European Le Mans Series

Zolder annulé ! Des réflexions en cours pour le futur de la série.

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C’est désormais officiel, le calendrier de l’European Le Mans Series est amputé d’une épreuve, à savoir la prochaine qui devait se dérouler initialement le 20 mai à Zolder. Une réunion a eu lieu hier sur le Circuit Paul Ricard avec les différents protagonistes : concurrents, Pierre Fillon (Vice-Président de l’ACO), Gérard Neveu (Directeur Général du WEC), Patrick Peter (Promoteur de l’European Le Mans Series) et Vincent Beaumesnil (Directeur des Sports de l’ACO). Après consultation des différentes équipes de la série, il a donc été décidé d’annuler purement et simplement le meeting de Zolder, au regard du nombre insuffisants d’engagés (21 au Paul Ricard). Les différentes parties souhaitent avoir un plateau minimum de 25 autos pour le prochain round de Donington à la mi-juillet.

 

A l’issue des 6 Heures du Castellet, plusieurs teams se voient donc privés de compétition, avant les 24 Heures du Mans : Greaves Motorsport, Thiriet by TDS Racing, Boutsen Ginion Racing, Extreme Limite ARIC, Race Performance, Team Jota, JMW Motorsport, JMB Racing, ProSpeed Competition, IMSA Performance-Matmut et les deux suppléants Status GP et Murphy Prototypes. Il est donc prévu qu’une poignée de concurrents soient autorisés à prendre part au meeting du Championnat du Monde d’Endurance début mai à Spa-Francorchamps, sous réserve de payer un droit d’entrée. On pourrait donc avoir 49 autos dans les Ardennes belges si la FIA accepte une dérogation tardive pour les équipes engagés en European Le Mans Series. A l’heure actuelle, rien n’est assuré car cette dérogation pourrait concerner que les équipes sélectionnées pour Le Mans, même si rien n’est finalisé à ce jour. Il ne reste donc que trois courses à disputer en ELMS, soit Donington, Brno et Portimao. Selon nos sources, des équipes ont demandé à ce qu’un quatrième meeting soit rajouté, mais en vain…

 

Le promoteur de la série Le Mans européenne souhaite avoir 35 autos en 2013. En attendant, des discussions vont être entreprises pour trouver une solution et faire augmenter le nombre d’autos sur les grilles, et ce dès Donington. Si à l’heure actuelle les GTC boudent le championnat, les GT3 pourraient alors débarquer en ELMS, sous réserve d’une réglementation mise en place par l’ACO et non par la FIA. Doit-on y voir là une brèche ouverte à une catégorie inventée par Stéphane Ratel ? C’est clairement une ouverture, d’autant que des GT3 pourraient bien venir grossir le plateau du WEC en Chine et au Japon.

 

La situation n’est donc pas très claire, et si l’ACO devait accepter les GT3 à court terme, ce serait un beau revirement de situation qui aurait de quoi perturber la catégorie GTE. Il serait impensable qu’une GT3 devance une GTE, ce qui reviendrait donc à museler les GT3, ou libérer les GTE qui seraient alors trop proches des LMPC. Notons que d’autres catégories pourraient éventuellement venir renforcer le plateau.

 

Le pari de faire la part belle aux LMP2 en European Le Mans Series était certainement le bon, mais les autres catégories ne suivent pas. On ne comprend toujours pas pourquoi la Formula Le Mans est déserte, alors qu’un Trophée a été lancé (sans grande promotion par les organisateurs) avec à la clé des primes et une sélection pour les 24 Heures du Mans 2013. La mayonnaise ne prend pas, alors que la FLM se doit d’être un vrai tremplin pour les jeunes pilotes. Que dire du GTE où il ne reste que trois terrains de jeux, avec l’ELMS, le WEC et l’International GT Open. On voit mal un team européen aller se frotter aux furieux de l’ALMS. Aligner une GTE coûte tellement cher que la majorité des écuries préfèrent aller en GT3 où les championnats sont nombreux, plus facile pour amortir les coûts. Ce n’est pas le cas en LMP2 où le choix est très restreint : WEC ou ELMS. La catégorie s’adressant aux équipes privées, celles-ci n’ont pas forcément les moyens pour une campagne mondiale. Le retrait de Peugeot de l’Endurance a certainement donné une bouffée d’air aux teams LMP2 en vue du Mans, car si le Lion avait engagé quatre 908 au Mans, il y a fort à parier que c’est le LMP2 qui en aurait pâti. Par chance, les teams présents en ELMS seront au Mans (ou sur liste d’attente), excepté le Sébastien Loeb Racing qui n’avait de toute façon pas prévu de s’engager cette année dans la Sarthe.

 

On sait bien que l’on ne peut plus se passer des GT3, mais si l’ACO fait sa propre réglementation, cela va diluer les équipes dans les différentes séries, et il sera compliqué de rouler en FIA/ACO sans modifications. On a déjà vu cela quelques années en arrière du temps des GT1. Les spectateurs sont déjà perdus dans les catégories, mais aller lui expliquer la différence entre une Porsche 911 GT3-RSR et une 997 GT3-R. C’est pourtant ce qui se passe en GT Open. Si le quidam est un peu perdu, il faut bien avouer que nous le sommes tout autant. Les calendriers sont déjà arrivés tardivement, sachant que l’on ne connaît toujours pas celui du World GT1, mais si en plus on fait des modifications en cours de saison cela devient ingérable pour les équipes qui dépensent beaucoup d’argent pour vivre, voire même survivre. Un budget de 200 000 euros pour un pilote ne se trouve pas comme cela en claquant des doigts, surtout par les temps qui courent. La solution miracle n’existe pas, mais il va vraiment falloir que les différentes parties finissent par s’asseoir autour d’une table, et nous faire des meetings communs, et ce peu importe le promoteur.  En ALMS, les tentes remplacent les stands, et personne ne s’en plaint. Label mondial FIA ou pas, tout le monde avait sa tente à Sebring. Pourtant on ne peut absolument rien reprocher aux équipes présentes en ELMS, toutes ayant une présentation digne d’un championat mondial. Nous allons nous répéter, mais l’Endurance vit actuellement grâce aux gentlemen, alors de grâce ne les faisons pas fuir…

 

Laurent Mercier

 

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