Fernando Alonso (Toyota) : « Le sport automobile, c’est ma vie »

On ne vous apprendra rien en vous disant que le planning de Fernando Alonso est pour le moins chargé en ce mois de juin. Sitôt revenu du Canada, l’Espagnol a rejoint Le Mans pour une grande semaine qui a débuté par les vérifications administratives. De quoi prendre la température de ce qui l’attend jusqu’à dimanche. La session d’autographes a permis de confirmer la popularité du pilote Toyota Gazoo Racing, vainqueur des 6 Heures de Spa en compagnie de Sébastien Buemi et Kazuki Nakajima. Entretien avec le pilote le plus convoité de la semaine…

Prêt à affronter Le Mans ?

« La préparation a été longue et minutieuse sur différents circuits depuis le début de l’année, sans oublier les nombreuses heures passées sur simulateur. C’est toujours mieux de rouler en course, surtout quand la compétitivité est là. Au Mans, la course sera plus longue qu’à Spa avec une tension différente du reste de la saison. Un seul objectif : gagner Le Mans. »

Vous êtes bien acclimaté à l’Endurance ?

« Le feeling est forcément différent de ce que je connais, surtout quand on essaie quelque chose pour la première fois. En Endurance, il faut tout partager. On ne règle pas la voiture pour soi-même mais pour l’équipage au complet. Tout est une question de compromis. On doit avoir une totale confiance dans ses coéquipiers. Cela me fait bizarre de regarder l’auto rouler sans que je sois dans le baquet (rires). J’ai pleine confiance dans Sébastien et Kazuki. Le Mans, c’est 16 GP de F1 en une seule course. »

La cohésion dans l’équipage est bonne ?

« Toyota fait tout pour mettre ses pilotes dans le meilleur environnement possible. On partage tout, on va de l’hôtel au circuit ensemble, on fait du sport ensemble, on se relaie dans le simulateur. C’est un vrai travail d’équipe. »

Comment avez-vous vécu les vérifications administratives en centre-ville ?

« C’est quelque chose d’assez inédit. La foule était très importante malgré une météo très pluvieuse. J’ai découvert l’endroit qui permet aux fans d’approcher les autos et même de les toucher. Il y a qu’au Mans et Indianapolis où on voit ça. »

Vous connaissez la feuille de route pour la course…

« Pour être complètement heureux, il faut que l’objectif soit atteint. L’équipe travaille beaucoup depuis des années pour l’emporter. Il faut remplir la mission. Elle est de gagner cette course qui résiste à Toyota. Si les deux Toyota sont sur le podium, c’est bien, si l’une des deux est sur la plus haute marche du podium, c’est encore mieux. Beaucoup de gens pensent que si j’essaie d’autres disciplines, c’est parce que ça fonctionne moins bien en Formule 1, mais cela n’a rien à voir. C’est tout le contraire. En 2014, j’ai donné le départ des 24 Heures du Mans avec comme souhait d’en prendre le départ à l’avenir. Le sport automobile, c’est ma vie. Deux championnats demande beaucoup de préparation. Il m’a fallu apprendre un manuel de 16 pages pour les procédures sur la TS050 HYBRID. C’est comme si je revenais à l’école 20 ans plus tôt (rires). »