Le casque de… Manu Collard.
by Antho
Nous inaugurons aujourd’hui une nouvelle rubrique, consacrée aux casques des pilotes. Dans un monde qui est de plus en plus régit par les lois du marketing, le casque est bien souvent le seul élément de la panoplie du pilote qui permet de l’identifier au premier coup d’œil. Au fil des semaines, nous vous ferons donc découvrir les particularités de chacun, via des questions identiques. Nous débutons avec le casque d’un de nos chroniqueurs, Emmanuel Collard.
Manu, pourquoi ce design ?
« Ce n’est pas bien compliqué : il reprend le dessin de mon club de karting, à la différence près que la bande rouge était jaune à l’origine. Ce n’est pas mon premier club de kart, Medon, mais celui dans lequel j’ai évolué lorsque j’ai été Champion du Monde en 1988. A cette occasion, j’avais décidé de remplacer le jaune par le rouge, pour avoir un casque aux couleurs françaises. »
L’évolution du design ?
« Depuis 1988, il a peu changé. Le rouge est devenu un peu plus fluo au fil des années. Le bleu est plus clair cette saison, mais il n’est pas impossible que je reprenne la teinte précédente. Depuis 2004, c’est JCB Creation qui fait la peinture. La seule modification importante date de mon passage chez Penske. Nous devions avoir des couleurs de casque se rapprochant de celles de la voiture : le bleu avait été remplacé par du rouge. Le rouge allait d’ailleurs un peu plus loin devant. Et puis en 2008, j’ai décidé de reprendre mes couleurs. Et pour l’anecdote, pour ma première course avec Penske avec le casque tricolore… j’ai remporté les 12 Heures de Sebring ! »
Le modèle ?
« En proto, c’est un Aral depuis 2004. La première raison, c’est la sécurité. C’est une référence en la matière. La seconde, c’est le confort, essentiellement dû à la forme des mousses. Personnellement, je trouve que c’est ce qui se fait de mieux. Qui plus est, le Aral est bien insonorisé. Le seul petit inconvénient, c’est un poids peut être légèrement plus élevé.
« En FIA-GT, j’ai un casque ouvert. C’est simplement parce que je m’attache moi même lors du changement de pilotes. J’ai donc besoin de regarder les harnais et cela ne serait pas possible avec un casque intégral, compte tenu de la présence du Hans. Ce ne sera plus le cas l’an prochain car les casques devront être de type intégral, et en carbone. »
La visière ?
« J’ai les yeux très clairs, donc je suis un adepte de la visière fumée. Je met uniquement une visière blanche de nuit ou lorsqu’il pleut. »
Combien ?
« En FIA-GT, je n’ai qu’un seul casque et je le conserve depuis plusieurs saisons. En Protos, j’en ai deux exemplaires chaque année. J’en garde toujours un pour moi, et j’offre le second à un ami ou à un partenaire. »
Une particularité ?
« Depuis cette année, il y a trois petites prises d’air sur le haut du casque Aral. Elles sont particulièrement efficaces pour la ventilation à l’intérieur du casque. Sinon, depuis quelques temps déjà, il y a un ajout à l’arrière du casque. L’effet est assez important, surtout sur les voitures sensibles sur le plan aéro. Avant, l’air pouvait faire relever ou baisser la tête. Désormais, le casque est plus stable. »
Anthony Megevand






