12H Sebring : Robertson Racing, réflexions d'avant-course.
by Claude
Aux 12 Heures de Sebring, le Robertson Racing s'apprête à vivre une dure bataille avec sa Ford GT, dans une catégorie ultra-compétitive, avec les Porsche, Corvette, BMW et la Jaguar. Comme chacun sait, cette Ford GT a été construite par Doran et est propulsée par un V8 Ford préparé par Roush. Elle n'aura pas la partie belle étant donné la concurrence, mais le team entend bien se battre.
David Robertson, Team Owner et pilote de la Ford GT qui porte évidemment le n°40, en référence à sa glorieuse aînée, victorieuse à Sebring en 1969 grâce à Jacky Ickx et Jacky Oliver : "J'aime Sebring et j'aime y courir, spécialement parce que c'est une part tellement importante de l'histoire du sport automobile. Je suis tout simplement excité à l'idée d'y prendre ma part. J'aime tout ici. Le pouls s'accélère, rien qu'en pensant à ce qui s'est passé ici au cours des 58 dernières années. C'est aussi super d'avoir la "Ford connection", la GT40 ayant gagné ici dans les années 1960. Cela se voit dans la voiture. On la regarde et on ne peut s'empêcher de se souvenir de cette magnifique époque de l'endurance."
Durant l'intersaison, le team a beaucoup travaillé , comme l'explique David Murray, qui pilotera la Doran-Ford GT avec David et Andrea Robertson : "Nous avons fait beaucoup de progrès sur l'aérodynamique, particulièrement sur l'aileron arrière et la partie basse de l'arrière de la voiture. Nous sommes encore en train d'optimiser le profil de l'aileron, en raison de la forme inhabituelle de l'arrière. Nous avons testé deux ailerons pendant le winter test le mois dernier. Il y a également un nouveau splitter, car nous cherchons à améliorer la balance de la voiture. A l'intérieur de la voiture, nous avons aussi fait quelques modifications pour pouvoir remplacer plus rapidement des pièces endommagées pendant la course, ce qui est évidemment important en endurance. Notre prochaine préoccupation sera la puissance du moteur.
"Un engagement usine a beaucoup plus de moyens que les nôtres, qui sont concentrés sur une optimisation de petites choses qui, mises à bout, nous font gagner une demi-seconde ici et là. Aussi, actuellement, de manière réaliste, nous courons contre les équipes privées et les team owners et, de temps en temps, quand nous avons fait quelques améliorations, nous progressons un peu. Notre principal atout dans le développement de la voiture a été notre groupe très compétent. Cette année, nous aurons davantage accès à des modèles de CFD et à des passages en soufflerie afin de les aider. Vous verrez des progrès continuels au long de la saison."
David Robertson encore, mais à propos du circuit cette fois : "Plusieurs virages sont très rugueux car le revêtement est fait des plaques de béton d'origine de la vieille piste d'atterrissage, alors que d'autres sont lisses. Je suppose qu'il faut toujours chercher le compromis entre la hauteur de caisse et la rigidité des ressorts, à cause des longues courbes et des bosses. Cela impose un même challenge au pilote et à l'ingénieur. Heureusement, nous avons du beau monde, comme Lee Penn, l'Ingénieur en Chef, et David Murry, notre très expérimenté pilote, qui s'y connaissent énormément quand il s'agit de travailler sur le set-up."
D'après le communiqué du Robertson Racing,
Claude Foubert




