Un point avec Eric Van de Vyver sur la saison 2019…

Un peu plus d’un mois après la fin de saison 2018 des VdeV Endurance Series et à moins d’un mois de l’année 2019, nous avons fait le point sur la saison à venir avec son maître d’oeuvre, Eric Van de Vyver (le bilan de la saison 2018 est ici).

La saison 2019 est maintenant sur les rails ?

« Oui, le calendrier est maintenant totalement bouclé. »

Il y a quelques petits changements de dates…

« Oui, légers, mais les circuits ne changent pas : Barcelone pour débuter, Magny-Cours, Paul Ricard, Dijon, Navarra, le Bugatti, et Estoril pour finir. On a juste décalé d’une semaine les meetings de Magny-Cours et de Dijon en fonction des calendriers des circuits et afin de ne pas faire de doublons comme par exemple avec le Grand Prix de France Historique à Magny-Cours fin juin. C’est pourquoi le meeting de Dijon a été repoussé d’une semaine. »

Les disciplines seront les mêmes que celles qui étaient prévues initialement ?

« Oui, mais à Barcelone, il y en aura d’autres en complément. Nous aurons un plateau TCR, avec notamment des TCR ibériques, également des Caterham et peut-être encore un autre plateau. En revanche, les nouveaux protos Revolution ne devraient pas être totalement prêts pour Barcelone. Ils débuteront donc à Magny-Cours. »

En Protos, les Revolution courront avec les CN ?

« Oui, et même si on a perdu le plateau Funyo qui est parti dans un autre championnat, s’il y a des Funyo Endurance, elles seront les bienvenues. En Protos d’ailleurs, on aura peut-être l’année prochaine un nouveau constructeur de plus. »

Le VHC a plutôt bien marché en 2018. Les voitures du Challenge VdeV auront encore le renfort de celles du plateau Salooncars ?

« Oui, je crois que ça a bien plu cette année, ça a été un beau succès. Cela faisait des belles grilles de départ, avec une cinquantaine de voitures en piste, c’était sympa. Pour le Challenge VHC, il est toujours attractif, nous avons de nouvelles demandes pour 2019, pas seulement des Porsche, mais aussi de voitures comme des Corvette. »

Séverine Moreau va prendre la place de son père sur la 911 RSR 3 litres…

« Oui, ça va la changer de sa petite 2 litres! Mais Séverine a du talent, elle a déjà été Championne de France, et avec Carol Quiniou, elles vont vite s’adapter. Cela serait bien que des femmes mènent la vie dure aux hommes ! »

Le format des courses VHC restera le même ?

« Oui, deux courses de une heure par meeting, mais j’espère pouvoir en monter une de trois heures à Navarra. Ce serait bien. »

Les Salooncars s’arrêteront au bout d’une demi-heure ?

« Oui, les moteurs n’ont pas le même degré de préparation, et une heure, ça pourrait être long. Mais en raison de la forte demande pour le Challenge VHC, on pourrait avoir des plateaux VHC dépassant la capacité d’accueil en piste des circuits et, pour ne pas avoir à faire de sélection, on pourrait être à même dans certains cas de faire deux courses séparées, les autos du Challenge VHC d’un côté, les Salooncars de l’autre, mais c’est à voir. »

Qu’en est-il du GT ?

« En principe, on ne devrait pas avoir de GT3. Visiom est parti, la Lamborghini Barbarac a arrêté. Ce qui est sûr, c’est que je n’envisage pas de faire courir encore des GT3 avec les LMP3. Pour le GT, l’idée, ce serait d’avoir comme base des voitures du genre de la Porsche 991 Cup, et on pourrait aussi y ajouter des GT plus anciennes, ce qui permettrait de faire recourir des voitures comme les Mosler, qui sont de belles autos et qu’on aurait plaisir à revoir. »

Et pour les LMP3 ?

« D’après ce que sais en ce moment, on doit être pour l’instant avec une quinzaine de protos, mais ça peut bouger encore. Il faut ajouter les PFV, en principe deux ou trois Foenix de Solution F et des Renault R.S.01. Les PFV courront avec les LMP3.

Il faut aussi ajouter le plateau Monoplace…

« Oui, les courses ont été belles cette année, avec de jolies luttes. »

Philippe Charriol sera toujours un des partenaires en 2019 ?

« Oui, c’est un fidèle, et il sera encore là l’année prochaine. »

Côté pneumatiques ?

« Dunlop sera notre manufacturier pneumatique en 2019. Nous ferons paraître dans la semaine un communiqué spécifique. » 

En conclusion, comment voyez-vous l’année 2019 ?

« Elle se présente plutôt bien. Nous avons commencé le championnat en 1992, donc l’an prochain ce sera la vingt-huitième année et ça devrait être encore pas mal. »