Romain Dumas : "On aurait tellement aimé gagner…"

2009-09-03 12:00:00
by Romain

« Salut à tous. Me voilà de retour du Canada, où je disputais la dixième manche du Grand-Am au volant de la Riley-Porsche du Penske Racing. A Montreal, Timo et moi avons regoûté aux joies du podium. Ça fait un bien fou… même si nous sommes passés très près de la victoire.

 

« Dès les premières minutes des essais, nous avons été dans le coup. Lors des trois premières séances, nous avons toujours pointé parmi les premiers. C’est donc avec ambition que j’abordais les qualifications. J’ai attendu avant de m’élancer, mais la session a été interrompue suite à une sortie de piste. En conséquence, je n’ai eu que trois tours pour réaliser mes chronos, le troisième à seulement deux dixièmes. Preuve que la pole était à ma portée, j’ai réalisé le même temps que le poleman lors de l’ultime séance d’essais, en pneus usés. Rageant !

 

« Le départ a été un peu particulier. Lorsque nous nous sommes mis en grille, la piste était sèche. Mais il s’est mis à pleuvoir et Carl Edwards, un pilote Nascar venu faire une pige, est sortie de la piste dans le tour de formation. Il s’en est fallu de peu pour qu’il ne m’embarque avec lui. La procédure a été retardée et tout le monde a pu mettre des pneus « pluie ». Au drapeau vert, j’ai pu prendre le meilleur sur Pruett, avant de revenir sur Fogarty. Comme je ne trouvais pas l’ouverture, nous avons anticipé notre premier pit-stop, d’autant que la piste s’asséchait. Après son arrêt, j’étais toujours derrière lui, mais j’ai pu le passer. Il m’a redoublé, mais je n’ai pas abdiqué et j’ai de nouveau attaqué, avec succès. C’est avec sept secondes d’avance que j’ai cédé le volant à Timo. 

 





« Pendant le relais de Timo, le soleil et la pluie ont continué de jouer au chat et à la souris. Au gré des différents arrêts pour mettre l'une ou l'autre gomme, il est resté devant la Riley-Pontiac de Gurney. Mais sur sa Dallara-Ford, Angelelli ne s'est pas arrêté. Son pit-stop est donné au moment d'un changement de conditions et il est passé une fois de moins que nous au stand. La différence était faite et nous avons dû nous contenter de la deuxième place.

 

« Sans aucun doute, nous sommes heureux de retrouver le podium. C'est d'ailleurs notre meilleur résultat de l'année. Donc satisfait d'être sur le podium, oui. Mais également sentiment mitigé : cette victoire était à notre portée. Nous aurions tellement aimé gagner... Nous avions la voiture pour, et nous le devons d'abord au travail du Penske Racing, qui a apporté plusieurs évolutions entre les deux dernières épreuves. Ensuite, au régime moteur, puisque le Grand-Am nous a redonné 400 tr. Nous sommes donc à 9600 tr, mais avec toujours 50kg de lest. Quoi qu'il en soit, nous pouvons désormais nous battre à armes presque égales. J'ai passé un bon week-end : je n'ai pas de regret et cela fait longtemps que je ne m'étais pas autant amusé, que je n'avais pas pu attaquer autant et tenter de tels dépassements ! Qui plus est, j'ai apprécié ce tracé que je ne connaissais pas. C'est l'un des plus beaux que j'ai pu visiter en Amérique du Nord. Le public était aussi très sympathique, donc tout était réuni.

 

« Désormais, il faut confirmé lors du prochain rendez-vous, à Salt Lake City. Sur cette piste, nous allons voir si le modifications apportés sont véritablement payantes. Salt Lake City, c'est un vrai circuit de châssis, avec de grandes courbes. Avoir une bonne auto peut permettre de creuser des écarts importants. L'inverse est aussi valable... Timo aime bien ce tracé et il fera donc les qualifs. Personnellement, je ne suis pas un grand fan de Salt Lake City, mais le fait de pouvoir de nouveau me battre pour la victoire suffit à mon bonheur. Et comme nous avions gagné l'an dernier en ALMS, au général, j'aimerais bien que l'histoire se répète ! »

  

Romain Dumas

 

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