A la découverte de l’Australie et des 12 Heures de Bathurst, part 2…

Après Stéphane, Patrick est revenu pour nous sur sa découverte de l’Australie et des 12 Heures de Bathurst. Ce passionné d’endurance fait partie des irréductibles gaulois qui n’hésite pas à traverser le monde pour suivre des courses d’endurance.

Je suis dans l’avion du retour d’Australie et j’en profite pour repenser à ce merveilleux voyage que je viens de faire et qui touche à sa fin. Un tour du monde avec le soleil sur 18 jours, deux continents et deux courses d’endurance majeures.

Le périple a commencé aux Etats-Unis par les 24 Heures de Daytona, course à laquelle j’ai assisté pour la 8ème fois cette année. Un peu la routine finalement même si cette première course de l’année est toujours un événement majeur de la saison. Avec mes parents et trois amis, c’est maintenant devenu un plaisir de faire découvrir ce magnifique Speedway récemment rénové pour 400 millions de dollars et où le « Race Fan » est toujours bien reçu et considéré. Il reste fort heureusement quelques pays comme les États-Unis qui n’hésitent pas à investir dans l’automobile plutôt que de s’en servir pour taxer.

Malheureusement, la pluie a quelque peu écourté la course et nous n’avons pas eu droit à l’époustouflant finish habituel… Dommage mais on gardera quand même un bon souvenir de cette semaine passée entre ce mythique circuit et le Tropical Winds, notre hôtel préféré à Daytona Beach depuis des années.

Cette année, plutôt que de rentrer, j’avais décidé de prolonger un peu ma passion pour les courses d’endurance. Nouveau continent, nouvelle course et direction l’Australie pour les « Liqui Moly 12 hours of Bathurst à l’occasion de l’ouverture de la saison 2019 de l’Intercontinental GT Challenge.

Orlando – Los Angeles – Sydney. Deux étapes, 19 heures de vol et nous voilà enfin arrivés. C’est long ! Surtout lorsqu’on est impatient de découvrir un circuit qui vous fait rêver depuis des années devant la télé. Dès la sortie de l’aéroport, on est frappé par l’extrême gentillesse et l’accueil des australiens. Vous faites tomber quelque chose et immédiatement trois personnes se précipitent pour le ramasser et vous le rendre. Qui suis-je ? Personne mais c’est comme ça ici. Le respect que les gens ont les uns envers les autres change tout. Vraiment tout ! Vous êtes le bienvenu et le ton est donné.

Voiture de location et direction Lithgow à mi-chemin entre Sydney et Bathurst. Il fait beau et on se dirige vers l’hôtel en passant par les Blue Mountains.

Notre Motel est modeste mais très propre (comme tout en Australie) et très calme. Parfait comme camp de base à 60 km du circuit. Une bonne douche salvatrice et en route vers le Mount Panorama. Dès notre arrivée, on ressent le bon sens absolument partout mais cela n’est pas propre à Bathurst et sa course. Tout le pays est comme ça. C’est génial !

On récupère les billets d’entrée, on visite un peu le paddock et on rentre à Lithgow pour dormir. On est KO mais on a déjà compris qu’on va assister à quelque chose de hors norme. Le lendemain matin, après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, on est déjà pressé d’y retourner. Le paddock est largement ouvert et les marques présentes proposent un très large choix de merchandising. La restauration proposée est simple et pas très chère. La particularité du circuit de Bathurst : The Mountain et Skyline !

Je veux monter et je pense pouvoir m’y rendre à pied. Ça grimpe mais c’est tout droit alors j’y vais. Je tombe rapidement sur trois gardiens du bush qui éclatent de rire à l’idée de voir quelqu’un monter par la. Je vois trois kangourous sympas mais on m’explique qu’il y’a aussi quelques serpents un peu dangereux alors demi-tour et direction le paddock pour prendre un bus qui vous emmène là-haut pour 5$ AUD (3€) A/R.

Une fois arrivé là-haut, j’ai du mal à croire ce que je vois. Le panorama, le dénivelé et la proximité de la piste vont faire de cette course un spectacle hallucinant. Très vite on se demande pourquoi c’est comme ça ici et pas chez nous…

La réponse est simple : tout est lié au comportement. Pas une seule fois je n’ai vu quelqu’un avoir un comportement déviant autour du circuit. L’alcool est très peu présent et certaines scènes de beuveries vues en Europe seraient choquantes ici. Respect égal liberté. La course va pouvoir commencer.

Une autre particularité de cette course, c’est son heure de départ : 5:45 avec une arrivée à 17:45 donc. On arrive en avance et on monte direct à ‘Skyline’, un café à la main, tout en discutant avec notre chauffeur de bus.

« In the top on the Mountain », tout est calme jusqu’au départ qui est enfin donné. Il fait nuit mais le jour se lève très vite. C’est parti pour 12 heures de course que je vais suivre de très près et en intégralité à ‘Skyline’.

Si le cadre est idéal, l’organisation de la course l’est aussi. La balance de performance mise en place est parfaite et quasiment tout le monde peut prétendre à la victoire.

Si Porsche et Aston Martin n’étaient pas les favoris pour cette course, ce sont bel et bien eux qui se sont livrés un duel époustouflant pour une victoire décrochée par Porsche dans le dernier tour…

La course est terminée et on va dîner dans un bon restaurant à Bathurst avec Stéphane un Suisse également passionné de courses à travers le monde et dont vous avez déjà pu lire le ressenti de cette course sur Endurance-Info.

Il aurait été déprimant de rentrer tout de suite sans visiter Sydney,une ville sans équivalent et absolument magnifique. Cette fois, il faut rentrer mais à l’instant où j’écris ces lignes, je n’ai qu’une idée en tête : y retourner en 2020 !

Thank you Bathurst and thank you Australia 🇦🇺 🏁