Raymond Narac : "Du bon et du moins bon !"
by LM
Cette saison, IMSA Performance-Matmut était présent sur tous les fronts : International GT Open, Le Mans Series, 24 Heures du Mans et de Spa. Si le titre Le Mans Series a échappé à l'équipe rouennaise, la couronne International GT Open est encore jouable, sachant que les deux courses de Barcelone seront primordiales. Sur le tracé ibérique, pas moins de quatre Porsche 997 GT3-RSR sont engagées par le team de Raymond Narac et Franck Rava, dont celle de pointe confiée à Pilet/Narac. Le patron-pilote du team normand nous parle de sa saison quelque peu frustrante, principalement au Mans.
Laurent Mercier : Pour une première année en GT Open, le bilan est positif ?
« Oui car mathématiquement nous sommes toujours en lice pour le titre, même si nous nous sommes faits une raison. Notre saison dans la série s'est faite en trois parties : la première a été l'approche où nous avons tout découvert, que ce soit les meetings, les pneumatiques Dunlop, la concurrence ou encore les réglages. La seconde partie a été positive avec notre victoire à Spa et le doublé à Donington. Nous avons engrangé pas mal de points. Notre troisième phase s'est nettement moins bien passée, notamment à Monza. Patrick a connu des problèmes dans la course 1 et je me suis fait harponner dans la course 2. Le bilan est positif et sans nos problèmes de début d'année, nous aurions pu être plus prêt de la tête au championnat. cette saison, nous avons alterné le bon et le moins bon dans les différentes séries où nous étions engagés ».
Les manches devraient s'avérer animées ce week-end avec bon nombre d'autos en piste ?
« Les qualifications seront primordiales. Celui qui partira devant aura un avantage certain. Nous n'avons plus le choix. Il nous faut gagner les deux courses et nous avons l'avantage d'être déchargé en pénalité. A titre personnel, mon but reste la Porsche Cup où je pointe actuellement second derrière Dirk Werner ».
Venons-en aux Le Mans Series. Ne pas avoir décroché le titre a été une déception ?
« Je dirais que le bilan est plus nuancé qu'en GT Open. Lors de la première course, nous avions une auto toute neuve et nous avons cassé une fusée arrière. En Algarve, nous devions gagner mais nous avons du repasser par les stands pour refixer un élément de carrosserie. Au Nürburgring, je me fais harponner par un prototype, tout comme à Silverstonre d'ailleurs où là aussi nous avions course gagnée. L'éternel problème dans ce genre de série reste le trafic. Nous avions le potentiel pour gagner et c'est quelque peu frustrant de laisser échapper la victoire ».
L'arrivée de Patrick (Pilet) dans l'équipage a été un gros atout ?
« C'est une chance pour moi que de rouler avec lui. Selon moi, c'est le pilote le plus complet avec une grande pointe de vitesse et c'est un fin metteur au point. A ses côtés, j'ai franchi une nouvelle étape dans mon pilotage. Grâce à lui, mes temps se rapprochent des pilotes professionnels. De plus, j'ai développé ma préparation physique et mentale avec un coach ».
Les deux gros regrets restent les 24 Heures du Mans et de Spa ?
« Oh que oui ! Pour nous, les 24 Heures du Mans ont été catastrophiques alors que nous étions partis pour faire un bon résultat. Nous avons eu un problème concernant l'implantation de la climatisation sur une auto qui était neuve. Les 24 Heures de Spa ne nous ont pas mieux réussi avec un nouvel abandon. J'ai perdu l'auto à la sortie de Pouhon peu de temps après qu'une Maserati ait perdu de l'huile et j'ai glissé sur environ 200 mètres. Je suis sorti à environ 180 km/h et l'auto a été sérieusement touchée ».
Le team s'oriente vers un programme identique l'an prochain ?
« Pour le moment, nous confirmons l'engagement d'une Porsche 997 GT3-RSR en Le Mans Series avec je l'espère de nouveau Patrick à mes côtés. Cependant, ce n'est qui nous qui décidons. Il est possible que nous ayons une seconde auto. Bien entendu, le but est d'avoir le statut d'équipe officielle Porsche. Pour le second programme, nous hésitons encore entre le GT Open et le FIA-GT2. Le système pro-am mis en place dans le nouveau Championnat d'Europe GT2 me semble intéressant. La décision sera prise avant la fin de l'année. En début d'année, nous irons disputer les 24 Heures de Dubaï avec deux autos, dont l'une pilotée par des gentlemen. Pour nous, cette course servira d'entraînement en vue des 24 Heures du Mans et de Spa ».
Propos recueillis par Laurent Mercier




