Paul Petit : « Apporter à une équipe LMP2 tout ce que j’ai appris »

#39 GRAFF (FRA) ORECA 07 GIBSON LMP2 PAUL PETIT (FRA) RICARDO SANCHEZ (MEX) ENZO GUIBBERT (FRA)

Vice-Champion LMP3 en European Le Mans Series 2016, Paul Petit a fait le grand saut vers le LMP2 cette année, toujours au sein du Graff de Pascal Rauturier. La Ligier JS P3 a laissé place à une ORECA 07 avec deux podiums à la clé dès les débuts dans la catégorie reine du championnat européen. Fort d’une belle saison, le Limougeaud d’adoption espère bien rempiler en 2018 avec des ambitions revues à la hausse.

Quel est le bilan de la saison écoulée ?

« Il est globalement positif. L’équipe découvrait la catégorie LMP2, de même que les trois pilotes de la #39. Nous avons montré une belle performance en montant sur le podium à deux reprises. Sur un plan plus personnel, je suis toujours dans une phase de progression et mon envie est maintenant d’apporter à une équipe LMP2 tout ce que j’ai appris. »

Avoir le même équipage que la saison dernière a été un avantage ?

« Je suis très content d’avoir pu prolonger l’aventure avec Enzo (Guibbert) et Eric (trouillet). Nous avions conscience que le défi était de taille mais la mission est remplie. Décrocher deux podiums, alors que nous étions rookies dans une catégorie très compétitive, est très valorisant. En arrivant du LMP3, on a forcément des interrogations. Ne pas faire Le Mans cette année a été un handicap car la majorité des pilotes roulant en ELMS avaient Le Mans à leur programme. Malgré cela, j’ai réussi à me montrer. »

L’objectif est clairement de poursuivre en LMP2 en 2018 ?

« C’est la priorité avec la volonté d’intégrer un programme qui puisse me permettre de disputer les 24 Heures du Mans. J’ai quelques pistes en FIA WEC mais je ne ferme aucune porte. Le championnat fait envie. Rempiler en European Le Mans Series reste également une option. La chose la plus importante est d’avoir un bon programme où je peux pleinement m’exprimer. »

Le GT fait aussi partie des réflexions ?

« Pourquoi pas sur un deuxième programme. Si je parviens à finaliser ma présence en FIA WEC, cela laisse du temps pour faire autre chose en parallèle. Rouler en GT me plairait sachant en plus que cette filière a de l’avenir. Tout le monde m’en dit le plus grand bien. J’ai en plus la chance d’être Silver. »

Vous êtes soutenu par Guillaume Moreau dans vos démarches. C’est un avantage supplémentaire pour bien préparer 2018 ?

« Je connais Guillaume depuis longtemps car j’ai suivi sa carrière quand j’étais plus jeune. Pour moi, il a toujours été un exemple à suivre. Quand il a vu que sa carrière en monoplace était bouchée, il a vite su rebondir en Endurance. Nous habitons la même ville et il a pu suivre ma progression depuis mes débuts. Ses conseils sont primordiaux dans la recherche du meilleur programme et mes choix de carrière se feront avec lui. Guillaume connaît parfaitement la discipline et sa présence à mes côtés est un vrai plus. »