On a testé pour vous... la Norma M20.
by Claude
Lionel Robert avait convié ce samedi 12 décembre les partenaires qui l'ont soutenu tout au long de la saison 2009 sur le circuit Bugatti pour les remercier de leurs concours.
Lionel, rappelons-le, a été volant ACO sur ce même circuit en 1984. Après avoir été vice-champion de Formule Renault en 1985, il participait pour la première fois aux 24 Heures du Mans en 1986 sur une March-Porsche, remportant la catégorie GTP associé à Jack Newsum et Richard Cleare. Il a couru également à six autres reprises les 24 Heures entre 1990 et 1998 -dont cinq fois sur des Cougar puis Courage Porsche, avec pour meilleur résultat une septième place en 1990 sur une Cougar C24S de Courage Compétition avec Michel Trollé et Pascal Fabre pour équipiers. Il aurait pu compter une participation supplémentaire mais en 1996 la Renault Spyder qu'il partageait avec Marc Sourd et Stéphane Daoudi ne fut pas qualifiée. Sa dernière participation au Mans remonte à 1998 sur une Debora aux côtés de Edouard Sezionale et Pierre Bruneau. Après cette interruption, Lionel espère bien être au départ de l'édition 2010.
Après 1998, Lionel a mis sa carrière entre parenthèses pour reprendre le volant en 2008 dans la Série Vdev sur une Norma du Team IRS, remportant la victoire au Val de Vienne, et remportant également la catégorie GTV3 à deux reprises sur une Porsche 997 Cup. En 2009, toujours en VdeV, il a remporté le Challenge VHC du VdeV sur une Elva BMW avec Lionel Le Calvez, mais a également gagné en protos une nouvelle fois au Val de Vienne avec William Cavailhes sur une Norma IRS, a remporté l'unique manche qu'il a disputée en SPEED Series à Silverstone associé au patron du Team IRS José Ibañez et a éhgalement fait office de Team Manager pour la Courage-AER IRS en Le Mans Series. Sur l'ensemble des 19 courses dont il a pris le départ en 2009, il compte 6 victoires et 11 podiums.
Dans cette journée qui se voulait la plus conviviale possible, le clou de la journée était le baptême de piste offert sur une des Norma M20 de l'équipe IRS aux partenaires et à quelques autres dont nous avons eu la chance de faire partie. Il faisait frisquet ce samedi matin sur le Bugatti et la température de la piste n'était évidemment pas idéale.
Notre expérience de la piste se résumait jusqu'alors sur un tour de circuit à bord d'une Audi TT DTM en 2006, et nous étions curieux de comparer les sensations entre une Audi DTM et un proto ouvert. Ce n'est en rien comparable, même si les sensations ont été exaltantes dans l'un et l'autre cas. Notre chauffeur du jour avait de quoi rassurer, puisqu'il s'agissait de José Ibañez, auteur lui aussi d'une saison bien remplie entre Le VdeV, la Le Mans series et l'Asian Le Mans Series.
Dès la sortie des stands, la montée vers la Passerelle Dunlop est avalée en pleine accélération sans qu'on ait franchement le temps d'admirer le paysage. Il faut dire que la tête a une facheuse tendance à partir en arrière et il faut lutter pour se concentrer sur le tracé. Le moteur Honda 2 litres a beau être un petit moteur, il développe cependant 240 chevaux et avec la légèreté de la Norma, ça pousse fort.
La Passerelle Dunlop dépassée, c'est aussitôt la plongée vers le Virage de la Chapelle. Plongée très rapide, mais, normalement, on ne freine pas plus tôt? Mais Norma-lement on freine beaucoup plus tard apparemment!! Le virage est avalé en appui, sans qu'on ait vraiment l'impression que José ait freiné. Une petite décélération, et le virage du Musée n'est plus qu'un souvenir furtif, la Norma dévalant déjà la descente vers le Garage Vert dont le virage est lui aussi pris en appui, avec beaucoup de grip. Nous sommes déjà dans le Chemin aux Boeufs, mais à vitesse beaucoup plus soutenue que celle des bovidés! Freinage impératif au bout de la ligne droite, mais dans le petit José Illustré, comme ce doit l'être dans le Petit Robert illustré également, j'imagine, la page des "plus tôt" doit manquer sans doute puisqu'on passe encore une fois à celle des "plus tard"! L'enchaînement gauche-droite après la passerelle se passe comme s'il n'y avait pas de virages, et on fonce déjà vers les S bleus, traversés impeccablement avant le freinage vers le raccordement du grand circuit, où on a un peu l'impression d'être projeté vers l'extérieur.
Et c'est le grand moment, accélération sèche sur la lligne droite des Tribunes, avec une pensée sur la ligne d'arrivée pour tous les grands noms qui ont franchi cette ligne des centaines et des centaines de fois (si, si, je vous le jure, j'y ai pensé!). Et c'est reparti pour un deuxième tour de bonheur, avec l'impression, mais peut-être n'est-ce qu'une impression, que ce deuxième tour a été plus rapide que le premier. Inoubliable! Sachant que José n'était certainement pas à son maximum, quand on pense qu'ils le font en plus en peloton, respect!
Pour revenir à la comparaison entre l'Audi et la Norma, disons que l'Audi est nettement plus brutale, avec un gros mélange d'accélération et de freinage (de gros freinages). La Norma est plus légère et paraît nettement plus agile. Ce qui fait le plus de différence, c'est le fait d'être dans une voiture ouverte. Assis très bas sur la piste, on a un peu l'impression d'être devant un jeu video géant avec la piste qui bouge devant vous. C'est un peu aussi comme si vous étiez dans un kart géant, mais un kart style TGV, qui plus est.
Nous remercions vivement Lionel et José pour ces instants de pur plaisir et nous suivrons attentivement leur actualité. Ceux qui voudraient suivre ou accompagner la saison 2010 de Lionel Robert peuvent contacter Lionel sur son site web ici.
Claude Foubert



