Ben Hanley (DragonSpeed) : « Progresser entre chaque course avec la BR1 »

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Ben Hanley est impliqué dans deux programmes cette année mais pour la même équipe : DragonSpeed. En effet, il disputera le Championnat du Monde d’Endurance (WEC) sur la BR1 de l’équipe ainsi que l’European Le Mans Series (ELMS) sur l’ORECA 07 n°21 en LMP2.

Comment s’est passé le Prologue WEC pour vous et votre équipe DragonSpeed ? Comment vous placez vous par rapport à Toyota ?

« Ce fut deux bonnes journées d’essais. Il s’agissait de notre premier vrai test, nous n’avions fait qu’un shakedown la semaine d’avant, nous avons donc surtout fait des kilomètres avec la voiture et un peu de réglage. L’auto a semblé plutôt fiable et confortable, nous avons essayé de gagner un peu en performance avant la course de Spa. Nous n’avons pas connu de problèmes particuliers en dehors de quelques petits soucis électroniques, mais rien de bien important. Ce fut vraiment positif. Certes il y a une part d’inconnu mais j’avoue que nous avons été plutôt impressionnés par le comportement de la voiture. Pour ce qui est de la concurrence, nous nous sommes davantage concentrés sur les autres LMP1 non hybrides que sur Toyota. Notre but est d’être compétitif tout au long de la Super Saison. »

Vous êtes aussi en ELMS sur l’ORECA n°21 de la même équipe. Comment voyez vous la saison ? 

« La liste d’engagés est impressionnante. L’an dernier, nous tournions autour de 12 autos et là, on en compte 19. C’est un vrai bond en avant et ce sera une première pour nous d’avoir autant d’adversaires. Ça nous donne aussi une idée de ce que seront les 24 Heures du Mans car, au niveau nombre d’engagés, on s’en rapproche. Maintenant, nous allons avoir à gérer le trafic, ça fait partie du charme des courses d’endurance. Ce n’est pas qu’un sprint maintenant, on parle de régularité sur un relais. Avoir autant d’adversaires permet aussi de se jauger. Nous allons faire de notre mieux, il y a tellement de voitures capables de l’emporter. Nous ne savons pas leur niveau de compétitivité réel. De plus ici, au Castellet, le tarmac a été refait (en vue du Grand Prix de F1, ndlr) et la différence est flagrante avec 2017. Nous ne savons pas non plus comment l’usure des pneus va évoluer en course. »

 

Vous avez disputé les 24 Heures du Mans l’an dernier. Que gardez vous de vos débuts dans la Sarthe ?

« Ce fut un événement incroyable, c’est bien l’une des courses les plus importantes au monde. Il s’agissait de ma première expérience. Nous avons eu quelques petits soucis pendant la nuit qui nous ont fait perdre le contact avec la tête. Nous avons terminé la course sans accident, et ça nous donne de l’expérience en vue de cette année. »

Justement, comment voyez vous les 24 Heures du Mans cette année en LMP1 ?

« Ce sera la deuxième manche de la saison. Nous verrons bien comment ça va se passer, mais ça va très vite arriver. Nous n’avons pas de test d’endurance planifié pour le moment. Notre but est de progresser entre chaque course, c’est pourquoi notre but sera de les finir à chaque fois. Pour le moment tout va bien, je suis confiant, mais il n’est pas possible de fixer le moindre objectif pour une course aussi dure, c’est trop tôt dans la saison. Toyota Gazoo Racing, SMP Racing, By Kolles Racing ont bien plus roulé que nous. Il y a ensuite un écart avec le reste des équipes. Cependant, la fiabilité de toutes ces voitures est inconnue, mais si on se fie aux chronos, on a pu voir avec le nombre de tours qu’a fait Toyota au Prologue, il y a un gros écart. »