Robert Consani (Speed Car) : « La performance m’intéresse et m’excite »

En venant se frotter à une forte concurrence en Championnat de France FFSA GT, Robert Consani connaissait le défi qui l’attendait. Le rallyman a pourtant vite trouvé ses marques avec un titre qui est passé tout près ces deux dernières saisons. La Ginetta G55 GT4/Speed Car qu’il partageait avec Benjamin Lariche a toujours joué les premiers rôles sans toutefois décrocher la récompense finale, le titre s’éloignant à chaque fois lors de l’ultime meeting. Le natif d’Aix-en-Provence est prêt à rempiler en GT4 la saison prochaine avec des ambitions revues à la hausse.

Déçu de cette fin de saison 2018 ?

« Je suis déçu car nous voulions vraiment ce titre. La saison avait bien débuté, mais elle s’est mal terminée. La finale du Paul Ricard a été difficile, mais le drive through (procédure de ravitaillement, ndlr) infligé à Dijon a aussi pesé lourd dans la balance au moment de faire le décompte des points. Sans cette pénalité, la course était pour nous alors que nous n’avons pris que la 6e place. Nous avons trouvé cette sanction un peu trop injuste. Un rappel à l’ordre ou une pénalité de trois secondes aurait peut-être été plus judicieux… « 

Quel regard portez-vous sur ce Championnat de France FFSA GT ?

« Dès 2017, les meilleurs pilotes français étaient là. Le championnat se professionnalise au fil du temps, les équipes sont mieux préparées, les camions sont de plus en plus beaux et le côté financier monte lui aussi. On peut toujours dire quelque chose sur le championnat, mais il est bien organisé, géré par des professionnels et parfaitement médiatisé. Le seul reproche que je peux faire est qu’il y a un peu trop de politique et je ne suis pas sûr que notre équipe soit la meilleure pour cela. Il faut donc composer avec ce paramètre. »

Votre association avec Benjamin Lariche fonctionne à merveille…

« On se connaît bien, on habite à dix minutes l’un de l’autre et nous étions encore ensemble hier soir (le 26 novembre, ndlr) pour préparer 2019. On tire des plans sur la comète, on imagine des rêves. Au final, nous sommes différents, mais on veut la même chose. Dans l’auto, ce qui lui convient me convient. Il ne faut pas être le meilleur de son équipage. Ben a un super niveau qui le place au niveau des meilleurs. Il est très bon sur le travail des données et me corrige quand c’est nécessaire. On se ‘challenge’ l’un l’autre. La guerre se fait contre les autres, pas contre son coéquipier. »

On vous reverra en 2019 chez Speed Car ?

« On travaille tous ensemble pour cela. Malheureusement, le règlement 2019 dit qu’on ne peut plus rouler ensemble en France la saison prochaine. Nous allons donc nous diriger vers la GT4 European Series. Pour cela, on commence très tôt les discussions car le problème reste le côté financier. On veut se battre dans de bonnes conditions. Ben connaît la majorité des circuits, pas moi. »

On vous a vu tous les deux en TTE sur une Alpine A110 GT4. Ce sera donc la monture 2019 ?

« On regarde forcément ce que l’on peut faire avec l’Alpine. Je reste persuadé que la Ginetta sera encore dans le coup la saison prochaine. Dans l’ensemble, la BOP a été assez équitable et j’ai plus de craintes en ce qui concerne l’Alpine qui a une philosophie différente et un pilotage différent. On peut dire qu’elle est similaire, mais avec une autre philosophie. »

On ne vous reverra donc pas en FFSA GT ?

« Comme je l’ai dit, on se dirige vers la GT4 European Series. Ben travaille de son côté pour épauler un Am en France, ce qui est aussi mon cas. J’ai envie de faire partager mon expérience de la Ginetta acquise au cours des deux dernières saisons avec Speed Car. J’espère trouver un gentleman qui a envie d’apprendre et qui veut s’impliquer. La performance m’intéresse et m’excite. »