Présent en 2007 en FIA-GT avec deux Maserati MC12, la Scuderia Playteam SaraFree a délaissé le GT1 la saison passée pour continuer l’aventure du GT2, avec deux Ferrari F430 engagées en International GT Open. Déjà champion en 2006, le team transalpin avait laissé échapper le titre Pilotes l’année suivante, avant de reprendre son bien en 2008, avec la paire Montermini/Maceratesi. En parallèle, l’équipe dirigée par Giambattista Giannoccaro a conservé sa couronne en Italian GT, en plus de faire ses débuts en Superleage Formula. Giambattista Giannoccaro revient avec nous sur la saison écoulée ainsi que sur ses projets.
Laurent Mercier : On peut dire que l'année 2008 a été bonne avec un nouveau sacre en International GT Open...
Giambattista Giannoccaro : « Effectivement, elle a été très bonne et surtout très enrichissante. Nous avons remporté les titres Pilotes et Equipes, comme cela avait déjà été le cas en 2006. En 2007, nous n’avions pu remporter que le titre Equipes. Je pense que les performances combinées des autos et des équipages nous ont permis de décrocher à nouveau les deux titres ».
Combiner un programme GT et monoplace n’est trop compliqué à gérer ?
« En fait, nous avons roulé dans trois séries : International GT Open, Italian GT et Superleage Formula. Pour nous, la monoplace était une expérience nouvelle et nous avons dû créer un département au sein de l’équipe pour s’occuper de ce programme. Notre personnel a été principalement recruté en dehors de celui que nous avions déjà. Nous avons tout d’abord engagé Gabriele Tredozi, qui officiait chez Minardi et Toro Rosso dans le domaine de la gestion technique. Il a su rassembler l’équipe et nous avons eu également le renfort d’autres personnes de chez Minardi, dont Giovanni Minardi. Avec tous ces programmes, nous avons élargi notre champ d’action mais les résultats ont prouvé que nous avons bien rempli notre mission. En plus des deux titres en International GT Open, nous avons également gagné les deux titres en Italian GT et nous avons terminé troisième et septième en Superleage Formula ».
Vous qui avez engagé des autos en FIA-GT et en International GT Open, comment jugez-vous les deux séries ?
« Les circuits empruntés par l’International GT Open sont très intéressants et ne sont pas trop éloignés. Les retransmissions télévisées y sont bien meilleures, tout comme la promotion des évènements. Le nombre de spectateurs est plus important en GT Open et les grilles de départ sont bien plus remplies. N’oublions pas non plus le coût d’une saison, qui est bien moins important qu’en FIA-GT ».
Quel regard portez-vous sur Andrea Montermini et Michele Maceratesi, les champions 2008 ?
« Ils méritaient déjà le titre en 2007. Andrea fait partie des pilotes les plus rapides, même si son titre 2008 est le premier de sa carrière. Je suis fier qu’il ait atteint ce résultat avec nous. Quant à Michele, c’est sa troisième année et c’est un pilote extrêmement rapide qui progresse au fil des saisons. Il a de plus en plus confiance en lui et a gagné en maturité. En 2008, il a été non seulement rapide, mais aussi incroyablement efficace et très régulier ».
Vous avez piloté la MC12 en FIA-GT. Comptez-vous reprendre le volant à l’avenir ? Avez-vous un rêve en compétition ?
« Bien entendu, je compte m’installer de nouveau dans un baquet. Mon rêve est de remporter les 24 Heures du Mans et tôt ou tard, nous allons tenter de relever le défi ».
Qu’en sera-t-il du programme 2009 de la Scuderia Playteam SaraFree ?
« Il sera le même qu’en 2008 et nous essaierons de remporter les différents championnats ».
Êtes-vous intéressé par le Championnat d’Europe GT2 qui sera mis en place en 2010 ?
« Jusqu’à présent, nous sommes heureux en International GT Open et je ne vois aucune raison d’aller ailleurs ».
En plus de diriger une équipe, vous êtes également homme d’affaires. Comment voyez-vous l’avenir du sport auto compte tenu de la crise actuelle ?
« Bien entendu, cette crise touche tout le monde. Mais, même en ces temps de crise, les entreprises ont besoin de communiquer et le sport automobile est un bon vecteur de communication. Les équipes qui ont investi par le passé dans le sport automobile auront certainement moins de difficultés, avec peut-être même de nouvelles opportunités pour elles ».
Propos recueillis par Laurent Mercier