On a testé pour vous la Pescarolo-Le Mans...

2010-02-05 12:39:00
by Claude

A l'arrivée hier au Welcome pour la Conférence de Presse de l'ACO, une surprise -très bonne- nous a été réservée : une invitation à un baptême de piste avec la Pescarolo-Le Mans. Ce proto aura une double destination :

 

-utilisation par l'école de pilotage de l'ACO, avec pour les meilleurs la possibilité de préparer le Volant ACO Proto
- pour les amoureux de conduite sportive, la possibilité de conduire un prototype sur le circuit Bugatti, en empruntant donc une partie du circuit des 24 Heures.

 

A l'issue de la présentation de la liste des 55 invités des 24 Heures du Mans 2010, nous avons gagné la voie des stands où le proto aux couleurs de l'ACO était prêt à prendre la piste. Pour ce baptême de piste, les quelques privilégiés que nous étions avions même droit à un chauffeur de luxe en la personne de Christophe Tinseau.


La Pescarolo-Le Mans a une silhouette plus arrondie que la Formula Le Mans. Pour ma part, mais c'est une vision très personnelle, je lui trouve un faux air de Chrysler Mopar LMP, avec son capot un peu galbé, même si le bulbe était plus prononcé sur la Chrysler -ou Dallara selon les années-.

 


Sous la capot du proto se cache un moteur V8 Chevrolet de 6300 cc, le même bloc que celui qui équipe la Formula Le Mans. Cependant, lles échappements sont très différents, et le son de la Pescarolo-Le Mans est plus aigu que celui de la FLM -un grondement sourd, celui-ci).

 

Le poids de la voiture se situe autour de 850 kg et le V8 développe 360 chevaux à 6000 tours/minute, ce qui donne à l'ensemble un rapport poids-puissance plus que satisfaisant. Quand notre tour arrive de monter à bord, on sent tout de suite que la voiture a été conçue dans un esprit biplace. L'habitacle est assez large et, sans avoir la largeur d'une Bentley Continental, une fois installé dans le cockpit, on n'a pas trop peur de gêner le pilote. La position dans la voiture donne une certaine sensation de confort.

 


Contact : Christophe embraye et la voiture sort de la pitlane en accélération. Première constatation, le Pescarolo-Le Mans est une bonne grimpeuse, car en jouant du dérailleur -pardon, de la boîte de vitesses- la voiture avale sans problèmes les lacets du col du Dunlop.

 

Deuxième constatation : c'est également une bonne descendeuse, car la plongée vers le virage de la Chapelle et le raccordement avec le Bugatti se fait à haute vitesse. Gros freinage, et la Pescarolo fonce déjà vers le virage du Musée. Beaucoup d'adhérence dans la courbe, le proto est parfaitement collé au bitume. Nouvelle plongée, cette fois vers la Garage Vert et cette fois une longue courbe à droite négociée de main de maître par Christophe, sans aucune dérive. La cavalerie est lâchée dans la ligne droite du Chemin aux Boeufs et là, on sent vraiment que les chevaux sont nombreux, car la diligence avance très vite et la piste et le paysage défilent en accéléré.

 


Freinage au bout de laligne droite, petit coup de volant et pif et paf, le gauche-droite est passé sans qu'on n'ait vraiment eu le temps de s'en rendre compte. La courte ligne droite est vite expédiée, un petit tour vers la droite pour une vision furtive des tribunes, et c'est déjà l'entrée du virage du raccordement dans lequel la voiture s'inscrit parfaitement.

 

A la sortie, Christophe accélère franchement et, décidément, le moteur pousse vraiment fort. La ligne droite des tribunes est parcourue à très haute vitesse. Au bout de la mythique ligne droite, Christophe soulage un peu pour inscrire la voiture vers la droite, et c'est reparti pour un tour -le dernier-. Que du bonheur!

 


En sortant du proto, l'impression la plus marquante -en dehors des sensations de vitesse- est une impression de sécurité. A aucun moment, et cela tient certainement aussi pour une grande part à la qualité du pilote, je n'ai eu l'impression qu'on pouvait sortir de la piste. Christophe Tinseau n'était certes pas à son maximum, puisqu'il estimait qu'il pouvait tourner cinq secondes plus vite que lors de ces baptêmes, mais néanmoins 1'44" au tour sur le Bugatti, c'est déjà bien...Christophe estime le potentiel de la voiture à environ 1'37".

 


Nous remercions vivement l'Automobile Club de l'Ouest, Christophe Tinseau et l'école de pilotage de l'ACO pour ces instants de plaisir.

 

Claude Foubert

 

 

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