Vincent Vosse (WRT) : « Nous avons encore beaucoup à apprendre »

Vincent Vosse, Dieter Gass

WRT est la première équipe indépendante de la nouvelle ère du DTM. Bien connue pour sa participation aux courses GT, l’écurie gravitant autour du directeur de l’équipe, Vincent Vosse, s’engagera dans la prochaine saison DTM avec deux Audi RS 5 DTM. WRT, basé à Baudour, en Belgique, a été fondé en 2009 et s’est fait un nom sur la scène internationale avec de nombreuses victoires dans des courses de renom. Au cours de son entretien avec DTM.com, Vincent Vosse, ancien pilote de course, a évoqué le défi que représente un tel projet et ses objectifs pour la saison DTM 2019.

Pour quelle raison avez-vous rejoint le championnat DTM et quand avez-vous pris cette décision ? Récemment, vous avez eu beaucoup de succès lors des compétitions GT. Et aujourd’hui, vous passez au DTM. Était-ce une démarche logique pour votre équipe ?

« Cette décision a été prise entre mai et juin 2018. Pour être honnête, j’ai toujours été un inconditionnel du DTM. J’ai toujours suivi les manches avec beaucoup d’intérêt et j’ai toujours rêvé d’en faire partie. À ce jour, j’ai toujours voulu être un acteur clé dans la lutte pour le titre. Mais la course automobile ne se limite pas à la victoire. L’approche et la façon de travailler sont également très importantes. Quelles sont vos possibilités de développement et d’amélioration ? En raison de la nouvelle réglementation, c’est le moment rêvé pour nous de rejoindre DTM. Je pense que les voitures CLASS 1 sont destinées à un brillant avenir ! »

En tant qu’équipe indépendante, avez-vous le même accès au matériel et aux données les plus récentes que les équipes d’usine ? Vous ne risquez pas d’être David contre Goliath ?

« Indubitablement. Il est évident que nous n’allons pas en DTM avec René Rast au volant de notre voiture. Nous allons disputer notre première saison DTM avec deux novices. Ainsi, notre équipe de pilotes représentera une certaine difficulté. Par ailleurs, nous avons bien sûr accès à de nombreuses données. Mais alors que nous aurons accès à 80 % des données, les équipes d’usine auront accès à 100 %. Je connais parfaitement la voie que nous empruntons et notre destination. Vous ne pouvez pas vous attendre à rejoindre DTM et à connaître immédiatement le succès. Cette philosophie nous a réussi partout ailleurs jusqu’à présent, mais la donne est différente en DTM. »

Quelle est votre approche pour la constitution de votre équipe ? D’où viennent les membres de votre équipe ?

« La plus grande partie de notre équipe DTM sera constituée de nouveaux visages. Je cherche des personnes avec une expérience DTM. Cependant, je ne veux pas me séparer des équipes WTCR et GT qui ont connu tant de succès. Après tout, elles ont donné le meilleur d’elles-mêmes et ont connu le succès dans ces catégories. »

Quel est le profil recherché pour vos pilotes ? Par exemple : jeunes loups aux dents longues ou vieux sages expérimentés ?

« Je souhaite avant tout des pilotes compétitifs avec lesquels je peux m’inscrire dans une approche collaborative. L’âge n’est pas l’élément primordial. Je souhaite des pilotes avec lesquels nous pouvons définir des objectifs, des pilotes qui se considèrent comme un élément de l’ensemble. »

Des pilotes qui ont déjà roulé pour WRT ?

« Je ne sais pas encore. Nous avions annoncé Ferdinand Habsburg et Jonathan Aberdein pour les essais Young Driver. Nous avions un accord avec Habsburg pour Jerez, mais il a changé d’avis jeudi dernier à la dernière minute. Sa direction nous a informés qu’il ne courrait pas pour nous. C’était assez surprenant. On pourrait imaginer Aberdein, pourquoi pas ? Il a déjà participé aux essais Young Driver de ces dernières années et a fait un bon boulot. »

Dernier point, mais non des moindres : quels sont vos objectifs pour la saison DTM 2019 ?

« Il nous sera difficile de gagner en DTM… Nous avons encore beaucoup à apprendre. Tout dépendra aussi de la compétitivité d’Audi. Dire que je veux gravir une marche du podium serait juste fou. BMW a fait son retour en DTM en 2012 et participe aux manches depuis sept ans déjà. Des équipes telles que Abt ou Phoenix étaient sur la grille de départ depuis 2000, le début de la nouvelle ère DTM. Reconnaissons-le, nous n’aurons pas des années faciles. Nous voulons faire du bon travail et montrer que nous progressons. Et nous voulons offrir aux jeunes pilotes l’opportunité d’attirer l’attention des équipes d’usine. J’aurai pour objectif d’impressionner. Je serai heureux si tout le monde dit : « nous ne nous attendions pas à voir l’écurie WRT à un tel niveau ! »

Communiqué de Presse du Circuit de Zolder