Cyril Denis : « Le Mans est un mode vie et une passion »

Habitué à écumer les pelotons du championnat Funyo, Cyril Denis a franchi une étape ces deux dernières années en rejoignant la VdeV Endurance Series sur une Ligier JS P3 (Wintec) puis une Norma M30 LMP3 (TFT). La catégorie doit lui permettre de gravir les échelons pour arriver jusqu’aux 24 Heures du Mans.
 
Quels sont les plans cette année ? 
 
« Rempiler pour une nouvelle saison en LMP3 ! La priorité sera donnée à Road to Le Mans avec un championnat en parallèle non défini qui peut être l’Ultimate Cup Series, le VdeV, l’ELMS ou la Michelin Le Mans Cup. »
 
L’objectif reste les 24 Heure du Mans ?
 
« Le but est d’abord de me montrer en LMP3 et mettre en avant mon statut Bronze. Tant que les chances ne sont pas nulles, oui l’objectif reste les 24 Heures du Mans sans date butoir. »
 
La catégorie LMP3 est la formule idéale pour cela ?
 
« La catégorie LMP3 est très attractive techniquement. Elle permet de comprendre l’aéro avec des voitures « maîtrisables » comparées aux LMP2 beaucoup plus rapides. Road To le Mans offre la possibilité de rouler sur le grand circuit et donc de se faire une petite idée des 24 Heures du Mans. »
 
Le Mans est un rêve de gosse ?
 
« Le Mans est bien plus qu’un rêve de gosse pour moi, c’est ancré dans mes veines. Je suis né à la clinique du Tertre Rouge, comme Vincent Capillaire et Seb Bourdais, et ma mère m’a appris un jour qu’elle m’avait emmené aux 24 Heures du Mans pour la première fois alors que j’avais un an ! Et depuis, je n’ai jamais raté une seule édition ! Mon père était contrôleur à la tribune Maison Blanche (tribune Motul aujourd’hui, ndlr) et ça fait maintenant quelques années que je fais partie de l’équipe des pilotes Safety Car au Mans et que je suis instructeur, entre autres, sur les deux circuits du Mans. Le Mans est donc plus un mode de vie et une passion désormais avec, dans un coin de ma tête, ce rêve d’y participer en tant que pilote. »
 
Le plan est d’y aller en LMP2 ou GTE ? 
 
« Pour moi, l’endurance rime plutôt avec Proto que GT. Donc l’idéal serait effectivement en LMP2. Cependant, quand on voit les performances des GT et les bagarres en piste, forcément, je ne dirais pas non si l’opportunité se présentait en GT. »
 
De plus en plus de pilotes vont vers l’Asian Le Mans Séries comme passerelle pour Le Mans. C’est quelque chose à évaluer ?
 
« Evidemment, toutes les opportunités sont bonnes à évaluer. Cependant, je suis confronté aujourd’hui à la gestion du budget, comme beaucoup de pilotes. Donc, comme je l’ai précisé, j’essaie surtout de mettre en avant mes qualités de pilote et mon statut Bronze, mais ça ne suffit pas toujours. Je reste bien sûr à l’écoute de toute opportunité pour 2019 en espérant pouvoir composer un programme de 6 à 8 courses minimum. »