12H Sebring, H+2 : Pirro chatouille Peugeot...
by Antho
On s'attendait à un cavalier seule des Peugeot, ce n'est pas tout à fait ce qu'ont proposé les deux premières heures de ces 12 Heures de Sebring. Au volant de la Lola-Judd du Drayson Racing, Emanuele Pirro a longtemps menacé les 908 HDi FAP, avant que celles-ci ne commencent à prendre le large à la gin de la deuxième heure. En GT2, les batailles sont mutliples entre BMW, Corvette, Porsche et Ferrari, qui a pris une course avance grâce à Gimmi Bruni.
Au drapeau vert, Alexander Wurz conserve le bénéfice de la pole position réalisée par Marc Gené, tandis que Sébastien Bourdais parvient à résister à Adrian Fernandez. Mais le bon départ de la Lola-Aston Martin ne sera pas confirmé, Pirro prenant l'avantage sur le Mexicain dès les premières minutes. L'Italien va alors faire le show, se rapprochant de la Peugeot n°08 avant de la dépasser à la demi-heure de course. Il suivra ensuite le rythme du leader jusqu'au premier pit-stop. Après cette phase des ravitaillements, il repart derrière Gené, qui a remplacé Wurz, mais parvient à prendre facilement l'avantage. Devant lui, Bourdais a entamé un solide deuxième stint. C'est alors que la première neutralisation intervient, après la sortie de la Formula Le Mans/Primetime, victime d'un bris de suspension.
Au restart, Bourdais reprend sur le même rythme. Le Tricolore creuse l'écart, légéremment sur Pirro, une quinzaine de secondes, plus encore sur Géné qu'il relègue à plus de quarante secondes ! L'Espagnol est d'ailleurs à portée de la Lola-Aston Martin, qui a profité du safety car pour faire une partie de son retard. Mais les Peugeot consomme moins, et après les deuxièmes arrêts au stand, la hiérarchies s'établit peu à peu : la n°08 mène devant la n°07, tandis que la Lola-Aston, désormais confiée à Stefan Mücke, a pris l'avantage sur la Lola-Judd du Drayson Racing, pilotée par Jonny Cocker après l'excellent double-relais d'Emanuele Pirro.
En LMP2, la donne est simple : l'Acura du Highcroft Racing domine largement les débats. Simon Pagenaud a rapidement creusé l'écart sur la Lola-Mazda du Dyson Racing, qui a concédé plus d'une vintaine de secondes en moins d'un quart d'heure. Guy Smith n'a pas tardé à rejoindre les garages, pour une réparation d'environ 90 minutes ! Il ne restait donc plus que la Porsche RS Spyder du Team Cytosport pour inquitéter l'Acura en ce début de course. Mais pilotée par Greg Pick, cette voiture était loin du compte. Et si le safety car avait remis les compteurs à zéro, Simon Pagenaud est parvenu à reprendre un solide avantage à l'issue de la deuxième heure.
Du côté de GT2, les leaders ont été multiples. Le Team Falken d'abord, Wolf Henzler ayant trouvé l'ouverture sur Jorg Bergmeister dès les premiers tours. Henzler devait ensuite baisser pavillon, devant une autre Porsche, celle du Flying Lizard, puis devant la Ferrari du Risi Competizione, ces trois autos se retrouvant de front à certains moments ! Les Corvette et les BMW n'étaient pas en reste, montant petit à petit en puissance. Avant les premiers pit-stops, Magnussen, au volant de la C6.R n°3, prenait d'ailleurs l'avantage sur Bergmeister, alors que la M3 n°92 de Werner était revenue dans le quatré de tête.
La première neutralisation allait un peu redistribuer les cartes : Risi, après une fin de premier relais plutôt compliqué, passait en tête grâce à Gimmi Bruni, qui dépassait la BMW de Bill Auberlen, leader suite au drapeau jaune général. Si Bruni menait toujours la deuxième heure devant Auberlen, la lutte faisait rage pour la troisième place, Patrick Long trouvant l'ouverture sur les deux Corvette, elles-mêmes menacées par la seconde BMW. Le premier coup de théâtre intervenait peu avant la fin de la deuxième heure, avec la C6.R n°3 qui a rejoint les garages pour une réparation sur le système de direction assitée. Cet ennui, cumulé à une erreur de Joey hand sur la BMW n°90, a permis à la Ferrari du Extreme Speed Motorsports d'intégrer le quinté de tête grâce à sa régularité. Le Team Falken est un peu rentré dans le rang, mais reste en embuscade.
Les événements n'ont pas manqué en LMPC. Le Team Gunnar, poleman, cèdait rapidement les commandes à la Formula Le Mans n°95 du Level 5, pilotée par Ryan Hunter-Reay. La voiture soeur, celle de Christophe Bouchut, suivait de près. Le Tricolore, après de multplies tentatives, avaient gain de cause avant la fin du premier relais, permettant au team de Scott Tucker de monopoliser les deux premières places. Dans le même temps, la FLM du Intersport Racing s'immobilisait dans la pitlane alors que celle de Primetime, on l'a dit, provoquait le premier Full Course Yellow. Partie en fond de grille, la voiture du Genoa Racing remontait progressivement, jusqu'à la troisième place.
Durant la deuxième heure, les FLM du Level 5 jouaient le rôle d'animateur, Bouchut et Hunter-Reay s'expliquant sérieusement. Bouchut, malgré les attaques de son coéquipier, ne cédera pas, quitte à le tasser parfois ! C'est dans cet ordre que les deux autos terminaient la deuxième heure, le Genoa Racing, troisième, étant victime d'une pénalité.
En GTC, le Alex Job Racing n'avait guère été inquiété en début d'épreuve, conservant les trois premières places de la catégorie. Après la bonne entame de Leh Keen, la n°81 poursuivait sur la même dynamique. La hiérarchie évoluait toutefois, de par l'homogénité des différents équipages. Après deux heures, lan°81 était suivie de la GT3 Cup du GMG Racing et de celle du Velox Motorsports.
Anthony Megevand
Top 10, après H+2
1. Peugeot 08
2. Peugeot 07, +1min31
3. Lola-Aston Martin 007, +1tr
4. Lola/Drayson 8, +1tr
5. Acura/Highcrfot 1, +2tr (1er LMP2)
6. Porsche/Cytosport 6, +2tr
7. FLM/Level 5 55, +5tr (1er LMPC)
8. FLM/Level 5 95, +5tr
9. Ferrari/Risi 62, +6tr (1er GT2)
10. BMW/Rahal 92, +6tr




