6H Dijon VHC : Luco/Basso (Lola T286) vainqueurs, mais la journée a été noire...
by claude
Avec une météo au beau fixe, avec un léger vent qui rafraîchissait l'atmosphère, avec un très beau plateau pour les Six Heures d'Endurance VHC, tous les paramètres étaient réunis pour une belle journée de sport...
Malheureusement, ce samedi 29 août restera marqué du sceau de la tristesse. En effet, un commissaire de piste, Denis Lelièvre, est décédé accidentellement ce matin sur le circuit de Dijon-Prenois et bien évidemment, ce drame a occulté le reste de la journée.
Voici le communiqué publié par VdeV Organisation :
Hommage à Denis Lelièvre, commissaire de piste.
Le sport automobile comporte des risques et tous les passionnés qui y participent, pilotes ou commissaires de piste et tous les officiels en sont conscients.
Malheureusement, malgré tous les moyens déployés pour assurer la sécurité depuis toujours, un commissaire de piste a perdu la vie sur le circuit de Dijon Prenois aujourd'hui.
Eric Van de Vyver et toute son équipe, organisateurs de l'épreuve depuis neuf ans, choqués par cet évènement, ont tenu à rendre hommage aux commissaires de piste en partageant avec eux et en leur apportant leur soutien.
L'ASAC Bourgogne et le circuit de Dijon Prenois ont perdu un des plus anciens commissaires, tous leurs membres lui rendent hommage et ont voulu, en sa mémoire, relancer l'évènement pour que la Passion dure. Les « 6 heures de Dijon » porteront désormais le nom de Denis Lelièvre dont la passion était aussi forte que celle des compétiteurs eux-mêmes.
Endurance-Info présente ses condoléances à la famille de Denis Lelièvre et rend naturellement hommage au travail des commissaires, acteurs souvent méconnus du sport automobile et sans lesquels aucune compétition ne saurait être organisée.
Les Six Heures de Dijon Denis-Lelièvre
En raison de l'accident du malheureux Denis Lelièvre, le programme du samedi a été tout naturellement modifié et les Six Heures, dont le départ était initialement programmé à 12h55 avec une arrivée à 18h55, ont vu leur format réduit à 3h40 avec le départ de la course à 15h15, les commissaires de piste, en dépit de leur chagrin, ayant accepté de continuer à assurer la sécurité de la course.
Avant la mise en grille de la course VHC, une minute de silence a été observée, pilotes à côté de leur voiture et rarement minute de silence aura été respectée aussi scrupuleusement et aussi sincèrement, dans un recueillement total.
Le sport a ensuite repris ses droits, car la vie continue. Au départ, David Ferrer et la Lola T70 ont surpris le poleman Jean-Marc Luco et sa Lola T286 Cosworth alors que l'Elva BMW MK8 n°38 de Lionel Robert et la Chevron B8 n°59 de Paul Ingram tentaient de suivre les deux Lola. La Chevron B16 des frères Scemama était partie en fond de grille après avoir regagné son stand lors de la procédure de départ et remontait vers l'avant tout comme l'Osella BMW n°28 de Christian Perrier, très incisif en début de course.
Beaucoup plus puissantes, celles-ci s'échappaient et entamaient un joli mano à mano, s'échangeant à plusieurs reprises le leadership de la course pendant les premiers tours. Robert et Ingram ne pouvaient suivre et étaient rapidement menacés par l'Osella de Perrier qui prenait la troisième place derrière les deux Lola.
Pourtant, c'était le chant du cygne pour la belle italienne, en nets progrès. Le moteur commençait à émettre une fumée de auvais augure et c'était l'abandon au bout de 12 tours. L'Osella pourrait bientôt, si elle résoud ses problèmes de fiabilité, obtenir de bons résultats comme en témoigne son troisième meilleur tour en course derrière les deux Lola.
La Chevron n°65 a relayé l'Osella à la troisième place après une jolie remontée. Bien que la durée de la course ait été réduite, les pilotes de la Chevron B8 n°59 restent sur le schéma prévu, à savoir une course avec trois pilotes, ce qui les pénalise quelque peu au stand et les fait retomber en sixième position, derrière la Porsche Polybaie n°50 de Moreau/Langin, meilleure des GT, et l'Elva n°38 de Robert/Le Calvez/Deman.
Peu après la première heure de course, le safety car entre en action, la Porsche n°25 de Morales/Morales/Cohen étant partie dans le bac à gravier et devant être dégagée.
En tête de la course, Jean-Marc Luco a désormais le champ libre, David Ferrer ayant dû ramener la Lola T70 au stand avec de sérieux problèmes de boîte de vitesse. En Championnat de France, c'est la Porsche n°24 de Séverine Moreau-Langin et Franck Lamanna qui est en tête.
Luco s'arrête pour ravitailler après près d'1h20 de piste et la course reste sous domination suisse puisque c'est la Chevron n°65 qui passe en tête! La Porsche n°24 connaît des soucis sérieux et reste immobilisée dans son box, c'est la Porsche n°6 de Brossard/Mothe qui la remplace au commandement des voitures du Championnat de France.
Peu avant 17 heures, la Lola T70 reprend la piste mais elle compte 35 tours de retard sur la Chevron n°65 qui est toujours en tête, avec une dizaine de secondes d'avance sur la Lola T286 n°35. Moreau/langin, réguliers, sont troisèmes à deux tours avec leur Porsche. La Lola est plus rapide que la Chevron et reprend la première place, tandis qu'un peu plus loin derrière la Chevron n°59 et l'Elva n°38 ont une belle explication, explication qui va tourner court suite aux ennuis de la Chevron qui vont la contraindre à l'abandon.
A un peu plus d'une demi-heure de l'arrivée, les frères Scemama rétrogradent à la troisième place derrière la Lola n°°35, leader, et l'Elva n°38, deuxième. La Chevron ne renonce cependant pas et entreprend une remontée méthodique sur l'Elva. L'écart diminue : 13 secondes, puis bientôt 6. Néanmoins, l'Elva ne veut pas céder sa place facilement et accélère la cadence, la Chevron et l'Elva se battent maintenant à coup de dixièmes. A sept minutes du drapeau à damiers, la Chevron passe l'Elva dans la parabolique, mais celle-ci sort mieux de la courbe de Pouas et repasse en deuxième position! La Chevron, plus puissante, reprend son bien peu après et va conserver cette deuxième place jusqu'à l'arrivée en dépit du pressing de l'Elva, assurant un doublé helvétique.
En effet, c'est un autre suisse, Jean-Marc Luco, associé à Maurice Basso -qui aura eu la joie de passer en tête sous le drapeau à damiers au volant de la T286- qui l'a emporté. Cette victoire récompense les deux hommes, souvent malchanceux depuis le début de la saison, ainsi que le travail acharné du préparateur de la voiture, le Triniane Racing. Bernard Moreau et Miguel Langin, cinquièmes terminent premiers des GT et confortent ainsi leur première place au Cgallenge d'Endurance VHC, alors que la deuxième Elva MecaMoteur, la n°4 de Guanzini/Alloend-Bessand-Tissandier finit quatrième.
En Championnat de France, Sébastien Morales, Christian Morales et Laurent Cohen l'emportent avec la Porsche n°25.
Claude Foubert



