David Floury (ORECA) : « Une plate-forme commune est dans l’intérêt de tout le monde »

#6 ACURA TEAM PENSKE (USA) ACURA DPI ACURA JUAN PABLO MONTOYA (COL) DANE CAMERON (USA) SIMON PAGENAUD (FRA)

En dépit de la séparation des deux catégories prototypes en IMSA, ORECA reste très actif en DPi avec Acura et en LMP2 avec la 07. David Floury, directeur technique du constructeur varois, était à Daytona avec Hugues de Chaunac, président du Groupe ORECA. De quoi aller à la rencontre de David Floury pour avoir son sentiment sur la situation du prototype. Une réunion s’est tenue à Daytona entre les différentes parties pour l’avenir de la catégorie DPi.

« En tant que constructeur, ORECA regarde toujours les différentes opportunités, aussi bien en DPi qu’en Hypercar », nous a confié David Floury. « Comme beaucoup, on aimerait que la plate-forme soit globale. C’est dans l’intérêt de tout le monde. »

La catégorie LMP2 n’est absolument pas mise de côté aux Etats-Unis : « La volonté de l’IMSA est clairement de poursuivre en LMP2 et ORECA pousse pour cela. Plusieurs équipes ont manifesté de l’intérêt, soit pour une deuxième auto, soit pour un programme partiel. »

Si la catégorie DPi n’est pas d’actualité en Europe, elle semble ravir le plus grand nombre de l’autre côté de l’Atlantique : « Tout le monde est satisfait de la base du châssis LMP2. La relation avec les différents constructeurs est bonne avec un dialogue très ouvert, le tout pour un budget raisonnable. Le DPi a un vrai sens et les constructeurs sont contents. ORECA veut continuer à être impliqué en LMP2 et DPi. On pousse les deux voies. En DPi, les relations avec Acura et Penske sont très bonnes. » Jusqu’à maintenant, Acura met le focus sur le programme officiel avec Penske, ce qui met de côté un programme client.

Des contacts sont en cours avec d’autres constructeurs qui ne sont pas forcément présents en IMSA.

Du côté de Signes, on regarde aussi le développement de l’Asian Le Mans Series : « Le règlement qui reprend maintenant les LMP2 actuelles va dans le bon sens. Cela va aider les équipes à monter un programme avec un vrai modèle économique sur plusieurs championnats. Les discussions avec des équipes asiatiques s’intensifient. Plusieurs d’entre elles veulent se servir de l’Asian Le Mans Series pour aller plus haut et pourquoi pas combiner le programme avec le WEC. »

En moins de trois ans, 40 ORECA 07 ont été assemblées en comptant le passage 05/07.

En fonction de l’évolution du développement de la catégorie ‘Hypercar’, le législateur pourrait bien être contraint de ralentir des LMP2 qui ont pourtant eu un coup de boost en 2017. « Il n’y a pas de problème à ralentir les LMP2 », a déclaré David Floury. « Si on veut que les coûts n’explosent pas, cela va dans la logique des choses. D’une façon générale, le plateau prototype général est très positif. Les écuries LMP3 passent en LMP2, ce qui montre que la filière fonctionne. »

Le prix des pièces LMP2 est le même depuis 2016 chez ORECA. La réglementation donne la possibilité aux constructeurs de vendre les pièces un peu plus chères sur les meetings afin de couvrir les frais, ce que ORECA n’a pas mis en place. En 2011, une ORECA 03 coûtait 345 000 euros, contre 505 000 à une 07 (électronique comprise). On doit surtout l’inflation au passage à une auto fermée.