ce qui veut dire que si nous avions pu prendre le départ dans de bonnes conditions, il aurait été possible de réussir quelque chose de bien."

 

Motoyama qui était chargé du second relais ne vit même pas le drapeau à damiers, le moteur ayant lâché. "En fait, conclut le Français, notre problème venait surtout du moteur. La transmission avait certes souffert et son changement avait amélioré les choses mais l'origine du mal n'était pas là. Assez rapidement tout a commencé à se dégrader de nouveau pendant la course et le moteur a fini par lâcher. Au final, le résultat est décevant mais il ouvre toutefois sur des perspectives intéressantes. Michelin progresse à chaque nouvelle sortie et nous, à l'exception du moteur qui n'évolue pas assez à mon goût, nous sommes en train de faire du super boulot au niveau des réglages châssis. Donc, logiquement, les prochaines manches devraient se révéler plus positives. Evidemment, j'aurais aimé être en mesure de défendre mes chances à Fuji, mais il faut parfois se montrer patient."

 

Pour l'instant, Benoît et Motoyama occupent la dernière place du classement pilotes GT500, à égalité avec les pilotes Honda, Michigami et Nakayama, avec trois petits points. La quatrième manche du SUPER GT 2010 aura lieu en Malaisie, sr le circuit de Sepang, le 19 juin prochain, c'est-à-dire une semaine après les 24 Heures du Mans.

 

Citations extraites du communiqué de Benoît Tréluyer.

 

Claude Foubert

 

 

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