Autopolis, GT500 : Lotterer/Wakisaka (Lexus) vainqueurs...

2009-10-19 16:30:00
by Claude

Après la huitième et avant-dernière manche du SUPER GT 2009, remportée par la Lexus de Lotterer/Wakisaka, l'incertitude est toujours de mise quant à l'attribution du titre 2009 et tout se jouera donc lors de l'ultime course, le 8 novembre prochain à Motegi.

 

La course

Si la couverture nuageuse était importante au moment du départ, les conditions de piste étaient néanmoins très bonnes, avec une température de l'air de 18°C et celle du tarmac de 23°C. Au départ, si Richard Lyons (Lexus SC430 Zent Cerumo n°38) gardait le bénéfice de la pole position qu'avait décrochée la veille son coéquipier Yuchi Tachikawa, il était rapidement sous la menace de Andre Lotterer (Lexus Tom's n°36) qui avait pris un départ de feu depuis sa quatrième position sur la grille de départ et qui avait dépassé successivement les deux Nissan GT-R qui le précédaient, se débarrassant tout d'abord de Benoît Tréluyer (Nissan NISMO n°1) et de Tsugio Matduda (Nissan Impul n°12) ensuite.

 

La grille de départ...

Le meilleur envol pour les Lexus !

Deuxième place pour la Nissan de Tréluyer/Motoyama.

La Nissan de Ara/de Olivira complète
le podium.

Lotterer se mit alors à harceler le britannique. Au 15ème tour, il portait son attaque et passait Lyons, mais il sortait ensuite trop large et Lyon reprenait le commandement. Les deux pilotes s'arrêtaient simultanément dans le même tour, le 29ème, pour ravitailler, changer de pneumatiques et passer le relais à leurs équipiers, Tachikawa pour Lyons et Wakisaka pour Lotterer. Le pitstop de la Lexus Tom's était plus rapide et Juichi Wakisaka repartait devant Juichi Tachikawa à sa poursuite. Les deux hommes se connaissent parfaitement, puisque ce sont les pilotes de développement de la Lexus SC430. Dans un premier temps cependant, les deux Lexus étaient séparées par la Nissan n°1. Tréluyer s'était arrêté un tour plus tôt que les Lexus et les mécaniciens de NISMO avaient bien travaillé, Satoshi Motoyama, leader du championnat, s'intercalant entre Wakisaka et Tachikawa. Ce dernier confirmait cependant la suprématie des Lexus à Autopolis et doublait Motoyama dès le 32ème tour.

 

Les positions n'évoluaient pas durant les vingt tours suivants Wakisaka et Tachikawa toujours en bagarre et Motoyama à quelques encablures seulement. Coup de théâtre à 10 tours de la fin : Tachikawa était invité à repasser par les stands pour effectuer un stop and go de 30 secondes. En effet, il avait remis en action le moteur de sa Lexus avant que les quatre roues de celle-ci ne soient reposées sur la pitlane.

 

Avant que Tachikawa ne vienne s'acquitter de sa pénalité, il attaquait Wakisaka qui était bloqué dans le trafic derrière une GT300, mais dans la manoevre il mettait deux roues dans la parie sale de la piste et partait en tête-à-queue. Il heurtait les rails, abîmait son aileron et était contraint de revenir réparer. La voie était désormais libre pour Juichi Wakisaka qui remportait ainsi sa neuvième victoire en SUPER GT/JGTC (la troisème pour Lotterer). Motoyama, deuxième avec Benoît Tréluyer, ne perdait qu'un minimum de points sur Wakisaka/Lotterer. Dans les derniers tours un duel farouche opposait la Honda NSX n°8 de Takuya Izawa, elle aussi en lutte pour le titre, à la Nisan nn°24 de Seiji Ara. C'est finalement l'ancien vainqueur des 24 Heures du Mans qui décrochait la dernière place sur le podium.

 

Le titre se jouera donc à Motegi. Motoyama est leader du classement avec 78 points, contre 73 à Lotterer et Wakisaka, qui sont à égalité avec Benoît Tréluyer -qui ne peut espérer au mieux qu'une place de vice-champion- et 61 à Firman et Izawa, mathématiquement encore en course pour le titre, mais qui pour être champions, doivent impérativement gagner à Motegi à condition que Motoyama ne fasse pas mieux que neuvième.

 

Week-end difficile pour les deux autres pilotes français. Sur la Honda Epson n°32, c'est Nakayama qui prit le départ. Le team avait choisi de faire deux arrêts pour compenser la moindre efficacité des Dunlop sur cette piste. Loïc Duval effectua les deux derniers relais, la Honda, partie en 14ème position, se classant finalement neuvième, ce qui lui permettait de rentrer dans les points. Sébastien Philippe et Tsugio Matsuda étaient encore plus mal lotis : la Nissan n°12 que Matsuda avait qualifiée en première ligne étant contrainte à l’abandon au 39ème tour.

 

Les résultats sont ici.

 

Claude Foubert

 

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