Matthieu Lahaye : « Nous avons progressé à pas de géant ! »

2010-04-26 14:00:00
by Antho


Après Portimao et Magny-Cours avant les 8 Heures du Castellet, OAK Racing a poursuivi ses essais à Budapest, en Hongrie. Un voyage qui n’a pas été de tout repos pour l’équipe suite au blocage des aéroports. C’est donc par la route que les pilotes ont rallié le Hungaroring pour effectuer de nouveaux tests avec Dunlop. Après un retour mouvementé, les bouchons se succédant sur les routes allemandes, Matthieu Lahaye dresse le bilan de ce périple hongrois.

 

Matthieu, comment se sont passés ces tests avec Dunlop à Budapest ?
« La matinée du premier jour, il pleuvait. Honnêtement, nous étions un peu déçus après avoir fait 1500km pour venir sur ce circuit ! Heureusement, la situation s’est rapidement améliorée et la piste a vite séché. Nous avons pu faire un jour et demi plein, avec deux voitures. Seul Richard (Hein) n’a pu venir : il est resté bloqué au Japon. Nous avons bien profité des conditions de piste qui étaient optimales. Même si il fera certainement plus chaud en août, les 20° ont satisfait tout le monde. C’était la première fois que nous pouvions rouler ainsi. Idem pour Dunlop avec les nouvelles gommes. »

 



Quels enseignements tires-tu au niveau du travail effectué sur les pneus ?
« Si nous voulons aller chercher la HPD de Strakka, nous devons travailler à tous les niveaux : sur le châssis, le moteur et les pneus. Dunlop nous a proposé pas mal de solutions et nous avons trouvé des choses intéressantes. Guillaume a passé un certain nombre de trains en revue, puis j’en ai aussi essayé pour confirmer ses choix. Certaines des gommes nous permettent de corriger le sous-virage que nous avons en milieu de virage. C’est positif, tout en sachant qu’il faut trouver le bon compromis entre performance et durabilité. »

 

Vous avez également travaillé sur le set-up…
« Oui et Budapest est un circuit relativement intéressant pour faire du développement. La piste est difficile, bosselée et sinueuse. Elle met en avant les déficits d’une auto et cela permet de travailler facilement. C’est un bon point. A vrai dire, nous avons progressé à pas de géant ! Nous avons fait en deux jours ce que nous aurions fait en une semaine…. C’était intense et productif. Nous avons notamment bien bossé sur les amortisseurs, avec PKM, qui avait planché sur plusieurs améliorations. Là aussi, ces tests ont été productifs : ils nous ont ouvert les yeux. Avant, nous avions une voiture qui ne nous permettaient pas de prendre les vibreurs. Cette fois, elle était plus confortable, et nous pouvions monter sur les bordures, tout en conservant un bon niveau de performance. Voire en l’améliorant… »

 

Tu avais déjà roulé sur le Hungaroring. Et tu le retrouveras en août pour la quatrième manche des Le Mans Series. Que penses-tu de ce circuit que tout le monde annonce difficile pour le trafic ?
« J’avais effectivement roulé à Budapest, avec la Megane Trophy. Les repères sont tout de même bien différents, mais je savais où tourner (rire) ! Plus sérieusement, j’apprécie ce circuit qui est rythmé et technique. Il est par conséquent assez éprouvant. Quant au trafic, nous étions quatre en piste, donc nous ne nous sommes pas gênés. Mais avec la chaleur que nous allons avoir en août, plus quarante autres voitures, ça va être la guerre ! Il y a des endroits où on ne peut pas doubler. Ça passe limite à deux protos côte à côte… »

 


Après un premier meeting qui a mieux terminé qu’il n’avait commencé, comment abordes-tu les 1000km de Spa ?
« C’est clair que nous ne pouvions pas plus mal débuter au Castellet. Mais Judd a bien rectifié le tir. C’est un sport mécanique et une pièce qui casse, ça peut arriver. Les hommes de Judd ont gardé leur sang froid et ont répondu. La preuve, nous n'avons pas eu de problème en course : nous finissons deuxième et quatrième, sans oublier le troisième chrono lors des qualifications…
« On attaque Spa avec confiance, tout en gardant un œil sur Le Mans. Nous en profiterons pour améliorer l’auto encore un peu, et aller chercher un résultat. Nous avons fait des progrès importants, même si il ne faut pas être trop hâtifs et attendre la confrontation avec les autres. Nous ne devons pas griller les étapes. L’écart qui nous sépare de la HPD, c’est le plus dur à combler. Mais on veut aller les chercher… et j’espère que ce sera le cas d’ici Le Mans. »

 

Propos recueillis par Anthony Megevand