Sébastien Bourdais : « 2009, c’était notre course… »

2010-02-23 12:00:00
by Antho

Il avait été le grand déçu de l’édition 2009, ne pouvant cacher sa tristesse sur la deuxième marche du podium des 24 Heures du Mans. A n’en pas douter, il sera certainement l’un des plus motivés en 2010. Sébastien Bourdais repart pour un tour et, cette fois, son esprit sera certainement davantage focalisé sur l’Endurance. Il faudra compte sur lui et sur le trio qu’il formera avec Simon Pagenaud et Pedro Lamy.

 

Sébastien, première nouveauté de la saison 2010, les équipages…
« Avec l’arrivée de Simon Pagenaud, il y avait un besoin de refaire les trios. Comme le duo formé par Stéphane et Franck marche bien, la solution était de séparer celui de la n°7. Avec Simon, on s’entend très bien, il y a une bonne affinité. Quant à Pedro, j’ai roulé avec lui en 2007 et l’expérience avait été bonne. C’est un super coéquipier pour travailler et c’est un pilote fiable. C’est aussi important d’avoir des points de vue proches, pour éviter trop de compromis. Et lors des essais, nous avions tous les trois des feelings similaires avec l’auto. »

 

Lors de la présentation, tu as parlé de déception en évoquant 2009. Comment as-tu évacué cela ?
« On pense à autre chose. La page était tournée dès le lendemain. Mais être si proche d’une victoire, surtout de par l’importance que je donne au Mans, c’est difficile à accepter. C’est comme ça, c’est la vie. Mais ça reste une grosse déception. »

 

Le contexte sera-t-il meilleur en 2010 ?
« Il ne peut pas y avoir de meilleures conditions ! On ne peut pas avoir un avantage plus flagrant que celui qu’on a eu. 2009, c’était notre course. Nous avons eu un problème à 21h, puis un changement de capot suite à un léger contact. Malgré cela, nous sommes revenus à 45 secondes. J’espère qu’en 2010 nous aurons une course jusqu’au drapeau à damiers et j’espère ne pas avoir à obéir à des consignes. Pour un pilote c’est frustrant. Mais pour l’équipe, c’était important de gagner et cela aurait été une bêtise de nous laisser nous affronter. »

 

En revanche, tu seras plus impliqué dans le programme puisque tu feras Sebring et Spa. C’est un avantage…
« Oui, c’est un gros avantage. En plus, je suis un peu le leader de la voiture. J’aurai certainement plus d’influence sur les réglages. »

 

As-tu d’autres projets ?
« c’est un peu prématuré pour en parler. L’idéal serait de compléter ce programme avec la Superleague, comme l’an dernier, mais la donne a un peu changé. Dans un premier temps, je me concentre sur ce programme avec Peugeot. »

 

L’Endurance, c’est donc une discipline vers laquelle tu peux te tourner davantage ?
« Oui parce que la monoplace se résume trop à la F1. Cette page est derrière moi, même si, comme je l’ai dit, je serai heureux de saisir une opportunité en Superleague. »

 

Dans cette optique d’une présence en Endurance, que penses-tu du Trophée Intercontinental ?
« C’est un gros besoin depuis de nombreuses années. C’est bien que l’ACO ait intégré ce besoin et qu’ils aient décidé de faire le pas. Je sais qu’il y a la peur d’un affrontement avec la FIA, mais ce sont les plus à même de mettre sur pied un championnat mondial, qui je l’espère attirera beaucoup de constructeurs. Nous avons tous intérêt à ce que ce championnat se fasse. »

 

Anthony Megevand

 

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