Romain Brandela (BMW) : « L’intérêt pour le thermique est toujours là »

Après une intersaison compliquée où il a été accidenté en karting, Romain Brandela est de retour aux affaires en Championnat de France FFSA GT dans le baquet d’une BMW M4 GT4/3Y Technology. Les rues paloises n’ont guère réussi à la BMW de Romain Brandela, si bien que tous les espoirs reposaient sur Dijon avant d’attaquer la pause estivale.

« C’est pour moi une année découverte », nous a confié Romain Brandela à Dijon. « A cause d’un accident de karting, je n’ai pas pu boucler la moindre séance d’essais pour me préparer. Je ne me suis pas fait plaisir à Pau en course 1 et je n’ai pas roulé dans la suivante. Mon objectif cette saison est de rouler le plus possible et me faire plaisir. »

Une fois le meeting terminé, Romain Brandela quitte sa combinaison de pilote pour endosser le costume de responsable du service événementiel chez BMW France. Un rôle qui lui sied parfaitement et qui depuis peu lui permet de mettre un pied en compétition, comme il nous l’a expliqué : « Je prends en charge le motorsport pour les clients français. Cette nouvelle fonction vient d’être mise en place et tout n’est pas encore calé. C’est parfait d’avoir les deux casquettes. Chaque pays a un responsable car BMW s’est rendu compte du potentiel avec une catégorie GT4 qui se développe aux quatre coins du monde. »

Le Parisien a délaissé la catégorie GT3 pour rouler en GT4 avec le même plaisir : « Une GT4 est forcément moins puissante mais le plaisir est là. Sans que ce soit péjoratif, c’est un peu comme quand on dispute entre potes une course de karting 4 temps. Il y a une seule catégorie en piste et tout le monde a quasiment les mêmes armes. »

La suite de son programme pourrait passer par un retour en LMP2 après avoir testé en mars dernier la Ligier JS P217/Larbre Compétition lors du Prologue FIA WEC : « Revenir aux 24 Heures du Mans avec Larbre Compétition fait partie des envies. Quand on a goûté au prototype, c’est difficile de s’en passer, d’autant plus quand on est un pilote gentleman comme moi. Les opportunités sont peu nombreuses, alors il faut les saisir. »

BMW, sa marque de coeur, s’investit de plus en plus en GT4 en plus de son retour en GTE. « La compétition automobile fait partie de l’ADN de la marque BMW », souligne Romain Brandela. « C’est un vrai axe de développement pour BMW, ce qui n’était plus vraiment le cas il y a cinq ans. Maintenant, même dans nos présentations, on évoque la compétition d’une façon ou d’une autre. Les retours suite aux 24 Heures du Mans et au Mans Classic sont positifs. La voiture génère toujours des émotions. Au Mans Classic, BMW a effectué pas moins de 300 baptêmes où les passagers ont pris près de 300 km/h. Nous avions des personnes qui avaient peur en voiture et même certaines qui travaillent dans le milieu de la sécurité routière. Tout le monde est ressorti avec le sourire. On casse les codes. »

BMW France s’investit aussi de plus en plus en Championnat de France FFSA GT : « Nos centres d’essais suscitent de plus en plus d’intérêt sachant que BMW est partenaire du championnat. Je suis rentré chez BMW il y a 15 ans et les choses ont beaucoup évolué. On peut même dire que ce sont deux mondes différents. Bien entendu, l’électrique a son importance, mais pas seulement. Il y a toujours de l’intérêt pour le thermique avec une vraie éducation parentale à faire. Les jeunes qui travaillent dans mon équipe n’ont pas de voiture ou s’ils en ont une, elle est électrique. Pour l’anecdote, nous avons recruté des hôtesses pour le Mondial de l’Automobile et 98% d’entre elles ont demandé à travailler sur le stand de la i3. Le regard des jeunes se porte clairement vers la gamme « i ».