Sébastien Dumez (Team Vendée 85 Bourgoin) : « L’histoire se répète près de 20 ans plus tard »

Double champion Porsche Carrera Cup France (2002/2003), Sébastien Dumez a mis sa carrière de pilote de côté durant une décennie. Son retour en compétition s’est traduit par un titre de Champion de France FFSA GT en 2015. Après une saison 2017 passée en GT4, le natif du Raincy fait son retour en Cup (championnat B) sur une Porsche du Team Vendée 85 Bourgoin avec comme objectif de prendre un maximum de plaisir. Le meeting de Spa s’est terminé par une victoire de classe dans la course 1 et une 3e place dans la suivante. Loin de vouloir reprendre un emploi de pilote à plein temps, Sébastien Dumez voit cette saison 2018 comme une saison coup de cœur puisqu’il roule dans la même équipe que le jeune Jean-Baptiste Simmenauer.

Pourquoi ce retour en Cup ?

« J’ai roulé en Cup dans les années 2000. Avant cela, je roulais en Formule 3 avec Tiago Monteiro qui m’avait dit que Bernard Simmenauer cherchait quelqu’un pour rouler en Cup. Je suis allé faire un test à Magny-Cours où j’étais complètement largué. Je tournais à plus d’une seconde des meilleurs. Je sortais de la F3 et cette Cup n’était décidément pas pour moi (rires). Je n’avais pas le budget complet mais Bernard Simmenauer m’a tout de même fait confiance. J’ai amené le budget que j’ai pu en roulant dans la même équipe que Christophe Bouchut. Christophe a gagné, j’ai terminé 2e. C’est ce qui a relancé ma carrière. A l’époque, Jean-Baptiste, le fils de Bernard, était tout petit. En janvier dernier, Bernard m’appelle pour me demander si je ne voulais pas rouler en Cup avec son fils. Je n’étais pas parti sur un programme complet. Comme en 2000, il m’a dit : « amène ce que tu peux comme budget. » Bernard cherchait quelqu’un pour entourer son fils. L’histoire se répète près de 20 ans plus tard. »

Cette fois, c’est plus un programme passion que pour relancer votre carrière ?

« Ma carrière est derrière moi. Je ne roule pas en dehors des meetings de la Cup et rouler en B est parfait pour moi. J’ai réussi à me faire de vrais amis en sport auto. Pour moi, le côté humain est très important, c’est un ensemble de choses. Lorsque je roulais en Cup à mes débuts, j’étais intégré au 917 Racing Team qui était dirigé par le père de Benoit, qui dirige maintenant le Team 85 Vendée Bourgoin. La dernière fois que j’ai roulé en Cup remonte à 2007, donc il y a donc plus de 10 ans. »

La nouvelle version de la 991 Cup n’a donc plus rien à voir avec ce que vous avez connu…

« L’auto est très spéciale à piloter. C’est toujours une voiture de spécialiste. Pour être rapide, il n’y a pas de secret, il faut rouler le plus possible, sans oublier d’avoir du talent et un bon entraînement. Tout s’est professionnalisé, même pour les gentlemen. C’est la tête qui fait la différence. »

Vous avez dû faire un ‘reset’ ?

« Cela fait 15 ans que je n’avais plus roulé en Sprint. J’avais perdu l’habitude de bien gérer un départ arrêté. L’auto a complètement changé. Avant, c’était moi le plus jeune, maintenant, je suis quasiment le plus âgé (rires). Ce programme est une chance inouïe pour moi. C’est une vraie aventure humaine comme j’ai pu en connaître dans le passé. J’ai eu l’immense chance d’avoir roulé au Mans, à Daytona, Spa et Sebring grâce à Larbre Compétition et Jack Leconte. »