Tom Drewer : "Le public américain aimera la Formula Le Mans".
by LM
Malgré son jeune âge de 24 ans, Tom Drewer s'est déjà forgé un nom en sport automobile. Né à Adélaïde, l'Australien réside dorénavant à Athens (Georgie). Soutenu par Nikki Lauda, via Lauda-Air dès ses débuts en karting, Tom a ensuite poursuivi en V8 Supercar avant de partir pour les Etats-Unis afin de poursuivre sa carrière avec un but ultime : les 24 Heures du Mans. A ce titre, il reçoit les conseils avisés de Vern Schuppan (ancien vainqueur de l'épreuve). L'an passé il s'oriente vers le championnat IMSA Lites L2, qui se déroule durant les meetings American Le Mans Series. Résultat de la saison : douze courses et dix victoires. Le titre de champion en poche, il passe cette année à l'échelon supérieur où il décroche plusieurs beaux résultats. A l'i ssue de la m anche de Road Atlanta, Tom s'est essayé à la Formula Le Mans en vue de la saison prochaine, avec les débuts de la catégorie LMPC dans la série américaine Le Mans.
Laurent Mercier : Tom, comment se sont passés tes premiers tours de roues en Formula Le Mans ?
Tom Drewer : « Très bien ! Je pense que la FLM est une grosse Lites 1. J'ai été surpris de voir comment le moteur réagissait. Il est très réactif avec quelques similitudes avec le moteur Elan DP-02 que je connais bien. L'auto a un bon grip. Je pense que tous les pilotes qui ont roulé en IMSA Lites 1 et qui décideront de rouler dans cette nouvelle catégorie seront à l'aise avec l'auto. La plus grande différence vient de la direction. Déjà, c'est une conduite à droite et non une position centrale comme ce que je connais. Ce n'est pas forcément un problème pour moi car j'ai piloté pas mal d'autos avec ce genre de conduite. Une chose est sûre, l'auto est bien pensée et simple d'utilisation. Le son du moteur Corvette V8 est impressionnant. Les freins carbone sont puissants et à Road Atlanta, je freinais de plus en plus tard à chaque tour ».
Selon toi, l'idée de cette nouvelle catégorie est bonne ?
« Je pense sincèrement que l'ALMS a tout à y gagner avec cette nouvelle catégorie. J'y crois beaucoup et toutes les personnes qui m'en ont parlé pensent la même chose que moi. Gros bruit et belle auto ! Pas de doute, on se croirait revenu aux beaux jours du CanAm. Je suis persuadé que le public américain aimera ce concept. J'ai hâte d'être de retour dans le baquet ».
Cette saison en IMSA Lites 1 a été une année d'apprentissage ?
« Effectivement ! Ma saison en IMSA Lites 1 ne s'est pas forcément déroulée comme je le souhaitais. Je n'ai pas du tout testé l'auto durant l'hiver et j'ai dû apprendre à freiner du pied gauche. De plus, je ne connaissais que les tracés de Sebring, Road Atlanta, Miller et Lime Rock. Je ne me cherche pas d'excuses mais je pense que j'aurais pu mieux faire. Peut-être que je suis un peu dur sur moi-même. Je m'entraîne durement pour être au top. Je fais pas mal d'arts martiaux, de boxe, de cross et de vélo. Sachant que je dois également gérer mes activités professionnelles ».
Les débuts en LMPC en 2010 restent donc la priorité ?
« Oui et c'est pour cette raison que j'ai effectué ce test. Je suis en négociation avec deux équipes, dont Comprent Motor Sports avec qui je roulais cette saison. Ce n'est cependant pas la seule option ».
« Oui car j'ai eu une belle proposition à l'issue du dernier meeting Lites. Un team manager d'une équipe LMP1 est venu me voir à Road Atlanta et m'a rappelé il y a peu. Je reviens d'ailleurs d'une réunion avec lui et je pense que c'est une très belle opportunité, particulièrement parce que c'est un poste de pilote officiel. J'ai également discuté avec pas mal de teams à Road Atlanta et pas seulement en prototype. C'est aussi une autre option. J'ai testé avec succès une Panoz GT2 en début d'année et j'ai piloté par le passé une Lamborghini Gallardo ou encore une V8 Supercar. Il est vrai que mon souhait principal est de rouler en prototype. Mon but est d'être le prochain Australien à remporter les 24 Heures du Mans et je veux que ce soit dans la grosse catégorie. Je tiens à succéder à David Brabham. L'année 2010 sera pour moi une nouvelle progression dans ma carrière. Je suis fin prêt pour cela et mes deux dernières années de compétition m'ont bien aidé. Je suis paré pour cette étape finale ! »
Propos recueillis par Laurent Mercier



