Andy Priaulx : « Allons-nous tenir ? »
by Fabrice
Andy Priaulx est sans doute l’un des pilotes dont l’agenda 2010 est le plus chargé. Outre son habituelle implication en WTCC, avec l’écurie RBM, le Britannique participe activement au programme endurance mené par BMW Motorsport avec la M3 GT2. Cela semble ravir le triple champion du monde des voitures de tourisme.
« Il est évident que je préfère être occupé en permanence plutôt que d’être réduit au repos » confirme-t-il. « La semaine dernière a d’ailleurs été plutôt bien remplie. Mercredi et jeudi j’ai effectué toute une batterie de tests, vendredi j’ai participé à une séance préparatoire à la course du samedi, troisième manche du VLN, avant de prendr part au marathon de Londres ! » Un marathon qu’il a parcouru en 3h49’31. Quelle santé ! Assurément Andy ne manque pas d’endurance, une discipline qu’il affectionne tout particulièrement : « Piloter une GT2 est un réel bonheur. Quelle voiture fantastique ! En outre le pilotage est relativement similaire à celui adopté en WTCC. A fond du début à la fin. La grosse différence est qu’il s’agit d’être à 100 % durant 24 heures. »
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Au beau milieu des années 80, à son apogée, le championnat d’Europe des voitures de tourisme faisait également la part belle à l’endurance. La majorité des épreuves était longue de 500 kms, exceptées les 24 Heures de Spa, qui constituaient le point d’orgue de la compétition. Une compétition au sein de laquelle s’affrontaient des écuries mythiques telles Schnitzer, Eggenberger, TWR, Juma ou Luigi ainsi qu’une multitude de constructeurs dont notamment Alfa, BMW, Ford, Jaguar, Rover, Volvo ou même Holden. De nos jours, les manches du championnat WTCC sont réduites à la portion congrue : deux joutes de 50 kms par meeting. Andy Priaulx ne s’en formalise pas pour autant et y voit même certains avantages : « Le format actuel est intéressant dans la mesure où les courses sont spectaculaires, d’une très grande intensité. De plus, vu qu’il n’y a pas de pit-stops obligatoires, cela facilite la compréhension des spectateurs. Cependant, on pourrait ajouter au calendrier une ou deux manches d’endurance sur la saison. Ce serait bien effectivement. »
L’an dernier, pour son unique apparition en VLN au volant de la BMW M3 GT2, Andy Priaulx s’était classé à une brillante seconde position. Voici deux semaines, il faisait à nouveau partie du tiercé de tête lorsqu’il fût ralenti par un bris de cardan. Le week-end dernier, il grimpait sur la troisième marche du podium. Le potentiel est donc bien présent comme le pilote officiel BMW le souligne : « La voiture est vraiment excellente. Nous sommes très proches de la concurrence et par conséquent nous serons dans le coup aux 24 Heures du Nürburgring. C’est certain ! Mais la question est la suivante : allons-nous tenir ? »
Y aurait-il encore des améliorations à apporter à la belle M3 GT2 d’ici précisément les mythiques 24 Heures ? « Il y a toujours quelque chose à améliorer. Nous travaillons d’ailleurs en permanence. Même lorsque tu es au sommet, que tu es le plus rapide, il faut sans cesse remettre l’ouvrage sur le métier, ne jamais se relâcher. »
Un professionnalisme de bon aloi qui au vu de la démonstration effectuée par le clan Schnitzer semble porter ses fruits.
Fabrice Bergenhuizen






