Adrian Fernandez : « Nous pouvons l’emporter… »
by Antho
Présent avec son propre team, le Fernandez Racing, depuis trois saisons en American Le Mans Series, Adrian Fernandez a stoppé l’activité de son équipe à la fin de l’exercice 2009, avec un titre en LMP2. Il revient cette année en tant que pilote : il défendra les couleurs d’Aston Martin Racing, à commencer par les 12 Heures de Sebring…
Adrian, lors de notre dernière rencontre, à Road Atlanta, tu avais annoncé l’arrêt de team. Te voilà désormais pilote pour Aston Martin Racing…
« Exact et continuer à piloter était ma première priorité. A la fin de la saison dernière, j’ai compris qu’il serait difficile de poursuivre avec l’équipe. J’ai préféré arrêter et poursuivre ma carrière de pilote. Durant l’année, j’ai commencé à parler avec les meilleurs teams du LMP1, dont Aston Martin. Après leur avoir donné un coup de fil, ils m’ont rappelé et nous avons signé un accord pour trois ans. »
Est-ce possible de voir à l’avenir cette Lola-Aston Martin, ou la future Aston Martin LMP1, engagée par le Fernandez Racing ?
« Non, ce n’est pas prévu. D’ailleurs, tous les membres de l’équipe sont partis et certains d’entre eux sont ici, dans d’autres teams. Comme je l’ai dit, je me consacre à mon activité de pilote : après Sebring, je ferai Long Beach, les 24 Heures du Mans et Silverstone. Pour le reste, nous verrons avec le team. Cela dépend en partie du résultat du Mans, tout en sachant que de nombreuses équipes mettent la priorité sur la construction de leur voiture pour 2011. »
Le fait que Aston Martin poursuive en 2011, c’était un facteur déterminant dans ton choix de rejoindre AMR ?
« Pas tant que cela. Je voulais simplement piloter pour un excellent team, avec de très bons coéquipiers et prendre du plaisir à relever un nouveau challenge. »
Après l’Acura lors des deux dernières saisons, tu es passé au volant de la Lola-Aston Martin. Que penses-tu de cette voiture ?
« Elle est très différente de ce que j’ai eu l’habitude de piloter. Elle est plus lourde et elle n’est pas aussi agile dans les virages que l’Acura ne pouvait l’être. En revanche, elle est bien dans le rapide. »
Elle semble difficile à piloter ici…
« Oui c’est vrai. Sebring est un circuit difficile pour tout le monde, mais plus particulièrement pour nous. La voiture souffre sur les bosses : elle convient davantage pour des tracés comme Le Mans. Je pense par conséquent que ce sera compliqué à Long Beach. En revanche, ce sera super de voir une telle auto dans les rues californiennes, à la fois pour le public, nos partenaires etc. »
Concernant Sebring, penses-tu pouvoir rivaliser avec Peugeot ?
« Je ne sais pas. Les Peugeot sont vraiment très performantes, mais j’espère que nous pourrons rester relativement proche d’elles. On fera au mieux, tout en sachant que tout peut arriver sur une course aussi longue. Si nous ne rencontrons pas de problème, nous pouvons l’emporter… »
Tu vas retrouver Le Mans, où Aston Martin Racing reste sur une quatrième place. Et les brides ont évolué depuis…
« Le Mans a été une expérience fantastique en 2007. J’en garde un super souvenir. Je pense que l’écart entre les protos à moteur Essence et les Diesels va être réduit, mais qu’il y aura toujours un écart de performance. »
Pour conclure, souhaitez-vous revenir à plein temps en ALMS ?
« En fait, je suis basé en Europe et j’aimerai courir plus souvent en Europe, tout en faisant les principales courses américaines. Je pense également que la volonté de faire un trophée international est une bonne chose. Cela va apporter un vrai plus, avec les meilleures voitures en piste. »
Anthony Megevand




