FIA GT Series

L’évolution du World Championship vue par Stéphane Ratel.

thumbnail
0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Alors que le FIA-GT va rendre son verdict dans quelques jours à Zolder, avec l’attribution des titres GT1 et GT2, la série a publié une interview de Stéphane Ratel. Au cours de cet entretien, le Président de SRO Motorsports Group évoque l’évolution du Championnat du Monde GT1 et du Championnat d’Europe GT2 qui verront le jour dans quelques mois.

 

Dans un premier temps, Stéphane Ratel fait le point sur les voitures qui seront en piste en 2010. « Nous avons eu trois nouvelles autos en phase d’homologation, la Nissan GT-R, la Ford GT et la Lamborghini R-SV » précise-t-il. « Elles seront complètement aux règles 2010. Ensuite, nous avons des requêtes de la part de teams souhaitant aligner les Aston Martin et Corvette actuelles. Pour ces deux modèles, il faut une dérogation qui leur permet d’être modifiées pour correspondre à la nouvelle génération. » Plusieurs points sont concernés : le poids, d’un minimum de 1200kg, les brides, pour abaisser la puissance à 560cv, et l’aéro, avec notamment un double aileron à l’arrière, des modifications au niveau du spoiler et de l’extracteur. Le moteur doit également être adapté aux standards électroniques de la FIA afin que le traction control soit désactivé. Notons que cette dérogation sera valable deux ans.

 

Stéphane Ratel poursuit avec deux nouveaux cas qui se sont présentés plus récemment : « Nous avons eu la demande surprise de Maserati, menée par Vitaphone, avec la possibilité de voir deux teams et quatre voitures. Une demande de dérogation d’homologation a été formulée puisque la MC12 n’a pas été produit au minimum de 300 exemplaires. Demande qui a été acceptée par les autres constructeurs à la fin août, et confirmé par le group technique de travail ainsi que par la commission GT. Enfin, il y au Saleen, qui a voulu suivre la même voie que les autres. Nous avons sept constructeurs homologués pour 2010. Mais, en tant que promoteur du championnat, nous avons avisés Saleen que la marque avait peut de chance d’être retenue parmi les six. Les nouvelles voitures ont la priorité, ensuite les autos qui ont une dérogation technique, donc le choix se fera parmi les deux constructeurs qui ont une dérogation pour l’homologation. Le plus probable est que nous sélectionnons les six premiers, mais si l’un deux se retirent, nous avons Saleen en rechange. »

 

Après la question du plateau, se pose celle du calendrier. « Notre objectif est de l’annoncer le 23 octobre, avec environ dix destinations sur trois continents » confie le Président de SRO. « Nous espérons en ajouter une ou deux en décembre, pour arriver à onze ou douze. » C’est semble-t-il avec ce programme de dix épreuves que le Sportel a été abordé. « Avec un championnat du monde, six marques prestigieuses, 24 voitures en une seule catégorie et des courses d’une heure, nous pensons avoir une bonne offre pour les télévisions. Tout doit être clair pour l’ouverture des inscriptions le 1er novembre. Novembre sera consacré à la sélection des douze teams et la FIA annoncera les équipes choisies lors du conseil mondial en décembre. »

 

Parallèlement au championnat du monde GT1, le championnat d’Europe GT2 avance également. Stéphane Ratel est également revenu sur ce sujet. « Le changement principal concerne le format. Le projet est d’avoir neuf manches, dont six au même format que le GT1, c’est à dire deux courses d’une heure. Deux meetings seront disputés sur une durée de deux heures, et un sera les 24 Heures de Spa, où le GT2 sera la catégorie principale. »

 

L’idée de catégoriser les pilotes, comme en GT3, a été conservée, à la différence près que les pilotes « platinium » seront acceptés. Ils devront toutefois rouler avec un « argent », et 50kg de lest, ou « bronze ». Stéphane Ratel souligne par ailleurs que « deux jeunes pilotes « or » pourront être associés, également avec un lest de 50kg. Cela ouvrir la catégorie à des jeunes pilotes qui concourront contre des duos Pro-Am de haut niveau. »

 

Concernant le plateau, le promoteur se dit confiant : « Nous avons un objectif de vingt voitures pour la première année. Nous voulons une progression dans le GT : les amateurs et semi-professionnels en GT3 ; les amateurs les plus expérimentés avec des professionnels en GT2, face à des jeunes, et les véritables professionnels en GT1. Nous espérons voir de nouveaux modèles en GT2, tels que les Corvette. J’ai pour projet personnel de faire revenir BMW, avec la voiture de l’ALMS modifiée. Ce serait bien, spécialement aux 24 Heures de Spa. C’est un gros projet et j’espère qu’il deviendra réalité l’an prochaine. »

 

C’est effectivement tout le mal que l’on peut souhaiter au championnat d’Europe GT2. Il reste à voir quels teams opteront pour cette solution. Car entre les Le Mans Series ou encore le GT Open, dont le format est très similaire, plusieurs possibilités s’offrent aux équipes souhaitant s’engager dans cette catégorie.

 

Il faut également souhaiter que la « hiérarchie » établie par Stéphane Ratel soit respectée. Lorsque l’on regarde le GT actuel, de nombreux pilotes professionnels sont en GT2, peut être même davantage qu’en GT1. Un GT1 où l’on attend de voir ce que donneront les voitures « downgradées ». Quels kits vont être proposés par Aston Martin et Corvette. Et surtout, à quel prix ? Quant à la Maserati MC12, on se réjouit de la voir encore en piste. Mais après avoir déjà été sensiblement bridée, comment évoluera-t-elle ? Difficile en tout cas de réduire encore son aileron arrière !

 

Propos issus de la newsletter FIA-GT,

 

Anthony Megevand

Publicité

0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Publicité

Sur le même sujet

Publicité